Tormenta est un peu le type de groupe que l'on aimerait entendre un peu plus souvent. Composé de 4 morceaux : Mirages, Collision, Fièvres et Calculs Morbides et Le Retour de la Noyée, cet Ep reste bien trop prenant pour être oublié après quelques écoutes.
Entièrement instrumental, Tormenta a des airs de Mastodon, des frissons de Godspeed You Black Emperor (la fin de Le Retour de la Noyée) qui n'en sont pas moins exquis. Rien n'est forcément étonnant, mais Tormenta arrive à tenir en haleine, à séduire sans artifices et surtout à ne pas lasser au bout de quelques va-et-vient sur les 4 morceaux. En effet, il suffit d’écouter la première moitié de Mirages pour aborder deux personnalités : une pleine d’énergie, de fougue, et l’autre plus lente, prenant de l’ampleur à chaque note pour mieux redémarrer l’instant d’après. Cette schizophrénie musicale côtoie une plus discrète folie sur Fièvres et Calculs Morbides, presque décalé et déstructuré par rapport aux autres morceaux. Le défaut le plus marquant reste que la noirceur annoncée par les titres apparait un peu légère, manquant de profondeur malgré une qualité des compos que l'on ne peut nier.
En un EP, Tormenta a su séduire, avec une implacable précision, et même si ces 18 minutes vous paraissent courtes, vous pouvez y revenir sans cesse. On notera particulièrement Le Retour De La Noyée, se démarquant surtout par l'hypnotisante fin. Reste à Tormenta d'enfoncer le clou pour le prochain effort...
Noein c'est une série d'animation de science-fiction traitant des univers parallèles plutôt pas mal foutue qui se déroule notamment dans un monde futuriste cyber-punk. Pourquoi l'évocation de cette série? C'est parce que c'est là qu'intervient le concept de Noein, le groupe, cette-fois-ci. The Initial Tale traite en effet de la Noein Corporation, un organisme futuriste fabriquant des humains à la chaine.
Musicalement, le groupe tient donc ce concept comme fiche de route en évoluant dans un registre Death-Metal fortement empreint d'un touche d'Indus. Pensez par exemple à Fear Factory, Mnemic dernière mouture ou Hord pour le rapprochement français. Ainsi décrit, vous pouvez facilement imaginer que les compositions de Noein vont bastonner sévèrement dans la cours de récrée. Les riffs sont mécaniques, précis et à défaut d'être clairement identifiables sont là pour envoyer la sauce. La précision clinique est justement de mise surtout dans les rythmiques cybernétiques et les quelques samples futuristes hypnotiques viennent nous rappeler que l'on est dans un monde déshumanisé dès le départ (Decreation). L'ensemble est quand même nettement solide, avec ses synthés qui ne s'épanchent pas trop sur les cordes, la construction des morceaux se laisser parfois aller dans des plans mélodiques agréables et tout cela est justement mixé par Thibault Chaumon (Trepalium). Il demeure tout de même le défaut de ce type de productions. Le côté lisse, froid et sans âme de ce genre de Death-Metal Indus peut laisser de marbre surtout parce que ces cinq titres ne laisseront pas forcément une trace indélébile dans votre cerveau, la faute à des compositions certes puissantes, mais manquant de feeling. En outre, la voix claire de Jenni ne colle pas vraiment au ton général de The Initial Tale en plus d'atterrir parfois comme un cheveux sur la soupe. Autant dans les growls elle se démerde aussi bien qu'une Angela Gossow (Arch Enemy) en puissance, autant le chant lyrique rappelant Eths, n'est sans doute pas la meilleure idée que le groupe ait eu (Chrysalis).
Sans être trop sévère, ce genre de Metal aussi froid, lisse et tranchant qu'une lame de rasoir possède ses amateurs et The Initial Tale, fidèle à son concept, devrait probablement trouver son public. Il reste quand même quelques progrès à faire pour Noein comme composer des choses un peu plus marquantes ainsi qu'éviter le chant lyrique qui ne sied pas vraiment à ce type de productions et peut agacer certains auditeurs.
