Cenesthesie ratisse large. Entre métal, hardcore, un zeste de postcore et une pincée de deathcore, les bordelais vendent leur musique comme du "metal lunatique". Un peu présomptueux certes, mais il faut l'annoncer, Cenesthesie change de sonorités toutes les minutes. De Sacrifice à Cénesthésie, en passant par Deuil, les musiciens se lâchent et proposent une musique à l'apparence complexe et fouillée. Ne vous attendez pourtant pas au dernier Tomahawk ou Mr Bungle, mais le mix de divers éléments (chant, parties plus agressives côtoyant quelques instants plus planants) rend l'ensemble varié et aéré. On trouvera quelques ressemblances ave 8Control par exemple, sur les parties les plus coléreuses, avec cette même voix gutturale et la lourdeur de la base rythmique. Les passages plus légers sonneront comme du postrock de bonne facture, et le morceau éponyme aura même quelques airs de Nostromo sur Hysteron Proteron.
Mais à trop vouloir en faire, Cenesthesie se noie dans sa propre sueur. Les compos sont calculées et recherchées, mais ne creusent pas assez pour faire ployer la conscience de l'auditeur. Certains passages de Je semblent trop light, alors que les mots indiquent une douleur profonde.
Première Topique s'écoute et brille par son professionalisme. Pas de regrets après plusieurs survols du skeud, Cenesthesie a mis la barre assez haut même si quelques légères fautes de parcours viennent ponctuer cet EP. Si Cenesthesie arrive à peaufiner sa musique encore un peu, le groupe arrivera a vraiment atteindre l'état qu'il porte comme nom...
Box13 nous avait laissé intrigués par sa première démo : un metal proche d'Aqme, avec quelques sonorités US (Deftones en tête de liste) qui arrivait cependant à se démarquer légèrement de ses ainés. Le combo décide de remettre le couvert avec Visions, un premier EP aussi sombre que le laisse présager l'artwork, et qui ne renie apparemment toujours pas son afiliation avec Aqme, même si les 25 premières secondes tendraient plutot vers Neurosis. En effet, les 7 titres s'annoncent plus lourds, bénéficiant d'une production relativement massive, mais possèdent toujours ces similitudes avec le quatuor qui s'était fait connaître sur Sombres Efforts. Les intonations de certains mots (sur Labyrinthe par exemple) se font proche de la ligne vocale de Koma tandis que le riffing se veut plus influencé par La Fin des Temps, avec certaines notes plus blackisées. La batterie n'est pas oubliée, avec une double étonnamment plus marquée que précédemment, sans choquer au premier abord tant l'ensemble se marie bien.
Heureusement, depuis les premiers jets, Box13 a su personnaliser sa musique en la rendant plus accrocheuse : Supplice ou Miroir des Secrets permettent au 4 musiciens de montrer qu'ils ne font pas que s'inspirer de leurs prédécesseurs. Le tout pourrait encore être peaufiné sur certains points (certains riffs sur Sur le Fil) mais on devine déjà un fort potentiel (la succession 13%Vol / Miroir des Secrets).
Visions se veut plus sombre, riche et fouillé que son prédécesseur. Encore perfectible, le son de Box13 s'approche de la maturité avec des compos incisives (Sombres Lueurs) et un son professionnel. Ne reste que le bouche à oreille et l'attente d'une paire de nouveaux morceaux pour savoir si le groupe arrivera à faire parler de lui ou restera dans l'ombre...
Nouvel opus pour Admiral's Armsqui déballe la grose artillerie : retour d'une tournée aux USA, featuring d'Oliver Sykes (BMTH), distribution nationale et dans le roster de Blood Company (The Chariot). Autant dire que l'ensemble a intéret à s'annoncer gros au vu du dossier de presse et malgré la (courte) carrière des français.
