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:: Cenesthesie ::

:: Site Officiel :: www.myspace.com/cenesthesie
:: Style :: Metal

Première Topique
Note : 3.5 / 5
Année : 2009
- 1 Commentaires (Moyenne : 12/20) -
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Cenesthesie ratisse large. Entre mĂ©tal, hardcore, un zeste de postcore et une pincĂ©e de deathcore, les bordelais vendent leur musique comme du "metal lunatique". Un peu prĂ©somptueux certes, mais il faut l'annoncer, Cenesthesie change de sonoritĂ©s toutes les minutes. De Sacrifice Ă  CĂ©nesthĂ©sie, en passant par Deuil, les musiciens se lâchent et proposent une musique Ă  l'apparence complexe et fouillĂ©e. Ne vous attendez pourtant pas au dernier Tomahawk ou Mr Bungle, mais le mix de divers Ă©lĂ©ments (chant, parties plus agressives cĂ´toyant quelques instants plus planants) rend l'ensemble variĂ© et aĂ©rĂ©. On trouvera quelques ressemblances ave 8Control par exemple, sur les parties les plus colĂ©reuses, avec cette mĂŞme voix gutturale et la lourdeur de la base rythmique. Les passages plus lĂ©gers sonneront comme du postrock de bonne facture, et le morceau Ă©ponyme aura mĂŞme quelques airs de Nostromo sur Hysteron Proteron.

Mais Ă  trop vouloir en faire, Cenesthesie se noie dans sa propre sueur. Les compos sont calculĂ©es et recherchĂ©es, mais ne creusent pas assez pour faire ployer la conscience de l'auditeur. Certains passages de Je semblent trop light, alors que les mots indiquent une douleur profonde.

Première Topique s'Ă©coute et brille par son professionalisme. Pas de regrets après plusieurs survols du skeud, Cenesthesie a mis la barre assez haut mĂŞme si quelques lĂ©gères fautes de parcours viennent ponctuer cet EP. Si Cenesthesie arrive Ă  peaufiner sa musique encore un peu, le groupe arrivera a vraiment atteindre l'Ă©tat qu'il porte comme nom...


DĂ©finition de Cenesthesie : Impression gĂ©nĂ©rale d’aise ou de malaise, rĂ©sultant d’un ensemble de sensations provenant du corps Ă  l’exclusion des donnĂ©es des appareils sensoriels.
Euka


Les dernières chroniques de démos, EP, ... :

:: Picture ::
:: Site Officiel :: www.myspace.com/picturefr

Style : Death Metal Melodique

Son Of The Night
Note : 3.5 / 5
Année : 2008
- 0 Commentaires -
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Picture est un jeune quatuor de Quimper (dont Niko, le guitariste jouait aussi dans le très bon groupe de Death mélodique breton Indrama) et qui avec sa première démo paru en 2008, Son Of The Night, possède déjà un sens des compositions bien ciselées et des riffs qui font mouchent.

Certes, Picture n'étonnera probablement dans les structures et dans le style pratiqué, le but n'est pas de remuer des années du style déjà construites, simplement jouer ce qu'ils aiment, que ça sonne et envoie suffisamment pour faire headbanguer quelques chevelus. L'objectif est atteint car en cinq titres, le combo impose un Death mélodique teinté de Heavy bien plus solide que d'autres groupe du genre, mou du genou. Les rythmiques sont rapides, les enchainements de plans mélodiques ou thrashy très bons (The Last Battle) et ne tapent jamais dans le facilité ou le mielleux. Ajoutons à cela des refrains qui restent en tête (Son Of The Night), l'envie des bretons de s'affirmer par une maitrise technique loin d'être négligeable (certains riffs n'ont rien à envier à d'autres groupes pros : Hell Sent) et vous obtenez un Son Of The Night qui est une bonne surprise pour l'amateur de Death mélodique. On pensera par exemple aux vieux In Flames période Subterranean ou Arch Enemy par exemple, en tout cas à du bon vieux Gothenburg Metal.

