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logo Fear Factory

Fear Factory est un monste sacré du métal, et plus précisement de l'indus-métal dont ils sont l'un des pillier fondateur. Denonçant Big Brother est consceur, Fear Factory n'ont est pas moins tournée vers les technologies et machines, et cela s'entend dans leur musique, mélange d'indus, metal et techno. Fondé en 1990 le groupe enregistre en 1992 une démo avec le désormais célébre Ross Robinson et sortira par la suite les albums cultes Demanufacture et Obsolete.
C'est pourtant Ă  la suite de ces succès que Dino Cazares, dĂ©positaire du sens du riff de la formation claquera la porte dans des conditions houleuses, suite Ă  des diffĂ©rents avec Burton C. Bell. Le groupe est d'abord annoncĂ© comme mort et enterrĂ© puis remis sur pied. Les side projects se multiplient, les sorties et lineups se font irrĂ©guliers mais les amĂ©ricains continuent leur carrière, en dents de scie. Fear Factory, groupe culte, vĂ©gète des annĂ©es durant, empĂŞchant ses fans de totalement tourner la page, entretenant l'espoir d'une reformation autour du noyau originel.
C'est en 2009 que l'inespĂ©rĂ© se produit finalement: un nouvel album en compagnie de Dino Cazares sera bel et bien enregistrĂ© pour une sortie dĂ©but 2010.



:: Site Officiel :: www.fearfactory.com
:: Second Site :: www.myspace.com/fearfactoryofficial

photo Fear Factory


:: Chroniques ::

Mechanize
Note : 15.5 / 20
Année : 2010
A Ecouter : Contre toute attente: oui! Enfin!
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- 13 Commentaires (Moyenne : 15.35/20) -

En 2008, tout le monde a presque dĂ©jĂ  oubliĂ© Transgression... et ses auteurs par la mĂŞme occasion. Pendant ce temps Cazares boude toujours, bien affairĂ© avec Divine Heresy, Raymond Herrera, le frappeur en chef depuis les dĂ©buts s'impatiente et part s'occuper dans Arkaea. Fear Factory n'a jamais Ă©tĂ© plus mal. MĂŞme Burton C Bell, le seul membre d'origine semble d'avantage intĂ©ressĂ© par son side project. Plus personne n'attend rien de Fear Fact', et Ă  juste titre. Cette histoire est un vaste gâchis depuis dix ans.

En bonnes tĂŞtes de mules, c'est pourtant ce moment que vont choisir les amĂ©ricains pour faire tomber progressivement le rideau de fer. Au dĂ©part, tout le monde s'en fout. Puis les dĂ©clarations du Burton et du guitariste super poids-lourd ravivent la flamme. A dĂ©faut de musique, la saga Fear Factory repart en 2009 tant et si bien qu'un album finit par ĂŞtre annoncĂ© pour dĂ©but 2010: ce disque qui signe le retour de Dino Cazares et de son sens du riff acĂ©rĂ© c'est Mechanize. Le quatuor a perdu Herrera dans l'affaire mais qu'importe, le groupe se dĂ©niche un nouveau batteur mĂ©tronomique ayant dĂ©jĂ  officiĂ© chez Death ou aux cotĂ©s de monsieur Townsend et tout le monde repart. La tĂŞte pensante qui manquait depuis Obsolete, c'est le gros Dino qui, lui, est bien lĂ . Risque principal: que cette sortie ne soit finalement qu'un soufflĂ© de taille correspondante mais tout aussi Ă©phĂ©mère que les rĂ©crĂ©ations prĂ©cĂ©dentes.
Première certitude Ă  l'Ă©coute de Mechanize: Fear Factory est enfin passĂ© dans le 21ème siècle. Avec 10 ans de retard sur le rendez vous initial, certes, mais le groupe a au moins les moyens de ses ambitions. La production est dantesque, le ton beaucoup plus virulent. Fini de jouer Ă  la dinette, on ressort les hachoirs. On attendait ça depuis Slave labor et mĂŞme bien avant encore. Il est peut ĂŞtre enfin permis de rĂŞver de nouveau. La machine tousse, crache, se dĂ©crasse les circuits (Mechanize) puis vrombit. La section rythmique bastonne (Powershifter, sorte de Divine Heresy en plus inspirĂ© - de l'importance d'essayer d'installer une ambiance), le riffing, plus affutĂ©, se "modernise" et prend un coup de gras (Oxidizer). Tous les ingrĂ©dients sont lĂ : les hommes (ou tout du moins l'homme qu'il fallait), le Metal froid et clinique, les machines, le chant tout trafiquĂ© alternant entre vindicte froide et envolĂ©es (Designing the enemy... l'horrible Final exit). Car oui, au milieu de ce festin il fallait bien qu'il y ait une faute de gout. On ne se remet pas si facilement que ça d'une dĂ©cennie d'errance. Fear Factory se laisse donc distraire et nous sort un final atmosphĂ©rique tout rouillĂ© qui retombe vite Ă  plat pour la simple raison qu'il ne dĂ©colle jamais, plus long que de raison qui plus est. Partie intĂ©grante de l'identitĂ© sonore du combo depuis les origines - on aime ou pas - ces plages mĂ©lodiques ambiancĂ©es n'ont d'Ă©gal qualitativement que leur relative courte durĂ©e. Alors que les huit premiers titres de l'album s'en Ă©taient très bien sorti, prĂ©venant mĂŞme une Ă©ventuelle dĂ©ception Ă  venir en Ă©vitant de tartiner un chant clair que Burton C Bell est rĂ©putĂ© avoir plus de mal Ă  tenir en live (reemember Descent sur Obsolete), Fear Factory nous cale un titre entier de mièvrerie en bout de course. Et ce sans mĂŞme avoir l'excuse de rendre hommage Ă  ce bon Gary Numan. Dommage.

