"Les choses sont bien plus simples dans cette complexité". Où comment résumer la philosophie de Blott en une phrase. The Death Of Jim's Postmodernism est la première démo du quintet, avec 4 titres au cours desquels les Belges tentent de s'imposer. Reste à savoir si finalement, le groupe arrive à exprimer sa philosophie à travers sa musique...
La voix sonne comme étouffée, comme si un tissu recouvrait le micro et bloquait la plupart des sons... Musicalement, par contre, le groupe situe sa musique entre Tool et Meshuggah, vaste panel musical. Le seul problème reste qu'avec un champ aussi large, on se retrouve parfois avec des morceaux variés intérieurement, mais avec des passages mal agencés (le passage autour des 3 minutes sur We Slowly Die). Si on occulte ces quelques défauts, celà reste un métal efficace, avec des passages emplis de groove (Death Wish) ou tendant vers un hardcore métallisé (le début de We Slowly Drive). The Death Of Jim's Postmodernism est varié, avec un éclectisme très présent, mais avec quelques défauts comme le chant qui oscille entre justesse et maladresse (notamment sur Hope Notes) ou une production étouffant un peu le tout (mais ce n'est qu'une première démo, rappelons-le).
Blott offre un The Death Of Jim's Postmodernism interessant, même si le groupe doit encore affiner sa musique. Cependant, l'écoute de cette démo permet de passer un bon moment, si vous n'êtes pas allergique à un son (trop) oppressant. La variété musicale proposée peut cependant en dérouter plus d'un...
Divanity est une formation israélienne dont on ne sait pas grand-chose, sinon que le poste de chanteur est occupé par un activiste de la scène underground locale en la personne de Rani Zager (Grave in the Sky, Poochlatz). Ceci est sa première démo, sortie en 2007.
Tiens donc, une seule piste d’un quart d’heure répondant au doux nom de Leaden (« plombé »), c’est du Funeral Doom ? Ben non, c’est du Sludge Doom. Et version ultra crade en plus, genre les zicos pas en place, la prod’ dégueulasse, le chant ignoble noyé de réverb’… et aucune variation. Rien qu’un flot de guitares dronisantes qui saturent l’atmosphère de bouts de riffs itératifs et autres larsens assourdissants. Ah, y a une batterie aussi.
Donc oui en gros c’est pénible à écouter, mais étrangement, ça marche. Et plutôt bien même, puisque sans aller jusqu’à atteindre ce niveau, on pense à ce qu’on pu faire des formations telles que Noothgrush, Grief ou encore Corrupted. En effet, il faut s’accorcher, mais au final on finit par se croire au fonds d’un puits en train de patauger dans des trucs innommables, ce qui est assez agréable en fait. Bon par contre c'est pas original, mais c'est qu'une première sortie après tout.
Et du coup on se dit que si Divanity survit assez longtemps (le sire Zager ayant apparemment la réputation de faire trente six mille choses en même temps), il y a moyen qu’elle fasse de « belles choses ». C’est tout le mal qu’on lui souhaite en tout cas. En fin de compte, voilà une première démo qui n’a de dégueu que le style dans lequel elle donne.