Malgré toutes ces qualités, le son valorise assez peu les compos de Picture, celui-ci étant trop étouffé et sourd, résultant d'une autoprod et de moyen d'enregistrement peu élevé. Mais réjouissons nous car un prochain ep devrait voir le jour en mars, enregistré cette fois-ci au Drudenhaus studio qui mettra surement plus à son avantage le potentiel tangible de Picture.
Pentacle

:: Box13 ::
:: Site Officiel :: www.myspace.com/box13groupe

Style : Rock metal

Visions
Note : 4 / 5
Année : 2009
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- 1 Commentaires (Moyenne : 15/20) -
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Box13 nous avait laissĂ© intriguĂ©s par sa première dĂ©mo : un metal proche d'Aqme, avec quelques sonoritĂ©s US (Deftones en tĂŞte de liste) qui arrivait cependant Ă  se dĂ©marquer lĂ©gèrement de ses ainĂ©s. Le combo dĂ©cide de remettre le couvert avec Visions, un premier EP aussi sombre que le laisse prĂ©sager l'artwork, et qui ne renie apparemment toujours pas son afiliation avec Aqme, mĂŞme si les 25 premières secondes tendraient plutot vers Neurosis. En effet, les 7 titres s'annoncent plus lourds, bĂ©nĂ©ficiant d'une production relativement massive, mais possèdent toujours ces similitudes avec le quatuor qui s'Ă©tait fait connaĂ®tre sur Sombres Efforts. Les intonations de certains mots (sur Labyrinthe par exemple) se font proche de la ligne vocale de Koma tandis que le riffing se veut plus influencĂ© par La Fin des Temps, avec certaines notes plus blackisĂ©es. La batterie n'est pas oubliĂ©e, avec une double Ă©tonnamment plus marquĂ©e que prĂ©cĂ©demment, sans choquer au premier abord tant l'ensemble se marie bien.
Heureusement, depuis les premiers jets, Box13 a su personnaliser sa musique en la rendant plus accrocheuse : Supplice ou Miroir des Secrets permettent au 4 musiciens de montrer qu'ils ne font pas que s'inspirer de leurs prĂ©dĂ©cesseurs. Le tout pourrait encore ĂŞtre peaufinĂ© sur certains points (certains riffs sur Sur le Fil) mais on devine dĂ©jĂ  un fort potentiel (la succession 13%Vol / Miroir des Secrets).

Visions se veut plus sombre, riche et fouillĂ© que son prĂ©dĂ©cesseur. Encore perfectible, le son de Box13 s'approche de la maturitĂ© avec des compos incisives (Sombres Lueurs) et un son professionnel. Ne reste que le bouche Ă  oreille et l'attente d'une paire de nouveaux morceaux pour savoir si le groupe arrivera Ă  faire parler de lui ou restera dans l'ombre...


Euka

:: Admiral's Arms ::
:: Site Officiel :: www.myspace.com/admiralsarm

Style : Metalcore

Stories Are Told
Note : 3.5 / 5
Année : 2009
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- 2 Commentaires (Moyenne : 17/20) -
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Nouvel opus pour Admiral's Armsqui déballe la grose artillerie : retour d'une tournée aux USA, featuring d'Oliver Sykes (BMTH), distribution nationale et dans le roster de Blood Company (The Chariot). Autant dire que l'ensemble a intéret à s'annoncer gros au vu du dossier de presse et malgré la (courte) carrière des français.