A l'heure des bilans, malgrĂ© ce final clairement en dedans, Mechanize apparait comme un disque bien moins insipidement radiophonique que ses grands frères, plus dynamique et moins hachĂ© que ses illustres ancĂŞtres. Ce nouvel effort reprend les choses oĂą elles en Ă©taient restĂ©es Ă  la grande Ă©poque, le tout sous un Ă©clairage moderne. On peut forcĂ©ment regretter que cette histoire ait autant tardĂ© mais dans un sens, la surprise n'en est finalement que plus agrĂ©able. D'autant plus que Mechanize semble bien rĂ©sister Ă  l'enchainement des Ă©coutes sans vraiment perdre de sa force de percussion. Trente-cinq minutes bien pleines sur trois quarts d'heure? Tout Ă  fait ma bonne dame! Oui, il manque dix... et alors? Mechanize n'est certainement pas le disque de l'annĂ©e mais on peut dĂ©jĂ  affirmer sans soucis qu'on tient lĂ  une galette vraiment solide en dĂ©pit de ce coup de fatigue final. On n'en attendait surement plus autant. Bien jouĂ© Fear Fact'.



Transgression
Note : 12 / 20
Année : 2005
A Ecouter : 540 000 Degrees Fahrenheit, Spinal Compression, Echoes Of My Scream, Supernova
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- 41 Commentaires (Moyenne : 11.59/20) -

Depuis le dĂ©part du guitariste Dino Cazares , Fear Factory paraĂ®t en perte de vitesse et de popularitĂ©. Depuis Demanufacture, la plupart des aficionados n'ont pas trouvĂ© meilleur album parmi les sorties du groupe. Pourtant le groupe vit toujours et semble prendre de nouvelles orientations. Pour ce nouvel album, la production a ainsi Ă©tĂ© confiĂ©e Ă  Toby Wright (Alice In Chains, Korn, Metallica), tandis que le son subit quelques distorsions stylistiques.