On a de quoi faire avec Rise Of Echoes : Mélange entre Fusion, Post-Hardcore et Metalcore, qui propose un premier EP gratuitement, histoire de se faire découvrir et faire partager sa musique. Le cocktail n'est pas désagréable : pas de surabondance de scratchs ni de samples, un chant éraillé couplé à un timbre plus clair, des instruments plus typés Post-Hardcore. Bref, un joli menu. L'ensemble apparait comme sincère, avec sa dose de fougue habituelle et ses influences (Deftones, Devil Sold His Soul). Le potentiel est là (Falling) et ne demande qu'à être pleinement exploité (4). Mais comme tout premier disque, l'ensemble n'est pas exempt de quelques défauts. En vrac, un chant clair qui fait des siennes avec un accent français très prononcé, des chœurs trop lights, un effet un peu trop brouillon lorsque tous les instruments se superposent ou certains parties "aériennes" manquant de rythme et de stabilité (Ways, Falling). En somme, sur les 20 minutes, un bon gros tiers pourra désarçonner en quelques riffs, le reste étant plus qu'abordable.
Rise Of Echoes peut encore peaufiner ses compos. Les bases sont là , le travail ne demande qu'à être dégrossi, affiné. Quelques efforts ne seront pas négligeables (l'accent frenchy et les chœurs) pour la prochaine galette mais le premier jet est honorable.
In Trails ça commence comme un groupe de Death mélodique de plus. Une jeune formation parisienne composée de la manière la plus classique qu'il soit (deux guitares / chant / basse / batterie) et un premier ep à la pochette qui ressemble à mille autres pour commencer à se faire connaître dans l'hexagone. Rien de particulièrement engageant donc.
Sauf qu'une fois l'intro passée, force est de constater qu'en trois petits morceaux, In Trails en a dans le pantalon. Alors oui, la formule est déjà connue de tous comme souvent lorsqu'il s'agit de Death mélodique, ceci à un bémol près. On sent une grosse influence qui se détache du Thrash et quelques bout de Deathcore se font présents notamment sur Ashes Of Hate. Le but c'est que ça va vite, ça riffouille tranquillement dans son coin et l'ensemble sonne terriblement efficace. Finalement on ne recherche pas tellement plus de choses pour un disque du genre.
Encore que, From Ashes To... a pas mal d'atout de son côté puisque ce n'est pas juste une superposition de plans, mais avec une cohérence et une progression dans les morceaux qui semble justifiée. Et même si l'on ne sera pas surpris par les idées d'In Trails, le groupe a surtout du potentiel pour créer des titres avec ce qu'il faut de bons gros riffs de tueur et de passages mélodiques qui accrochent l'oreille. Par contre, In Trails donne l'impression de s'être trop largement inspiré d'Arch Enemy. En effet, les guitares sonnent comme celles des frères Amott, avec les mêmes lignes mélodiques bien pensées, les mêmes structures et soli et quelques accents dans la voix qui rappellent les growls d'Angela Gossow. Si on leur concèdera l'influence marquée de tout jeune groupe, il aurait été souhaitable de s'en détacher d'avantage.
In Trails n'a donc pas inventé la poudre, mais sait quand même bien s'en servir pour faire tout péter. Avec des compos travaillées et puissantes, de grosses guitares qui donnent envie d'headbanguer, un chant et une batterie bien à leur place, From Ashes To... est un premier effort convainquant par l'énergie qu'il se dégage des compositions, plus que par son originalité. Il faudra donc surement faire mieux pour se distinguer de la pléthore de groupes de Death mélodique.
Toby W. Wright est celui qui se cache derrière Age of Taurus, tout jeune projet dont la première démo intitulée In the Days of the Taurean Empire est sortie au début de cette année, et sur laquelle Sam 'Shredder' Thredder s’occupe de frapper les fûts.