 The Chariot, BMTH, Every Time I Die, ... Admiral's Arms se la joue dans la cour des grands, avec un son très "amĂ©ricanisĂ©", sans pour autant se rĂ©vĂ©ler aseptisĂ©. Chant en anglais, machines Ă  riffs pour headbanguer, partie rythmique idĂ©ale pour claquer quelques cervicales : Admiral's Arms se focalise sur l'efficacitĂ©, Ă  dĂ©faut d'originalitĂ©. On pensera parfois Ă  Norma Jean pĂ©riode O'God The Aftermath sur The Thirteen Out Of Tune Trumpets, The Chariot sur Scissors et toute la clique Ă  larsens s'engouffrant sur la suite. Ca saute dans tous les sens, quelques fois avec talent (l'Ă©norme Scissors) et Ă  d'autres avec plus de retenue (Ideal Means Nothing). La version Demo de The Path, quant Ă  elle, n'apporte que peu de choses, si ce n'est donner une dimension plus lourde et posĂ©e au disque. Pas ou quoi sauter au plafond, juste quelques minutes pour se laisser porter machinalement par la musique.
 La production de Stories Are Told se rĂ©vèle assez classique, sans ĂŞtre banale; On pensera plus aux effluves crades du second opus de Norma Jean, avec la fougue typique des premiers opus de cette frange musicale, provoquant par moment quelques grincements de dents (les riffs d'intro de The Thirteen Out Of Tune Trumpets). Il en va de mĂŞme pour les quelques passages au chant clair, trop imprĂ©cis pour vĂ©ritablement contrebalancer les brefs instants plus incisifs, ou le featuring d'Oliver Sykes qui apporte assez peu Ă  l'ensemble tant les 2 timbres sont proches.

 Le verdict final tombe : Stories are Told est agrĂ©able Ă  l'oreille, parfois prenant, mais laisse un amer goĂ»t d'inachevĂ© dans la bouche. On devine la grosse machinerie influencĂ©e par la scène US derrière chaque note mais Admiral's Arms s'en sort plutĂ´t bien sur ce nouvel EP, et ce sans pour autant tomber dans le gros clichĂ© (quoique...). Vous pourrez jeter une oreille dessus, histoire de vous dire que la France aussi a sa vague en "Core", avec ses hauts, comme ici, et ses bas (pensez Ă  Betraying The Martyr en tĂŞte de file).


Euka

:: Mehtnakriss ::
:: Site Officiel :: www.myspace.com/mehtnakriss

Style : Death Metal Melodique

14810252112119129
Note : 4 / 5
Année : 2009
- 0 Commentaires -
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2009 aura été une année fournie en matière de Death mélodique français, chacun y allant de sa touche personnelle que se soit avec le nouvel ep de Sentence, d'Akuma ou l'excellent Altered State Of Consciousness de Fractal Gates. Au tour des bisontins de Mehtnakriss de sortir 14810252112119129 et de passer sous le crible de la chronique.

Ce qu'il faut retenir de l'histoire de Mehtnakriss c'est que la constitution d'un line-up aura Ă©tĂ© un bordel complet depuis 2005 avec des changements incessants pour au final avorter d'un premier ep au titre incongru en 2009. Et c'est la qu'on craint de tomber sur un disque bourrĂ© d'incohĂ©rence et mal construit. Que nenni, le groupe semble avec cet ep avoir trouvĂ© son orientation musicale du premier coup. Cinq titres plus une intro et donc cinq petites bombes en puissance qui font leur effet dès le disque insĂ©rĂ© dans le lecteur. Commençons par le dĂ©but, le disque s'ouvre sur une intro grandiloquente au clavier et Ă  la batterie bien prĂ©sents annonçant la dĂ©flagration Ă  venir. Puis Mechanical On The Surface envoie la purĂ©e dès le dĂ©part, plus costaux que la moitiĂ© des groupes de Death mĂ©lodique actuels suĂ©dois qui ont tendance Ă  ennuyer (prenez au pif Soilwork?). L'intĂ©rĂŞt principal de cet ep est le combo voix gutturale, brutale du chanteur alliĂ©e aux motifs mĂ©lodiques amenĂ©s par les guitares qui restent sĂ©rieusement ancrĂ©s dans les cages Ă  miel. Les bons riffs sont par consĂ©quent au rendez-vous, terriblement accrocheurs comme pas deux (Good Plans Society Offers You) ou enchainĂ©s sur des titres brutaux (Walking In The Dark) qui ne sont pas loin de faire penser Ă  du Behemoth dernière gĂ©nĂ©ration. Soutenus par une voix monstrueuse, une batterie qui ne l'est pas moins (dĂ©but de My End Is Black) et une basse rondouillarde, Mehtnakriss a tout du jeune groupe qui a le sens de la composition et qui sait oĂą il va. Morceaux intenses, incisifs, Ă  l'efficacitĂ© redoutable, qui ne tombent surtout pas dans le mĂ©lodique mielleux, ce 14810252112119129 a de quoi en mettre Ă  terre plus d'un. On signalera par ailleurs que la prod' est très propre, robuste, pas surdĂ©veloppĂ©e et que tout a Ă©tĂ© fignolĂ© jusqu'au moindre dĂ©tail, tĂ©moignage d'heures passĂ©es Ă  taffer les compos pour livrer le meilleur rĂ©sultat possible.