The Chariot, BMTH, Every Time I Die, ... Admiral's Arms se la joue dans la cour des grands, avec un son très "américanisé", sans pour autant se révéler aseptisé. Chant en anglais, machines à riffs pour headbanguer, partie rythmique idéale pour claquer quelques cervicales : Admiral's Arms se focalise sur l'efficacité, à défaut d'originalité. On pensera parfois à Norma Jean période O'God The Aftermath sur The Thirteen Out Of Tune Trumpets, The Chariot sur Scissors et toute la clique à larsens s'engouffrant sur la suite. Ca saute dans tous les sens, quelques fois avec talent (l'énorme Scissors) et à d'autres avec plus de retenue (Ideal Means Nothing). La version Demo de The Path, quant à elle, n'apporte que peu de choses, si ce n'est donner une dimension plus lourde et posée au disque. Pas ou quoi sauter au plafond, juste quelques minutes pour se laisser porter machinalement par la musique.
La production de Stories Are Told se révèle assez classique, sans être banale; On pensera plus aux effluves crades du second opus de Norma Jean, avec la fougue typique des premiers opus de cette frange musicale, provoquant par moment quelques grincements de dents (les riffs d'intro de The Thirteen Out Of Tune Trumpets). Il en va de même pour les quelques passages au chant clair, trop imprécis pour véritablement contrebalancer les brefs instants plus incisifs, ou le featuring d'Oliver Sykes qui apporte assez peu à l'ensemble tant les 2 timbres sont proches.
Le verdict final tombe : Stories are Told est agréable à l'oreille, parfois prenant, mais laisse un amer goût d'inachevé dans la bouche. On devine la grosse machinerie influencée par la scène US derrière chaque note mais Admiral's Arms s'en sort plutôt bien sur ce nouvel EP, et ce sans pour autant tomber dans le gros cliché (quoique...). Vous pourrez jeter une oreille dessus, histoire de vous dire que la France aussi a sa vague en "Core", avec ses hauts, comme ici, et ses bas (pensez à Betraying The Martyr en tête de file).
2009 aura été une année fournie en matière de Death mélodique français, chacun y allant de sa touche personnelle que se soit avec le nouvel ep de Sentence, d'Akuma ou l'excellent Altered State Of Consciousness de Fractal Gates. Au tour des bisontins de Mehtnakriss de sortir 14810252112119129 et de passer sous le crible de la chronique.
Ce qu'il faut retenir de l'histoire de Mehtnakriss c'est que la constitution d'un line-up aura été un bordel complet depuis 2005 avec des changements incessants pour au final avorter d'un premier ep au titre incongru en 2009. Et c'est la qu'on craint de tomber sur un disque bourré d'incohérence et mal construit. Que nenni, le groupe semble avec cet ep avoir trouvé son orientation musicale du premier coup. Cinq titres plus une intro et donc cinq petites bombes en puissance qui font leur effet dès le disque inséré dans le lecteur. Commençons par le début, le disque s'ouvre sur une intro grandiloquente au clavier et à la batterie bien présents annonçant la déflagration à venir. Puis Mechanical On The Surface envoie la purée dès le départ, plus costaux que la moitié des groupes de Death mélodique actuels suédois qui ont tendance à ennuyer (prenez au pif Soilwork?). L'intérêt principal de cet ep est le combo voix gutturale, brutale du chanteur alliée aux motifs mélodiques amenés par les guitares qui restent sérieusement ancrés dans les cages à miel. Les bons riffs sont par conséquent au rendez-vous, terriblement accrocheurs comme pas deux (Good Plans Society Offers You) ou enchainés sur des titres brutaux (Walking In The Dark) qui ne sont pas loin de faire penser à du Behemoth dernière génération. Soutenus par une voix monstrueuse, une batterie qui ne l'est pas moins (début de My End Is Black) et une basse rondouillarde, Mehtnakriss a tout du jeune groupe qui a le sens de la composition et qui sait où il va. Morceaux intenses, incisifs, à l'efficacité redoutable, qui ne tombent surtout pas dans le mélodique mielleux, ce 14810252112119129 a de quoi en mettre à terre plus d'un. On signalera par ailleurs que la prod' est très propre, robuste, pas surdéveloppée et que tout a été fignolé jusqu'au moindre détail, témoignage d'heures passées à taffer les compos pour livrer le meilleur résultat possible.
