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Derniers commentaires (6 / 101)

Anubis Gate - Covered In Black - 13.5 / 20 Le 11/11/2017 à 12H00

Concernant Anubis Gate, je débarque à peu près complètement, donc pas de comparaison avec le reste de la discographie pour ma part. Et concernant Covered In Black (nom trompeur, en le lisant la première fois je me suis demandé si c'était une compilation de reprises), on sent que le potentiel est là mais exploité assez maladroitement, bref, je rejoins la chronique. Me reste maintenant à jeter une oreille aux précédents.

Six Feet Under - Torment - 15 / 20 Le 25/10/2017 à 18H01

Il était une fois un jeune fan de Six Feet Under. Oh, c'était il y a bien longtemps, plus d'une dizaine d'années. Il faut dire, c'est un des tous premiers groupes de metal qu'il avait écoutés, intrigué et attiré en premier lieu par la pochette de Maximum violence, dont il avait rapidement fait l'acquisition. Chaque nouvelle sortie du groupe était attendue, écoutée, aimée. Bringer of blood, 13, Commandment, il prenait tout. Mais le temps passant, son intérêt s'est peu à peu dissipé ; il découvrait d'autres choses, parfois bien éloignées du death... Cependant, il était plutôt du genre à ne rien lâcher : s'il avait aimé un groupe, il continuait de suivre son actualité discographique, il ne l'abandonnait pas même si les albums se faisaient moins bons. Et concernant Six Feet Under, ce n'était même pas une question de qualité, il avait simplement envie d'écouter autre chose. Alors il a accumulé les CDs de la bande à Barnes, les écoutant pourtant bien peu, à peine capable aujourd'hui de se rappeler un titre ultérieur à Death rituals, à l'exception peut-être des trois morceaux de Unborn coécrits par Jari Laine.
Un jour vint le dénommé Torment. Arrivé au plus bas de son intérêt pour le groupe, le jeune (devenu un petit peu moins jeune, certes) l'a écouté une fois ou deux, soupiré, et délaissé. Il l'a repris quelques mois plus tard, probablement pas dans les bonnes dispositions, et s'est exclamé : "Quel ennui !" Après quoi lui est venue l'idée de rédiger un avis concernant le disque sur un site qu'il fréquentait régulièrement, histoire de contredire la chronique qui y était faite et qui semblait trouver l'objet... bon. Mais il fallait un peu de grain à moudre, alors quand il s'est senti suffisamment en forme pour supporter ça, il a remis le disque, a écouté, surpris, et s'est exclamé : "Quel ennui ?" Car l'impensable s'était produit : il trouvait l'album bon ! Certes pas autant qu'un Haunted ou qu'un Maximum violence, mais subitement la chronique devenait juste concernant ses qualités ! Il l'a réécouté, pour être certain. Plus d'une fois, même. Et le constat était sans appel : ce Torment lui procurait du plaisir. Au point d'attendre la suite avec une certaine impatience, surtout en apprenant que Jack Owen avait intégré le groupe. Et aussi de se dire qu'il serait peut-être temps de se pencher sur la partie de la discographie qu'il avait plus ou moins occultée...
Avant de s'y atteler, toutefois, il s'est installé devant son clavier et a rédigé un avis tout à fait différent de ce qu'il avait d'abord envisagé. Et puis ce serait amusant que son centième avis d'album concerne le même groupe que le premier, rédigé assez longtemps auparavant et resté seul durant quelques années (en plus de se montrer un tantinet trop enthousiaste et quelque peu surnoté).
Finalement, au moment de se relire, il s'est demandé pourquoi avoir ainsi utilisé la troisième personne. Mais certaines questions préfèrent rester sans réponse.