14810252112119129 est le genre de disque qui fait plaisir à entendre et qui fera plaisir à l'amateur de Death mélodique, parce que même s'il ne surprend pas dans son contenu, encore que le côté brutal n'est pas légion et que la voix pourrait en rebuter certains, son propos est d'envoyer cinq titres qui dépotent sévèrement en plus d'être carrément bien foutus. Mission accomplie.


Pentacle

:: Akuma ::
:: Site Officiel :: www.myspace.com/akuma

Style : Death Metal Melodique

Under A Killing Moon
Note : 3 / 5
Année : 2009
- 0 Commentaires -
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Deux ans après leurs débuts en 2007, Akuma déboule dans le paysage Death mélodique français avec son premier ep sous le bras : Under A Killing Moon enregistré au TF Studio.

Première chose frappante Ă  l'Ă©coute de ce cinq titres, les morceaux sont ultra costaux, avec des riffs en acier trempĂ© appliquĂ©s en double couche plutĂ´t qu'une seule et une batterie qui pilonne sans temps mort, la faute Ă  AurĂ©lien Ouzoulias cogneur chez Zuul Fx. Tout y est clairement structurĂ©, jouĂ© au millimètre près d'autant plus que ce n'est pas la production en bĂ©ton armĂ© qui prouvera le contraire. Seconde chose, le choix de sonner très moderne (en plus de la prod' donc) par l'ajout de claviers avec ces sonoritĂ©s quelques peu electro (Scars And Poetry) ou dans le riffing très Mnemicien sur Under A Killing Moon par exemple. Pas mal de plans mĂ©lodiques sont Ă©parpillĂ©s, donnant dans le Heavy mĂŞme sur Maximum Overkill permettant d'aĂ©rer des morceaux dĂ©jĂ  très compacts.

En effet, avec Akuma c'est tout ou rien. Soit on aime ce genre de Death mĂ©lodique rouleau compresseur sonnant très moderne et massif soit on n'accrochera pas du tout Ă  la musique du combo pour les raisons qui suivent. Car bien que chaque titre soit très homogène, il en rĂ©sulte une musique lourde, tassĂ©e avec des  passages tournant parfois Ă  vide si bien qu'on Ă  le sentiment de se faire Ă©craser et d'Ă©touffer sous cet alignement de guitares et batterie surproduites. On pourra Ă©couter l'ep d'une traite sans pour autant se dire que c'est mauvais mais sans non plus ĂŞtre marquĂ© en dehors des lignes mĂ©lodiques Ă©parses (Perpetual Improvement).

Akuma doit probablement faire son office en live car puissance semble être le maitre mot et l'idée directrice de Under A Killing Moon, mais il reste aussi du boulot pour se tailler une vraie personnalité et se faire une petite place au soleil dans le monde du Metal de plus en plus dense. Qui sait, un futur album ouvrira peut-être de meilleures perspectives?