14810252112119129 est le genre de disque qui fait plaisir à entendre et qui fera plaisir à l'amateur de Death mélodique, parce que même s'il ne surprend pas dans son contenu, encore que le côté brutal n'est pas légion et que la voix pourrait en rebuter certains, son propos est d'envoyer cinq titres qui dépotent sévèrement en plus d'être carrément bien foutus. Mission accomplie.
Deux ans après leurs débuts en 2007, Akuma déboule dans le paysage Death mélodique français avec son premier ep sous le bras : Under A Killing Moon enregistré au TF Studio.
Première chose frappante à l'écoute de ce cinq titres, les morceaux sont ultra costaux, avec des riffs en acier trempé appliqués en double couche plutôt qu'une seule et une batterie qui pilonne sans temps mort, la faute à Aurélien Ouzoulias cogneur chez Zuul Fx. Tout y est clairement structuré, joué au millimètre près d'autant plus que ce n'est pas la production en béton armé qui prouvera le contraire. Seconde chose, le choix de sonner très moderne (en plus de la prod' donc) par l'ajout de claviers avec ces sonorités quelques peu electro (Scars And Poetry) ou dans le riffing très Mnemicien sur Under A Killing Moon par exemple. Pas mal de plans mélodiques sont éparpillés, donnant dans le Heavy même sur Maximum Overkill permettant d'aérer des morceaux déjà très compacts.
En effet, avec Akuma c'est tout ou rien. Soit on aime ce genre de Death mélodique rouleau compresseur sonnant très moderne et massif soit on n'accrochera pas du tout à la musique du combo pour les raisons qui suivent. Car bien que chaque titre soit très homogène, il en résulte une musique lourde, tassée avec des passages tournant parfois à vide si bien qu'on à le sentiment de se faire écraser et d'étouffer sous cet alignement de guitares et batterie surproduites. On pourra écouter l'ep d'une traite sans pour autant se dire que c'est mauvais mais sans non plus être marqué en dehors des lignes mélodiques éparses (Perpetual Improvement).
Akuma doit probablement faire son office en live car puissance semble être le maitre mot et l'idée directrice de Under A Killing Moon, mais il reste aussi du boulot pour se tailler une vraie personnalité et se faire une petite place au soleil dans le monde du Metal de plus en plus dense. Qui sait, un futur album ouvrira peut-être de meilleures perspectives?
La scène indé britannique a la bougeotte ces derniers temps. ASIWYFA, Adebisi Shank et autres Dananananaykroyd (à vos souhaits) en sont quelques exemples plus ou moins célèbres ou, tout du moins, surement amenés à l'être. Dans leur sillage, d'autres groupes croisés au détour d'une date, ou qui seront juste tombés sous le charme des sorties de leurs "ainés". Parmi ceux-ci: Citizen Snips, un petit trio nord-Irlandais, des locaux qui ont ouvert pour And So I Watch You From Afar à peine quelques mois après leurs débuts.
Les armes sont connues de tous: Guitare, basse, batterie. Le chant? Il n'y en a pas donc le groupe a intérêt à assurer ses morceaux, surtout avec une formation aussi classique. Ils ne sont ni les derniers ni les premiers à tenter le coup, surtout sur le terrain Indie/Post Rock instrumental. Alors que l'EP n'est pas encore lancé on sent déjà planer l'ombre d'Explosions in the Sky... à tort ou presque.