Désormais, Christian Olde Wolbers se charge de toutes les parties de guitare et basse en studio, et affine ses compositions. Avec Transgression, le groupe s'aventure en des territoires plus mélodiques qu'à l'accoutumée, avec un chant qui alterne plus que jamais vocaux clairs et hurlés. D'une façon générale, ce sont les vocaux clairs qui ressortent le plus, comme sur un morceau classique pour Fear Fac', mais redoutablement efficace, 540 000 Degrees Fahrenheit. Le groupe conserve sa puissance coutumière, notamment sur la bien nommée Spinal Compression, mais réserve son lot de surprises qui donnent au disque une tonalité un peu différente des autres. Ainsi, un morceau comme Contagion oscille tout spécialement entre violence et emballements aériens sur le refrain, chaque partie étant de qualité, mais pour un résultat un peu mitigé, l'effet obtenu frisant le collage. Mais, d'autres morceaux étonnent davantage encore. Ainsi, un morceau comme Echoes of My Scream prend une forme orchestrale pleinement assumée, trouvant même un certain souffle épique. Evidemment pour le fidèle de Fear Fac', un titre pareil prend par surprise, détonne, choque même peut-être, mais n'en demeure pas moins une belle réussite. Supernova s'avère le morceau le plus pop jamais composé par le groupe, avec un bon travail sur les voix claires qui se superposent. Là encore, un morceau surprenant, mais pas désagréable.

Deux reprises viennent Ă©galement agrĂ©menter l'album. Tout d'abord I will follow, de U2,  pour un rĂ©sultat pas spĂ©cialement mauvais en soi, mais dont on peut franchement douter de la pertinence sur un album de Fear Factory. Peut-ĂŞtre aurait-elle Ă©tĂ© plus Ă  sa place sur un album de Ascension Of The Watchers, le nouveau dĂ©fi de Burton C. Bell. L'autre reprise concerne Killing Joke. Millenium se pose ainsi avec brutalitĂ© et ne dĂ©pareille pas, toute en puissance et envolĂ©es en chant clair. La prĂ©sence de ses reprises indique que contrairement Ă  d'autres albums de l'usine, on ne ressent pas de fil conducteur sur ce disque, plutĂ´t une collection de chansons plus ou moins inspirĂ©es, si bien que Transgression n'Ă©vite pas toujours un certain ron-ron sur les morceaux les plus traditionnels. Ceci Ă©tant observĂ©, difficile de ne pas headbanger furieusement Ă  l'Ă©coute de Moment Of Impact et son riffing terriblement efficace.

Sur l'ensemble, Trangression n'est pas autant en dĂ©calage avec l'univers habituel du groupe que l'on pourrait le penser. Le couple rythmique batterie - guitare cisaille ainsi encore comme Ă  l'accoutumĂ©e, mais  clairement Fear Factory semble se chercher une nouvelle identitĂ© en s'extrayant avec une certaine rĂ©ussite de ses schĂ©mas préétablis, en particulier pour le chant. Le disque est inĂ©gal, entre routine et audace, mais on peut au moins saluer l'effort sur certaines compositions très rĂ©ussies.



Archetype
Note : 14 / 20
Année : 2004
A Ecouter : Slave Labor, Cyberwaste, Human Shields
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- 38 Commentaires (Moyenne : 16.43/20) -

 Voila prĂ©cisĂ©ment trois ans qu’est sorti le dernier et dĂ©cevant album de Fear Factory « Digimortal Â». S’en Ă©tait suivie une longue pĂ©riode de doutes et de tension (entre le chanteur Burton C. Bell et le guitariste Dino Cazares), qui atteignit son paroxysme dĂ©but 2002 avec le dĂ©part de Burton C. Bell et le split officiel du groupe. Occasion rĂŞvĂ©e pour RoadRunner de sortir deux inconsistants albums, l’un de « raretĂ©s Â» et l’autre de dĂ©mos, mais la disparition de ce groupe phare de la scène metal (avec ses inĂ©galables « Demanufacture Â» et « Obsolete Â») pouvait sans peine se dispenser d’un tel hommage. Finalement Fear Factory renaĂ®t de ses cendres et compose « Archetype Â», Ă©tape grandement pĂ©rilleuse de cette rĂ©surrection.

 NĂ©anmoins le PhĂ©nix a perdu quelques plumes dans l’affaire, puisque Dino Cazares reste sur la touche tandis que Christian Olde Wolbers passe du statut de bassiste Ă  celui de guitariste. Et c’est maintenant Byron Stroud (Strapping Young Lad, Zimmer’s Hole) qui est chargĂ© d’assurer la basse au sein de Fear Factory.