Pentacle

:: Citizen Snips ::
:: Site Officiel :: www.myspace.com/citizensnips

Style : Indie / Post Rock

Citizen Snips EP
Note : 3.5 / 5
Année : 2009
- 0 Commentaires -
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La scène indĂ© britannique a la bougeotte ces derniers temps. ASIWYFA, Adebisi Shank et autres Dananananaykroyd (Ă  vos souhaits) en sont quelques exemples plus ou moins cĂ©lèbres ou, tout du moins, surement amenĂ©s Ă  l'ĂŞtre. Dans leur sillage, d'autres groupes croisĂ©s au dĂ©tour d'une date, ou qui seront juste tombĂ©s sous le charme des sorties de leurs "ainĂ©s". Parmi ceux-ci: Citizen Snips, un petit trio nord-Irlandais, des locaux qui ont ouvert pour And So I Watch You From Afar Ă  peine quelques mois après leurs dĂ©buts.
Les armes sont connues de tous: Guitare, basse, batterie. Le chant? Il n'y en a pas donc le groupe a intérêt à assurer ses morceaux, surtout avec une formation aussi classique. Ils ne sont ni les derniers ni les premiers à tenter le coup, surtout sur le terrain Indie/Post Rock instrumental. Alors que l'EP n'est pas encore lancé on sent déjà planer l'ombre d'Explosions in the Sky... à tort ou presque.
Citizen Snips est un groupe classique dans son approche, bien moins accidentĂ© que les deux premiers noms citĂ©s un peu plus haut. Pour le Math Rock, il faudra repasser. Ici, on monte et on descend en coeur, sans accoup. Classique voire mĂŞme trop classique... c'est en tout cas ce que j'aurais pu Ă©crire car, oui, Citizen Snips colle pour l'heure plus près de la recette qu'un And So I Watch You From Afar par exemple mais, car il y a un mais, cela ne saurait durer. Ces trois titres enregistrĂ©s avec les moyen du bord au Shipwrecked Studio et laissĂ©s disponibles en libre tĂ©lĂ©chargement regorgent de cette volontĂ© dĂ©lectable d'aller plus loin et de frapper plus fort. Les trois irlandais sont plus terre Ă  terre qu'on ne pourrait le penser et leur musique bien plus Ă©nergique et organique qu'on ne pouvait l'espĂ©rer. Le rĂ©sultat est perfectible et la personnalitĂ© est encore Ă  affiner mais il y a de l'idĂ©e et c'est bien le plus important. Citizen Snips se dĂ©ploie donc entre Post Rock pur et dur (Aurora) et dĂ©licatesse indie supplantĂ©e Ă  l'occasion d'un brin de mutinerie (Ikarus ĂŤkaros, Unifrja).
Ce sont d'ailleurs ces deux titres qui font naitre le plus d'espoir pour la suite par leur capacité à réellement durcir le ton sur des durées variables sans briser leur développement logique. Jolie petite entrée en matière pour les irlandais. La suite se fera attendre.


Les trois titres ont Ă©tĂ© laissĂ©s Ă  disposition de tous par le groupe Ă  cette adresse.
Craipo

:: Forgotten Daylight ::
:: Site Officiel :: www.myspace.com/forday

Style : Doom Death mélodique

Fall of My Life
Note : 3 / 5
Année : 2007
- 0 Commentaires -
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  Quand on Ă©voque la scène Doom en Russie, Intaglio, Ocean of Sorrow ou encore Comatose Vigil sont les noms qui reviennent gĂ©nĂ©ralement. De Forgotten Daylight comme pour beaucoup d’autres groupes locaux, on ne sait pas grand-chose, mis Ă  part sa participation Ă  un tribute en l’honneur de Falkenbach. Voici donc Fall of My Life, premier opus de ce duo formĂ© en 2000 par Andrew Tyukavkin (guitare, chant, basse, claviers, batterie) et Vitaliy Kindienkov (guitare, lyrics), sorti en 2007, prĂ©cĂ©dĂ© d'une dĂ©mo, Light in the Woods, sortie, elle, l'annĂ©e prĂ©cĂ©dente.
  Les deux personnes qui liront cette chronique ne manqueront pas de s’insurger : « comment !? Un album en Chronique DĂ©couverte ! Honte Ă  vous ! ». Certes, mais il faut prĂ©ciser que ce disque, censĂ© ĂŞtre un promo comportant trois extraits d’un album de neuf titres, en comporte en fait cinq. La tracklist ne correspondant donc pas, il ne sera pas possible de nommer les compos. Bref.