A première vue, on pourrait penser qu’Age of Taurus n’est qu’un Reverend Bizarre worship band de plus, ayant comme preuve le chant, calqué sur celui d’Albert Witchfinder. Même voix, même intonation, mêmes délires evil (Unto the Hour of the Dead, The Age of Taurus) mais sans jamais tomber toutefois dans le grotesque façon The Wandering Midget. De plus, les compos suivent grosso-modo le même schéma que celles des finlandais, à savoir du doom traditionnel lent comme il se doit, avec son lot de riffs incisifs et tout le bordel. Vraiment très bien fait, mais pas vraiment original, donc.
Néanmoins, il serait injuste de réduire Age of Taurus au rang de simple tribute band car le groupe sait pourtant faire preuve de personnalité, comme par exemple avec ces quelles envolées explosives (Unto the Hour of the Dead, Barren). De même avec ce chant dont l’accent, particularité très sympa, est typé vieille Angleterre (les ‘r’ presque roulés quoi), ce qui évoque naturellement des images antiques de chasseurs de sorcières complètement tarés (Unborn Destroyer). Plus généralement, le tempo légèrement plus enlevé que chez le Reverend rend extrêmement bien, sorte d’hommage aux pionniers du doom, au premier rang desquels Witchfinder General.
Finalement, In the Days of the Taurean Empire n’est peut-être pas la démo la plus originale de ces dix dernières années, mais alors qu’est-ce que ça tabasse tout de même…! Age of Taurus est vraiment un groupe à suivre. Vite, un EP !
En Tunisie aussi on fait du Metal. Damned Sorrow est l'un des acteurs de cette scène qui se développe lentement mais surement avec des groupes comme Phobia, Vielikan (le batteur est aussi celui de Damned Sorrow), ou Myrath dont Desert Call sorti cette année commence à faire parler d'eux en dehors de leurs frontières.
Damned Sorrow s'oriente quant à eux vers un Death-Metal que l'on pourrait qualifier d'assez complexe sur ces cinq titres auto-produit d'A Natural Taste For Blood. Ce Death-Metal technique se comprend facilement lorsque l'on sait que les musiciens sont fans de Chuck Schuldiner (Death), ce qui se ressent énormément dans les guitares et dans la structure des morceaux. Cela va sans dire que techniquement le groupe assure avec des growls profonds, de bon riffs bien pensés et une batterie puissante et qui varie les rythmes. De bonnes idées se trouvent ici et là avec ces cordes acoustiques (Worship Silence) et ce mélange de Death-Metal moderne ou typé old-school. Par exemple Die On Your Own sonne très Hypocrisy dans la forme avec cette intro étrange qu'on dirait claquée d'Eraser et ce riffing emprunté à Peter Tägtgren alors que Never Sinned, plus lent, rappelle le gras et la lourdeur d'un Cannibal Corpse. Worship Silence lorgne même carrément vers des parties Thrashisées. Cinq titres qui ont donc leur identité propre et sont suffisamment variés pour ne pas tomber dans un Death-Metal bateau avec notamment l'ajout de gammes orientales et de percussions tribales disposées dans les morceaux. Au niveau de la production on s'aperçoit d'une large différence entre Die On Your Own dont le son est nettement plus profond que celui étouffé des quatre autres titres, mais d'une façon générale pour de l'auto-production et sachant que les moyens d'enregistrement en Tunisie ne sont pas les même qu'en occident, il est difficile de faire la fine bouche.
Damned Sorrow a la technique et les idées suffisantes pour continuer et faire parler d'eux, mais devra quand même s'éloigner de ses influences qui survolent toujours leurs compositions. En attendant, A Natural Taste For Blood, se laissera apprivoiser sans mal par les amateurs de Death-Metal, surtout s'ils veulent aller voir ce qui se passe de l'autre côté de la Méditerranée.
A l'origine simple exutoire Deathcore assumé regroupant cinq d'jeuns lavallois, The Brutal Deceiver était surtout là pour cogner. Si le leitmotiv n'a toujours pas changé (du brutal, du fun et du groove), ce qui n'était à la base qu'un side project défouloir commence véritablement à prendre des airs de formation sérieuse. En témoigne cet EP quatre titres qui a tout d'un grand.