Citizen Snips est un groupe classique dans son approche, bien moins accidenté que les deux premiers noms cités un peu plus haut. Pour le Math Rock, il faudra repasser. Ici, on monte et on descend en coeur, sans accoup. Classique voire même trop classique... c'est en tout cas ce que j'aurais pu écrire car, oui, Citizen Snips colle pour l'heure plus près de la recette qu'un And So I Watch You From Afar par exemple mais, car il y a un mais, cela ne saurait durer. Ces trois titres enregistrés avec les moyen du bord au Shipwrecked Studio et laissés disponibles en libre téléchargement regorgent de cette volonté délectable d'aller plus loin et de frapper plus fort. Les trois irlandais sont plus terre à terre qu'on ne pourrait le penser et leur musique bien plus énergique et organique qu'on ne pouvait l'espérer. Le résultat est perfectible et la personnalité est encore à affiner mais il y a de l'idée et c'est bien le plus important. Citizen Snips se déploie donc entre Post Rock pur et dur (Aurora) et délicatesse indie supplantée à l'occasion d'un brin de mutinerie (Ikarus Íkaros, Unifrja).
Ce sont d'ailleurs ces deux titres qui font naitre le plus d'espoir pour la suite par leur capacité à réellement durcir le ton sur des durées variables sans briser leur développement logique. Jolie petite entrée en matière pour les irlandais. La suite se fera attendre.
Quand on évoque la scène Doom en Russie, Intaglio, Ocean of Sorrow ou encore Comatose Vigil sont les noms qui reviennent généralement. De Forgotten Daylight comme pour beaucoup d’autres groupes locaux, on ne sait pas grand-chose, mis à part sa participation à un tribute en l’honneur de Falkenbach. Voici donc Fall of My Life, premier opus de ce duo formé en 2000 par Andrew Tyukavkin (guitare, chant, basse, claviers, batterie) et Vitaliy Kindienkov (guitare, lyrics), sorti en 2007, précédé d'une démo, Light in the Woods, sortie, elle, l'année précédente.
Les deux personnes qui liront cette chronique ne manqueront pas de s’insurger : « comment !? Un album en Chronique Découverte ! Honte à vous ! ». Certes, mais il faut préciser que ce disque, censé être un promo comportant trois extraits d’un album de neuf titres, en comporte en fait cinq. La tracklist ne correspondant donc pas, il ne sera pas possible de nommer les compos. Bref.
Mais venons-en à la musique proprement dite, avec donc cinq titres donnant dans un Doom Death atmosphérique au rythme assez enlevé, avec le growl réglementaire ainsi qu’une participation importante des claviers, sans pour autant provoquer l’overdose chez l’auditeur. On pense ainsi aux premiers travaux de Despond ou d’Avernus, respectivement sur As My Soul Reaches Infinity et Sadness, notamment.
Dans l’ensemble, tout est joliment fait, même si on sent que le groupe ne dispose pas de moyens spectaculaires, surtout concernant la production assez faible. Néanmoins, cela n’empêche pas Forgotten Daylight de faire du beau boulot en se montrant inspiré, particulièrement sur ce quatrième titre où le groupe quitte le royaume du Doom pour s’approcher des terres du Death mélodique.
Au final, Fall of My Light ne promet que de bonnes choses quant à la suite de la carrière de Forgotten Daylight. Inspiré et plaisant, ce disque ne manquera pas de ravir les fans de musique accessible tout en sachant rester belle. Enfin, bonne nouvelle pour le groupe, puisque le disque devrait ressortir dans son intégralité cette fois, en version remasterisée.
Pari fort difficile à relever que de proposer un Live comme première pièce d'une discographie. Ces enregistrements ont le mérite de retranscrire l’énergie dégagée par le groupe en concert mais souffrent néanmoins d’un rendu généralement plus fouillis si la production ne suit pas. Crysis se jette pourtant dans la fosse avec ce LP contenants lives et quelques morceaux studio, franchissant ainsi le cap du premier album…
Ce n'est pas sans fougue que débute Le Serpent. Son relativement propre permettant au public de se faire ressentir, instruments audibles même si l'ensemble s'avère parfois un peu trop compact et chant compréhensible. Jusque là , Crysis fait presque un sans faute. Le métal capté par Live se veut de bonne facture : Paranoïa Rock'N Roll très enragé, le martelé Haineamour ou encore Venin Ephemere parfait pour headbanguer. Les compos se succèdent, le disque défile et une ressemblance avec un groupe français apparait petit à petit ; Lofofora semble en effet être la principale inspiration du quatuor tant au niveau de la section rythmique que des guitares, en passant par un chant proche de celui de Reuno.