Kreator - Gods Of Violence - 16 / 20 Le 25/10/2017 à 17H43

L'appel a résonné il y a quelques mois de cela. J'avais beau entendre les tambours de guerre, je n'en ai pas tenu compte, sceptique que j'étais. Tant de soi-disant prophètes l'ont annoncée en vain qu'on a fini par croire le monde immortel, immuable. Et pourtant, la fin est là. Le livre de l'apocalypse a été ouvert. Déjà le ciel vire au rouge tandis que la terre se gorge du sang des morts.
Comment est-ce arrivé ? Et comment le saurais-je ? Une succession d'attaques inconsidérées, ou au contraire un plan établi de longue date. Peut-être une seule goutte de sang qui a fait déborder tout un océan de haine. Quand j'ai compris que la guerre était sur nous, j'ai aussi compris qu'elle avait débuté depuis bien longtemps. Elle achevait juste de se répandre. La guerre totale, la vraie. Difficile de discerner les camps quand les trahisons se nouent plus vite que les alliances, et que les destructions semblent aléatoires.
Notre Terre brûle, et nous n'avons rien trouvé de mieux que de nommer le responsable Satan... Oh, pas celui de la bible, cela reviendrait à admettre que son Dieu existe aussi, et seuls les plus désespérés d'entre nous croient encore qu'Il va les sauver. J'ai vu un homme se faire faucher pendant qu'il priait, agenouillé ; je n'ai pris conscience d'avoir fui que bien plus tard, presque étonné de me découvrir encore en vie. Mais pour en revenir au propos, notre Satan est réel, bien qu'invisible : c'est la part d'obscurité présente en chacun de nous, d'autant plus développée chez ceux qui sont rongés par la soif de pouvoir. En un sens, Satan, c'est ceux qui ont tout orchestré, consciemment ou non, et qui blâment un nouveau bouc-émissaire à chaque jour qui passe pendant qu'ils tentent de s'ériger en modèles de vertu. À nous écraser de leurs contrevérités, à nous abreuver de pains et de jeux durant les périodes d'accalmie afin de nous contenir et nous dominer ; accusez-les ouvertement de faire régner une terreur totalitaire, et comptez les jours avant qu'il ne vous arrive un accident... Mais quelque part, ce démon que nous sommes si prompts à accuser, c'est aussi moi, quand je me commence à voir en les autres rien de plus que des concurrents pour la survie. Je me résiste à moi-même, tout comme je leur résiste à eux, pour qui la guerre n'est qu'une opportunité. Nous leur résistons. Dans l'ombre.
À ce stade, rien de surprenant à leur émergence : les dieux de violence se dressent en un nouveau panthéon. Des dieux froids et cruels, titans de métal ou nuages de drones, ils s'infiltrent dans chaque réseau, nous épient depuis le ciel autant que depuis nos propres objets connectés. Ceux qui croyaient échapper aux tueries, ou qui espéraient simplement qu'elles cessent bientôt, ceux-là en sont pour leurs frais. Premier commandement : tu tueras. Intelligence artificielle décidée à nous éliminer ? Le fameux fantôme dans la machine qui aurait pris le contrôle ? Simple question de statistiques gérée par ceux qui nous dirigent dans l'ombre ? Les théories vont bon train, mais au fond, quelle importance ? Comme si ça ne suffisait pas, une nouvelle race de fanatiques se lève à son tour. Ils érigent des temples à la gloire de leurs nouveaux dieux, tout enclins à massacrer les infidèles... exterminer ceux qui ne vénèrent pas le désormais sacro-saint carnage. Ils sont une armée, une tempête qui ravage tout sur son passage.
Et pourtant, par quelque miracle, nous survivons. Oh, certes, pas beaucoup d'entre nous, en proportion. Mais nous étions tellement nombreux à l'origine, les humains sur Terre, pour que les chiffres ne signifient plus grand-chose. Alors nous, les survivants, nous nous organisons. Nous formons désormais des hordes, soudées et unies. Ceux qui rejetaient le monde moderne, qui vivaient selon d'anciennes coutumes, marginaux ou ignorés dans un passé récent... Ce sont eux qui nous guident à présent, malgré les doutes que peuvent entretenir les sceptiques comme moi. Si j'approuve globalement, difficile toutefois de ne pas se demander : à quoi riment ces rituels fumeux ? Ce n'est qu'au moment où je suis désigné pour en faire moi-même l'expérience - est-ce que j'en ai envie ? pas vraiment, mais j'ai moins envie encore de refuser ouvertement - que je comprends que l'élévation n'est pas un simple mythe. Je préférerais ne pas y croire, mais cet enfer vu du ciel est bien réel. Ma monture dans cette vision, une sorte de lion possédant les ailes d'un aigle, n'est probablement rien de plus que le fruit d'un fantasme étrange, mais les informations relevées, elles, sont tout à fait pertinentes. Me voilà un éclaireur parmi d'autres, invisible, à côtoyer les nuages. Nous observons l'ennemi à son insu, et ce que nous voyons n'a rien de réjouissant. Une conclusion sans appel. Quelle ironie : afin de préserver la vie, il nous faudra nous battre. Et tuer... ou être tués.
Une dernière cérémonie avant de nous mettre en marche, à la mémoire de tous nos frères tombés. Marquée non par le chagrin, mais par une détermination renforcée : ensemble, nous sommes forts. Ensemble, nous pouvons survivre et faire en sorte que leur mémoire se perpétue. Alors quand la fuite cesse de constituer un recours, nous nous dressons à notre tour. Côte à côte, galvanisés par la force des rejetés ou des "inadaptés" de l'ancien monde. Ensemble, nous combattons.
Un combat perdu d'avance, m'affirme tristement une part de mon esprit. Une victoire assurée, clame l'autre, la partie naïve : après tout, le bien est de notre côté. Et puis, je ne peux tout de même pas mourir. Si ?
C'est avec cette pensée à l'esprit que je suis fauché à mon tour.
Alors ces idées stupides désertent mon esprit Cette incertitude me quitte. Je crois simplement que le combat est sans fin. Les victoires ne sont que provisoires, et j'ai fait ma part. Je ne suis ni surpris ni outré... simplement soulagé. La lumière au bout du sombre tunnel de la vie. Qu'elle m'emporte ! Je suis si las...
Et pourtant, je me sens tiraillé. Comme si... on voulait me ramener. Vers ce monde de confusion, de haine et de tragédie
Quand enfin la paix s'offrait à moi... Pourquoi ?