Du brutal, du fun et du groove disions nous donc. Le moins que l'on puisse dire c'est que les cinq bretons s'y connaissent plutôt bien enla matière. Car derrière TBD se cachent en réalité une bande de mecs bien plus civilisés qu'il n'y parait, menée entre autres par les deux tiers d'As We Draw (Quentin - basse et Amaury - batterie) qui ont déjà démontré leur capacité à savater leur monde avec intelligence. Forcément, ici, créneau ouvertement revendiqué et style obligent, il ne faudra pas chercher les envolées de guitare ou le défouraillage Postwhatever foutrement Rock'n'Roll déjà entendu par ailleurs. TBD est là pour démonter de la nuque. En revanche, ce qui va s'avérer aussi bienvenu qu'appréciable c'est bien la maitrise technique du quintet et bien plus encore son sens affuté de la composition et gimmick qui fait mouche. Ok, TBD est là pour avoiner mais certainement pas à n'importe quel prix. Il n'est pas question ici de faire du remplissage à tout prix en allant contre le sens de la marche. Entre riffs acérés, soli et passages mélodiques qui, pour une fois, ne tombent pas comme un cheveu sur la soupe (Never ending scorn, par exemple), quelques gros plans de basse (All that scars), breakdowns mastocs et quelques tapis de double toujours présents au moment opportun pour en rajouter une couche et maintenir la dynamique de fuite vers l'avant qui marque de son sceau cet EP, Birth of a Decline a tout ce qu'il faut pour réjouir l'amateur de brutalité catchy trigguée. The Brutal Deceiver fait le boulot et le réalise, il faut le dire, sacrément bien. Comme quoi on peut s'amuser, envoyer du brutal et être carré sans la ramener outre mesure et surtout faire aussi bien si ce n'est mieux que les innombrables "spécialistes" autoproclamés du genre. Attention néanmoins: l'expérience live est d'une toute autre teneur puisqu’elle doit bien être, au bas mot, deux fois plus porcine et crade - dans le bon sens du terme - que cet EP qui en met déjà un peu partout. Des amateurs pour un petit festin de gras mis à libre disposition?
Ils sont quatre, font du Death-Metal, viennent de Bordeaux et s'appellent Pottiin. Jusque là rien d'extraordinaire en dehors de leur nom bizarre et ce n'est probablement pas ça qui vous donnera envie d'écouter une énième groupe de Death-Metal.
Sauf qu'une fois The Red Chords inséré dans lecteur il se passe bien quelque chose. Quelque chose qui remue, qui bouscule et qui étonne même puisqu'à la base on ne partait pas plus enchanté que ça. Car oui, Pottiin est loin d'être un groupe de Death-Metal de plus. On y déniche au fur et à mesure des écoutes de bons éléments dans leurs compositions qui font qu'on s'y attarde et qu'on prend plaisir à écouter cet ep. Plusieurs choses expliquent cela. Déjà Pottiin en a sous le capot. Quatre années à écumer les salles de la région, quelques projets Metal avortés auparavant, cela forge le caractère et donc une technique sérieuse est au rendez vous pour roder ces cinq petits brûlots. Pas de branlette technique non plus, juste un Death-Metal qui ose et percute de plein fouet, mais qui ne se limite heureusement pas à des riffs bateaux et sans saveur.
Côté influence c'est de la bonne. Dès La Un, (le titre des pistes sont tous du même genre, Pottiin s'est consacré à l'essentiel, à savoir la musique) on pensera directement à Gojira, voir à Cynic également. On a vu pire comme référence surtout que Pottiin se sert de ses deux mentors de façon intelligente et ne plagie pas leurs ainés. Les cinq titres évoluent donc de façon progressive, sont très variés autant dans les dialogues entre les deux guitares que dans les nombreux breaks et changement de tempo. Ajoutons à cela une basse plus présente que dans les ¾ des groupes de Metal, des vocaux gutturaux de bonne facture, une technique au service de titres percutants et l'on comprendra que tout est mis en œuvre pour un premier ep plus que solide.