Les titres studios offrent une légère variation au niveau du timbre du frontman et les riffs semblent plus virulents qu'en live. L'ensemble sonne bien plus métal. Pour exemple, Main Gauche, Fesse Droite, Désillusions... gagnent en force et nul ne doute que les cassages de nuques seront fréquents.
Il est à noter que la qualité d'écriture de Crysis n'égale malheureusement pas toujours celle de ses ainés, même si les dernières productions de ceux-ci laissent à désirer. Le virulent Dans Ta Gueule n'a comme paroles que ces mots répétés jusqu'à plus de souffle, et peut vite se révéler lassant tant ils portent sur l'esprit à force d'écoutes. Autre exemple, le refrain de Paranoïa Rock’N Roll s’avère très plat et martelé à profusion sans grand résultat sur l’auditeur.
De même, Crysis reste trop marqué par cette empreinte Lofoforienne, et à chaque écoute le rapprochement se fait inconsciemment. Loin de plomber le disque, il donne envie d'enchaîner sur Le Fond ou La Forme ou Peuh! même si certains compos de Live n'ont pas à se rougir. Les musiciens semblent ne pas arriver à se détacher de l’ombre de leurs prédécesseurs.
Alors quoi ? Live permet à Crysis de donner une idée des prestations du groupe. Malgré un son un peu light dans l'ensemble, le combo se glisse sans complexe dans la platine avec des sonorités proches de Lofofora. Comme tout premier opus, les points faibles se ressentent mais Crysis a toutes les cartes en main pour séduire par la suite.
Premier EP de Carne, En Attendant La Fin jouit de cette aura du premier jet que l'on regarde avec admiration à l'instant mais qui nous fait rougir dans quelques années. Carne bénéficie d’un CV prometteur : membres de Brainwash et des fous de Koloskopia, métissage musical annoncé dans la bio, … Mais intéressons nous plutôt à ce présent qui nous fait poser nos oreilles sur le disque des français. En bref, 6 compos de rock un brin noisy.
En Attendant La Fin nous fait osciller entre riffs bien sentis (Mon Autorité, Il n'y a Rien) et rythmique simple mais maîtrisée d’une main ferme (Des Corps Sains, 4), proche de Noir Désir, Démago, Yakusa, … Même si l'ensemble sonne parfois un peu fouillis, les guitares s'entremêlant maladroitement, la musique laisser deviner sincérité et passion. La piste instrumentale cachée, plus expérimentale à la manière de la seconde partie de Des Corps Sains, se révèle intéressante ; deux notes répétées en boucles durant 8 minutes, avec une guitare débordante d'idées, placées les unes à la suite des autres pour partir dans une direction plus folle que le reste de la démo.
Mais l'élément le plus important de Carne, celui peut le faire passer d'obscur groupe de rock à coup de cœur, peine à prendre sa place sur En Attendant La Fin. La voix, mise en valeur ici, se révèle captivante lors des passages les plus calmes (Mon Autorité, Il n'y a rien) mais trébuche régulièrement lorsqu'elle tente de hausser le ton. Fort dommage car c'est elle qui se retrouve poussée par la production et qui pourra rebuter dès la première écoute.
Malgré un chant peu précis (Des Corps Sains, Les Vivants), En Attendant La Fin offre son lot de riffs rock et de compos acérées. S'il n’était question que de morceaux comme Il N'Y A Rien, Carne ferait un sans faute mais malheureusement ici, le quatuor peine à terminer sa course. Fort dommage au vu du potentiel dévoilé par certains passages…