  Mais venons-en Ă  la musique proprement dite, avec donc cinq titres donnant dans un Doom Death atmosphĂ©rique au rythme assez enlevĂ©, avec le growl rĂ©glementaire ainsi qu’une participation importante des claviers, sans pour autant provoquer l’overdose chez l’auditeur. On pense ainsi aux premiers travaux de Despond ou d’Avernus, respectivement sur As My Soul Reaches Infinity et Sadness, notamment.

  Dans l’ensemble, tout est joliment fait, mĂŞme si on sent que le groupe ne dispose pas de moyens spectaculaires, surtout concernant la production assez faible. NĂ©anmoins, cela n’empĂŞche pas Forgotten Daylight de faire du beau boulot en se montrant inspirĂ©, particulièrement sur ce quatrième titre oĂą le groupe quitte le royaume du Doom pour s’approcher des terres du Death mĂ©lodique.
 
  Au final, Fall of My Light ne promet que de bonnes choses quant Ă  la suite de la carrière de Forgotten Daylight. InspirĂ© et plaisant, ce disque ne manquera pas de ravir les fans de musique accessible tout en sachant rester belle. Enfin, bonne nouvelle pour le groupe, puisque le disque devrait ressortir dans son intĂ©gralitĂ© cette fois, en version remasterisĂ©e.


Caillou

:: Crysis ::
:: Site Officiel :: www.myspace.com/crysismetal

Style : Metal

Live
Note : 3 / 5
Année : 2009
- 0 Commentaires -
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Pari fort difficile Ă  relever que de proposer un Live comme première pièce d'une discographie. Ces enregistrements ont le mĂ©rite de retranscrire l’énergie dĂ©gagĂ©e par le groupe en concert mais souffrent nĂ©anmoins d’un rendu gĂ©nĂ©ralement plus fouillis si la production ne suit pas. Crysis se jette pourtant dans la fosse avec ce LP contenants lives et quelques morceaux studio, franchissant ainsi le cap du premier album…

Ce n'est pas sans fougue que dĂ©bute Le Serpent. Son relativement propre permettant au public de se faire ressentir, instruments audibles mĂŞme si l'ensemble s'avère parfois un peu trop compact et chant comprĂ©hensible. Jusque lĂ , Crysis fait presque un sans faute. Le mĂ©tal captĂ© par Live se veut de bonne facture : ParanoĂŻa Rock'N Roll très enragĂ©, le martelĂ© Haineamour ou encore Venin Ephemere parfait pour headbanguer. Les compos se succèdent, le disque dĂ©file et une  ressemblance avec un groupe français apparait petit Ă  petit ; Lofofora semble en effet ĂŞtre la principale inspiration du quatuor tant au niveau de la section rythmique que des guitares, en passant par un chant proche de celui de Reuno.
Les titres studios offrent une légère variation au niveau du timbre du frontman et les riffs semblent plus virulents qu'en live. L'ensemble sonne bien plus métal. Pour exemple, Main Gauche, Fesse Droite, Désillusions... gagnent en force et nul ne doute que les cassages de nuques seront fréquents.