Rien à redire sur The Red Chords, Pottiin maitrise son propos, offre là un Death-Metal créatif, inspiré. Seulement 20 minutes au compteur, mais mieux vaut un court ep réussit qu'un long album inutile. En tout cas, vivement la suite!
Derrière ce nom étrange se dissimule cinq musiciens (sans blague?) de la région Rhône-Alpes. Précédemment connus sous le nom de Haze qui avait sorti deux ep, The Melting Snow Quintet en est la continuation par nouvel ep éponyme, l'arrivée d'Ulysse à la batterie et quatre nouvelles compositions orientées Pop-Rock.
La musique du quintet lyonnais se fait tout en subtilité. Les instrumentations sont vraiment réussies, fourmillant de détails et loin des groupes de Pop-Rock qui se contentent d'aligner avec banalité trois lignes mélodiques de guitare sur un chant classique. The Melting Snow Quintet n'a pas choisi ici la carte de la facilité et c'est tant mieux. Les compositions se sont enrichies, avec pas mal de bonnes idées insérées ici et là ce qui demande plusieurs écoutes attentives pour en saisir chaque élément. On note par exemple les clap clap et le chant a cappella sur They Wouldn't Have Built A Door If It Wasn't For Getting Out ou l'éclat du guitariste prise à ses cordes tel un Jeff Buckley à la fin de White Russian. Pour les références on se situe toujours à mi-chemin entre Radiohead et A Silver Mt. Zion avec les croisements de notes et les relents Post-Rock de Philosophers. On pourra également penser à Sigur Ros sur Ask Me To Run pour cette pièce délicate et tout en douceur.
Mais si les influences ne manqueront pas de se dévoiler à travers ses quatre titres, The Melting Snow Quintet possède un petit plus qui évite le plagiat et donne un charme à ses compositions. Philosophers en est notamment le témoin où s'entrecoupent les gracieuses notes de piano, de guitare et les lignes de chant.
Il convient toutefois de signaler que cet ep pourrait en déranger certains, notamment à cause de la voix nasillarde quelque part entre celle d'Efrim Menuck d'A Silver Mt. Zion et de Thom Yorke ce qui fait que par moment on la sens trop forcée et pas tout à fait juste. Côté production le chant domine assez clairement au détriment des instruments ce qui est un peu dommage. Rien de bien grave non plus, mais une petite déception alors que cela se ressentait moins sur Stranger.
Intéressant de par son travail sur les instruments et par un Pop-Rock pas si aisé que cela, The Melting Snow Quintet est un chouette ep qui demeure très agréable à écouter grâce à ses quatre morceaux séduisant, tout simplement.
Jeune formation francilienne formée en 2008, Underflesh fait partie de cette nouvelle vague respectueuse des valeurs musicales véhiculées par des heures d'écoute acharnées des ainés qui n'empêchent pas pour autant une bonne modernisation.
La musique de Black & White propose un death lourd aux envolées trashy ou mélodiques bien maitrisées. Point de voix claire ou de solo ici, Underflesh s'appuie sur un son on ne peut plus lourd, construit sur des rythmes étouffants servis par un accordage bien grave, cela va de soi.
A l'instar des deux ténors du death français que sont Gojira ou Hacride Underflesh met un point d'honneur à soigner ses ambiances à travers des lignes de guitare hypnotiques. Il n'est en effet pas vraiment difficile de tomber sous le charme de la lourdeur ici proposée. Les cavalcades effrénées des excellents Gargulia ou de Thief in Authority n'en sont alors que plus jouissives. Ce dernier titre aux relans progressifs laisse d'ailleurs entrevoir de belles choses pour l'avenir.
Underflesh a particulièrement soigné son premier EP, du son aux compositions en passant par la volonté de proposer un univers singulier. Black & White est une solide première réalisation qui devrait permettre aux franciliens de commencer à se faire connaître sur une scène hexagonale, décidément toujours aussi intéressante.