ReVamp - ReVamp - 13 / 20 Le 24/10/2017 à 18H23

Histoire de situer un peu, quand j'ai écouté cet album pour la première fois, je ne connaissais After Forever que de nom. Et c'est toujours le cas aujourd'hui, d'ailleurs (ça fait des années que j'ai l'intention de m'y mettre un jour, mais peu importe). Ayant apprécié la performance de Floor Jansen chez Star One et Ayreon (dans cet ordre, puisque j'aime faire les choses à l'envers), j'ai préféré me pencher sur le groupe qui faisait son actualité (ReVamp, donc, un bon point pour ceux qui ont suivi) que sur un groupe mort et enterré (ou est-ce qu'on doit dire démembré ?). Tout ça pour dire que j'ai pris cet album sans attente particulière, par simple curiosité (et à très bas prix).
Partant de là, je trouve l'album tout à fait correct. C'est sûr, on n'a pas affaire à un chef-d’œuvre, il y a même quelques passages franchement bancals (In sickness 'till death do us part - All goodbyes are said, notamment), mais dans l'ensemble les bons moments sont majoritaires, les trois invités apportent un vrai plus (d'accord, les entendre davantage n'aurait pas été de refus, mais je préfère voir le verre à moitié plein), et personnellement à part quelques rares moments je n'ai pas cette impression que la voix ne colle pas aux instrus (puisque j'avais dit que je trouverais une chronique à contredire ;-) ). Bref, pas indispensable du tout, et effectivement pas un disque qu'on va écouter pour les paroles, mais sympathique dans l'ensemble.

Pain Of Salvation - In The Passing Light Of Day - 18.5 / 20 Le 21/10/2017 à 23H24