 En premier lieu, il me semble nĂ©cessaire de rassurer les fans un peu frileux Ă  l’idĂ©e de ce come-back: « Archetype Â» est un très bon album, qui, malgrĂ© son titre, apporte son lot de nouveautĂ©s. Mis Ă  part les deux premiers titres de l’album, on comprend rapidement que l’accent a Ă©tĂ© mis sur le cĂ´tĂ© « mĂ©lodique Â» (enfin, tout est relatif, Fear Factory reste un cocktail explosif de double pĂ©dale et de riffs incisifs), donc que cet album est la suite logique de « Digimortal Â» : malgrĂ© des intros vengeresses, le groupe nous guide plus ou moins chaotiquement vers ces refrains aĂ©riens propres Ă  Fear Factory et Ă  son chanteur singulier, Burton C. Bell. Finalement le titre de l’album trouve peut-ĂŞtre sa signification dans la chanson Ă©ponyme, qui semble bien donner le ton pour tout l’album.

 Alors ceci me mène directement au gros dĂ©faut de ce nouveau FF : « Archetype Â» souffre d’une certaine linĂ©aritĂ©. Et outre cette rĂ©currence des refrains mĂ©lodiques, ce sont aussi les structures mĂŞmes des morceaux qui manquent un peu de folie. En ce sens, « Archetype Â» a aussi hĂ©ritĂ© du dĂ©faut majeur de son prĂ©dĂ©cesseur : une simplicitĂ© poussĂ©e Ă  l’extrĂŞme. J’en profite pour Ă©mettre une autre petite critique : le changement de line-up aurait pu ĂŞtre l’occasion pour les membres de s’émanciper un petit peu. En effet, le jeu de Christian Olde Wolbers rappelle inĂ©vitablement celui de Dino Cazares, Ă  savoir une guitare qui cisaille au rythme des coups de double pĂ©dale, si bien que le duo batterie / guitare se confond presque en un seul instrument. A propos de Raymond Herrera, il faut saluer, comme d’habitude, sa prestation technique et physique : cet homme est un vĂ©ritable mĂ©tronome humain, et ce ne sont pas ses performances live qui me contrediront.

 Concernant les morceaux, cet « Archetype Â» recèle d’heureuses surprises. Les deux premières ne se font pas attendre, car ouvrent cet album : « Slave Labor Â» et le single « Cyberwaste Â». Ces morceaux sont un peu particuliers, car ce sont les seuls (avec l’étonnante reprise de « School Â» De Nirvana) Ă  Ă©chapper Ă  l’archĂ©type : « Slave Labor Â» s’inscrit dans la lignĂ©e des grand classiques de Fear Factory, avec des samples signĂ©s Rhys Fulber donnant une seconde dimension au morceau. « Cyberwaste Â», quant Ă  elle, est probablement la chanson la plus agressive de l’album et rappelle l’époque « Demanufacture Â». La suite de l’album est plus homogène et manque un peu de diversitĂ©, mais s’écoute agrĂ©ablement. « Undercurrent Â» sort un peu du lot avec une guitare beaucoup plus indĂ©pendante et planante, malheureusement ce morceau est rĂ©pĂ©titif Ă  souhait et finit par dĂ©cevoir. « Human Shields Â» constitue l’ovni de l’album : un peu dans l’esprit d’un « Resurrection Â», le groupe nous fait voyager aux frontières de son style, en signant un magnifique morceau gorgĂ© d’émotion. « Ascension Â» prolonge superbement ce voyage en compagnie d’un Rhys Fulber moins impliquĂ© dans cet album que d’habitude.

 MalgrĂ© quelques lacunes, le retour de Fear Factory avec cet « Archetype Â» est parfaitement rĂ©ussi. Loin d’avoir rĂ©alisĂ© le meilleur album de sa discographie, le groupe poursuit son Ă©volution musicale et parvient nĂ©anmoins Ă  prĂ©server son identitĂ©. A noter que l’album existe en Ă©dition limitĂ©e dans un superbe digipak, assorti d’un dvd d’une heure très bien rĂ©alisĂ© (tournĂ©e australienne sur le big day out avec lives, backstages, interviews, …).