Il est Ă  noter que la qualitĂ© d'Ă©criture de Crysis n'Ă©gale malheureusement pas toujours celle de ses ainĂ©s, mĂŞme si les dernières productions de ceux-ci laissent Ă  dĂ©sirer. Le virulent Dans Ta Gueule n'a comme paroles que ces mots rĂ©pĂ©tĂ©s jusqu'Ă  plus de souffle, et peut vite se rĂ©vĂ©ler lassant tant ils portent sur l'esprit Ă  force d'Ă©coutes. Autre exemple, le refrain de ParanoĂŻa Rock’N Roll s’avère très plat et martelĂ© Ă  profusion sans grand rĂ©sultat sur l’auditeur.
De mĂŞme, Crysis reste trop marquĂ© par cette empreinte Lofoforienne, et Ă  chaque Ă©coute le rapprochement se fait inconsciemment. Loin de plomber le disque, il donne envie d'enchaĂ®ner sur Le Fond ou La Forme ou Peuh! mĂŞme si certains compos de Live n'ont pas Ă  se rougir. Les musiciens semblent ne pas arriver Ă  se dĂ©tacher de l’ombre de leurs prĂ©dĂ©cesseurs.

Alors quoi ? Live permet Ă  Crysis de donner une idĂ©e des prestations du groupe. MalgrĂ© un son un peu light dans l'ensemble, le combo se glisse sans complexe dans la platine avec des sonoritĂ©s proches de Lofofora. Comme tout premier opus, les points faibles se ressentent mais Crysis a toutes les cartes en main pour sĂ©duire par la suite.


Euka

:: Carne ::
:: Site Officiel :: www.myspace.com/carneband

Style : Rock

En Attendant La Fin
Note : 2 / 5
Année : 2009
- 0 Commentaires -
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Premier EP de Carne, En Attendant La Fin jouit de cette aura du premier jet que l'on regarde avec admiration Ă  l'instant mais qui nous fait rougir dans quelques annĂ©es. Carne bĂ©nĂ©ficie d’un CV prometteur : membres de Brainwash et des fous de Koloskopia, mĂ©tissage musical annoncĂ© dans la bio, …  Mais intĂ©ressons nous plutĂ´t Ă  ce prĂ©sent qui nous fait poser nos oreilles sur le disque des français. En bref, 6 compos de rock un brin noisy.

En Attendant La Fin nous fait osciller entre riffs bien sentis (Mon AutoritĂ©, Il n'y a Rien) et rythmique simple mais maĂ®trisĂ©e d’une main ferme (Des Corps Sains, 4), proche de Noir DĂ©sir, DĂ©mago, Yakusa, … MĂŞme si l'ensemble sonne parfois un peu fouillis, les guitares s'entremĂŞlant maladroitement, la musique laisser deviner  sincĂ©ritĂ© et passion. La piste instrumentale cachĂ©e, plus expĂ©rimentale Ă  la manière de la seconde partie de Des Corps Sains, se rĂ©vèle intĂ©ressante ; deux notes rĂ©pĂ©tĂ©es en boucles durant 8 minutes, avec une guitare dĂ©bordante d'idĂ©es, placĂ©es les unes Ă  la suite des autres pour partir dans une direction plus folle que le reste de la dĂ©mo.
Mais l'élément le plus important de Carne, celui peut le faire passer d'obscur groupe de rock à coup de cœur, peine à prendre sa place sur En Attendant La Fin. La voix, mise en valeur ici, se révèle captivante lors des passages les plus calmes (Mon Autorité, Il n'y a rien) mais trébuche régulièrement lorsqu'elle tente de hausser le ton. Fort dommage car c'est elle qui se retrouve poussée par la production et qui pourra rebuter dès la première écoute.

MalgrĂ© un chant peu prĂ©cis (Des Corps Sains, Les Vivants), En Attendant La Fin offre son lot de riffs rock et de compos acĂ©rĂ©es. S'il n’était question que de morceaux comme Il N'Y A Rien, Carne ferait un sans faute mais malheureusement ici, le quatuor peine Ă  terminer sa course. Fort dommage au vu du potentiel dĂ©voilĂ© par certains passages…


Euka


- Les chroniques de cette page ne concernent que des démos, EP ou Compilations sans inédit.
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