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  C’est en 2003, Ă  Chicago, que ce side-project se forme autour de Steven Rathbone (guitare/chant) et Donald James Barraca (basse) de 7000 Dying Rats, ainsi que Larry Herweg qui n’est autre que le batteur de Pelican et Tusk. Après une première dĂ©mo, le groupe sort en 2004 l’album Carnage sur le label de Greg Anderson (Goatsnake, Sunn O))), Teeth Of Lion Rules The Divine) qu’est Southern Lord. Le groupe revient deux ans plus tard armĂ© d’un nouvel opus : The Ultimate Destroyer.

:: Site Officiel :: www.lairoftheminotaur.com/
:: Second Site :: www.myspace.com/lairoftheminotaur

photo Lair Of The Minotaur


:: Chroniques ::

The Ultimate Destroyer
Note : 11 / 20
Année : 2006
A Ecouter : Behead The Gorgon, Cannibal Massacre, Engorged With Unborn Gore.
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- 2 Commentaires (Moyenne : 15.5/20) -

  Si dans la mythologie grecque la "tanière du Minotaure" n’est autre qu’un labyrinthe Ă©laborĂ© par DĂ©dale sur l’île de Crète, la musique du trio chicagoan n’a toutefois rien de mathĂ©matique ni de cĂ©rĂ©bral. Loin de lĂ . LOTM donne immĂ©diatement le ton, après Carnage voici The Ultimate Destroyer, nouvelle agression en neuf titres perpĂ©trĂ©e sous l’inspiration des racines et des pans les plus virulents du mĂ©tal.

  A la manière du groupe High On Fire dans sa dernière Ă©volution, LOTM s’inspire du thrash des annĂ©es 80 dont Celtic Frost et Venom Ă©taient les principaux fers de lance. Un mĂ©tal aux motivations inavouables, profondĂ©ment sombres, et imprĂ©gnĂ© encore par l’insalubre Ă©nergie punk/crust. The Ultimate Destroyer s’en fait donc l’écho vingt ans plus tard, avec ses titres assimilables Ă  un grizzly au pas de charge : une vitesse certaine, pataude, mais dĂ©finitivement belliqueuse. Le batteur de Pelican profite d’ailleurs de l’occasion pour balayer d’un revers de main, on peut mĂŞme dire d’un coup de double pĂ©dale, les reproches Ă©mis Ă  son encontre sur les dernières productions de la formation postcore. Son jeu est variĂ©, passant allègrement du sprint thrash aux blasts beats instantanĂ©s, sans oublier Ă©videmment les parties plus lourdes. Les guitares ne sont pas en reste avec ces riffs Ă  la hargne typiquement urbaine, s’apparentant tantĂ´t Ă  un Sepultura plus graisseux, ou rappelant fugacement Slayer pour les pointes dans les aigus. HĂ©las, elles sont rapidement rattrapĂ©es par la tendance trop "bourrine" du groupe qui les rend excessivement rĂ©barbatives, voire pĂ©nibles, d’autant qu’elles bĂ©nĂ©ficient d’un grain très massif occupant l’espace sonore comme un ours des Montagnes Rocheuses au garrot. Un animal dĂ©cidĂ©ment omniprĂ©sent, puisqu’on ne peut s’empĂŞcher de s’y rĂ©fĂ©rer en ce qui concerne le chant de Steven Rathbone. Le grand gaillard privilĂ©gie en effet vocifĂ©rations caverneuses et autres grognements colĂ©reux conformĂ©ment Ă  la violence ostentatoire entretenue par le groupe, quitte Ă  ĂŞtre Ă  la longue un peu crispant.

  Un chant qui se fait Ă©galement très criard puisque LOTM va piocher modĂ©rĂ©ment dans les tĂ©nĂ©breux styles qu’il affectionne. En tĂ©moigne les passages sludges très Ă©crasants et efficaces incorporĂ©s au milieu de ce ravage (l’intro martiale de Behead The Gorgon, ou encore Cannibal Massacre), le black mĂ©tal Ă©loquent de Engorged With Unborn Gore qui n’aurait pas dĂ©pareillĂ© sur les deux derniers opus de Satyricon, ainsi que le final doom de The Hydra Coils Upon This Wicked Mountain et ses sept minutes de noirceur rampante.
  Une diversitĂ© rĂ©ellement salvatrice pour le disque, car en dĂ©pit de sa courte durĂ©e (38 minutes), son Ă©coute intĂ©grale s’avère assez Ă©prouvante au final. Le Minotaure et ses riffs assommants, passablement rĂ©pĂ©titifs dans l’ensemble, font preuve d’une intransigeance telle qu’on a le sentiment dĂ©plaisant que la crĂ©ature nous saute Ă  "sabots joints" sur le crâne pour que çà rentre.

  Les atmosphères ne sont donc pas Ă  la fĂŞte sur The Ultimate Destroyer. Le but n’était vraisemblablement pas lĂ  au vu de la carrière du groupe et de son background, mais il n’en reste pas moins que Lair Of The Minotaur tombe dans l’écueil de la monotonie malgrĂ© ses rares appels aux gimmicks d’autres scènes. On lui prĂ©fèrera largement le Blessed Black Wings d’High On Fire qui, tout en s’appuyant sur les mĂŞme rĂ©fĂ©rences, restitue un condensĂ© plus maĂ®trisĂ©, rĂ©flĂ©chi, et personnel du thrash/mĂ©tal old school.


Ecouter : Deux titres (The Ultimate Destroyer et Cannibal Massacre) sur la page MySpace du groupe.