Demanufacture
Note : 17 / 20
Année : 1995
A Ecouter : Si par malheur ce n'est pas déjà fait.
:: Acheter sur Amazon ::
- 49 Commentaires (Moyenne : 18.37/20) -

1994-1995 : annĂ©es folles. A l’époque et en l’espace de quelques mois, l’écurie Roadrunner allait nous claquer deux sĂ©ismes dans les feuilles. En 1995, Demanufacture retourne dĂ©finitivement une scène encore groggy de l’impact Burn My Eyes (Machine Head) survenu moins d’un an plus tĂ´t. Deux Ĺ“uvres cultes, deux monuments du Metal moderne, tout simplement. Une pĂ©riode folle vous dis-je…

Avec Demanufacture, Fear Factory signe là son deuxième album, quatre ans après sa formation. Un album monumental sur lequel le groupe dépose à jamais son empreinte sonore : celle d’un Métal hybride surpuissant, d’une précision clinique, perfusé à fortes doses d’Indus. Demanufacture est Fear Factory. Fear Factory est Demanufacture.
Alors que le disque démarre à peine dans une ambiance industrielle type « hangar désaffecté à l’abandon », les premiers mouvements de Raymond Herrera à la batterie annoncent déjà l’apocalypse à venir. Chaque frappe fait l’effet d’une puissante déflagration, invariablement accompagnée par guitare et basse, monstrueux hachoirs à la précision redoutable. Un schéma quasi systématique qui, en soutien du chant hurlé rocailleux de Burton C. Bell, sera répété tout au long de l’album jusqu’à en devenir aliénant. Martial, brutal et froid, Fear Factory agresse. Avec une telle description, FF aurait du être un groupe massue, monolithique et impénétrable. Il n’en est rien.
Si ce son dense, triggĂ© Ă  mort, d’une prĂ©cision mĂ©tronomique pose une ambiance glaciale – incroyablement Ă©vocatrice - ce qui fera le gĂ©nie de Fear Factory sur ce disque, c’est la dualitĂ© permanente qu’il expose Ă  l’auditeur, opposant brutalitĂ© froide et superbes envolĂ©es en chant clair/nappes de claviers au sein d’un mĂŞme titre. LĂ  est la grande trouvaille de ce disque. Pisschrist, Self bias resistor, New breed ou mĂŞme cette reprise de Dog day sunrise de Head of David... les exemples ne manquent pas pour illustrer cette alliance contre nature et pourtant d’une rare pertinence dans l’univers du groupe, nourri de science fiction sur fond de lutte Homme vs Machine. Et que dire de Replica… VĂ©ritable hymne MĂ©tal au mĂŞme titre qu’un Reign in blood (Slayer) ou qu’un Davidian (Machine Head) – tout dĂ©pend de votre gĂ©nĂ©ration – qui finira matraquĂ© sur MTV. Un titre qui a lui seul rĂ©sume le talent d’un groupe qui sur cet album et le suivant est Ă  dĂ©jĂ  son apogĂ©e. Un vĂ©ritable concentrĂ© des Ă©lĂ©ments prĂ©citĂ©s lancĂ© sur une dynamique irrĂ©sistible pour un tube type grosse mandale cybernĂ©tique. Une rĂ©vĂ©lation pour beaucoup. Un Ă©norme coup de massue qui aura influencĂ© des groupes par containeurs entiers et qui, aujourd’hui encore, fait des Ă©mules.

Bien qu’ancrĂ© dans les annĂ©es 90 et ayant un peu perdu en terme d’impact pur face aux nouveaux arrivants sur la planète MĂ©tal, Demanufacture reste un album majeur de l’histoire de ce mouvement. Obsolete, sorti trois ans plus tard, connaĂ®tra sensiblement le mĂŞme destin glorieux avant que le groupe se perde entre prises de tĂŞtes internes et tentatives de renouvellement bancales. A l’heure actuelle le meilleur est indĂ©niablement derrière eux. Mais peu importe… combien de groupes donneraient tout pour avoir composĂ© ne serait-ce qu’un titre de ce Demanufacture?