Pain Of Salvation... J'ai déjà entendu ce groupe il y a quelques années, on ne peut pas dire que ça m'ait laissé une trace indélébile. Voyant qu'ils ont sorti un nouveau disque et qu'il est album du moment, je vais quand même écouter un peu, sans grande conviction. Mouais. Admettons, faudra que je réécoute ça dans de meilleures conditions. Et évidemment, j'oublie vite fait que je dois réécouter.
Quelques mois plus tard, alors que j'ai réalisé que Zbrlah a plutôt bon goût en plus de proposer de chouettes chroniques (faut profiter que je sois de bonne humeur, ce n'est pas tous les jours que je fais des compliments ;-) ), je retombe dessus un peu par hasard. Tiens, c'est vrai, je devais lui redonner une chance. Je reste dubitatif au vu de ma très maigre expérience avec le groupe, mais je dois quand même être dans de meilleures dispositions, parce que ce nouvel essai est bien plus concluant. Tellement que je ne tarde pas à m'offrir l'album. Et que je l'écoute beaucoup.
Je ne sais pas si Pain Of Salvation était un "vrai" groupe par le passé, mais à la lecture du livret, difficile de ne pas y voir avant tout l'album d'un seul homme (sans pour autant nier les prouesses du reste de la bande), Daniel Gildenlöw. Il nous y parle d'un séjour de plusieurs mois à l'hôpital avec un trou dans le dos (moi, j'y ai passé deux semaines avec un trou dans le ventre il y a plus de dix ans et je me souviens encore de la soif au réveil après l'opération, sans avoir le droit de tremper les lèvres dans l'eau avant plusieurs heures, alors je ne peux même pas imaginer ce qu'il a enduré). Il expose son vécu, ses réflexions, situant le contexte de In The Passing Light Of Day. Parce que c'est de cette expérience qu'il s'est nourri pour accoucher d'un disque magistral.
Il y a des albums qui me font découvrir un groupe et qui me donnent surtout envie d'en entendre plus (soit me pencher sur le reste de la discographie, soit attendre la suite avec impatience). Cet album-là me donne surtout envie de le réécouter sans engendrer la moindre frustration de ne pas en avoir plus sous la main, et ça c'est déjà beaucoup plus rare.

Turisas - Turisas2013 - 13 / 20 Le 14/10/2017 à 20H32

Trois ans entre Battle Metal et The Varangian Way. Puis quatre ans entre The Varangian Way et Stand Up And Fight, au troisième album on commence à se dire que Turisas aime prendre son temps. D'où la surprise quand le quatrième est annoncé seulement deux ans plus tard, avec un changement de line-up conséquent qui plus est. Une bonne surprise, peut-on espérer. L'équipe partiellement renouvelée qui veut nous montrer de quel bois elle se chauffe.
Souvenons-nous, quand la pochette et le nom de l'album ont été dévoilés, on a pu croire que ce n'était qu'une image promotionnelle en attendant que la vraie pochette et le vrai nom soient dévoilés, histoire de nous dire "Le nouveau Turisas sort en 2013, préparez-vous à en prendre plein les oreilles !". Sauf qu'à l'approche imminente de la sortie, force a été de constater qu'il n'en était rien. Bon, la pochette admettons, ça ne veut pas toujours dire grand-chose. Mais nommer bêtement l'album d'après l'année de sortie, ça fait franchement "titre du manque d'inspiration". Ou alors ils se réjouissaient juste d'avoir survécu à la fin du monde l'année précédente.
Mais pour utiliser de vieux dictons, on ne juge pas un livre à sa couverture, et l'habit ne fait pas le moine, et qui va à Pigalle sa bourse videra... euh non, je m'égare là. Bref, ce qui nous intéresse avant tout, c'est la musique, pas l'emballage. Alors, côté musique, est-ce que c'est mauvais ? Non, on ne peut pas dire ça. Rien dans l'album n'est mauvais, il y a même des passages suffisamment bons pour qu'on ait envie de l'écouter plus d'une fois. Est-ce que c'est une simple redite des albums précédents ? Bon, le son du groupe n'a pas pris de virage radical, mais difficile de nier une certaine évolution. Après tout, l'accordéoniste a été troquée contre un claviériste, ça ne peut pas ne pas avoir d'impact.
Le problème, c'est qu'en dehors des bons moments dont sont saupoudrés les différents titres, le tout paraît un peu... oubliable. Assez bon, certes, mais oubliable. Comme si, au moment de la composition, le groupe avait juste extrapolé rapidement à partir de quelques idées, meublant pour proposer un album complet, que ça sorte et qu'on puisse repartir en tournée. Et c'est là que le titre de l'album prend tout son sens : quelque part, Turisas nous dit à travers ce disque "Il y a eu du changement par chez nous, alors histoire de vous tenir au courant, voilà où nous en sommes en 2013". Un quatrième album qui n'ajoute rien d'essentiel à la discographie du groupe, et qui n'en a même pas la prétention. On pourra bien les excuser, tant que ça ne se reproduit pas. D'ailleurs, quatre ans après, toujours rien n'a été annoncé officiellement pour le cinquième album, j'ai presque envie de dire que c'est bon signe. En tout cas, espérons qu'il sera autrement plus travaillé, celui-là.

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