chronique live de Funkoff, Elm&gracenote, Mister Mac fart, Three Feet Cats Lyon le 03/02/05

Avec quatre groupes éclectiques réunis sur la même scène, la soirée promettait d’être édulcorée. Ainsi, environ 250 curieux s’étaient donné rendez vous en ce jeudi 3 février 2005.
Le coup de sifflet de départ fut donné par les 3 membres de Funkoff. Après un début de set plus que laborieux (l’intro ayant été recommencée quatre fois de suite), les Funkoff qui ouvraient en ce jeudi leur première scène, ne furent pas épargnés par des enchaînements bancals, une exécution laborieuse et des problèmes de matériel pour un  set pas vraiment rodé. Loin d’être des virtuoses ou même des bêtes de scène, la batterie, le clavier et la guitare qui composent le groupe laissèrent le public à peu près de marbre. Et pour ma part, je n’en aurai retenu qu’une sombre histoire de russe rencontré dans un train qui fait l’objet de l’une de leurs chansons, ainsi que l’affreuse dédicace « aux femmes mourrant chaque jour, tuées par des phallus ».
Le public encore froid, la tâche n’était pas gagnée pour les Elm&gracenote (anciennement Tabloïd). Mais le défi fut relevé et ils marquèrent la soirée par un électro-rock enveloppant. Composé d’une basse, une guitare, des claviers, une batterie, une darbouka (dont fit usage un ami du groupe sur un titre), un ordinateur (instrument du XXIème siècle) et de nombreuses boîtes à faire des bruits bizarre, leur musique s’imposa par sa richesse. Leur set en emballa plus d’un, malgré un soucis technique (c’était la soirée) qui stoppa le set en plein milieu pendant quelques instants et qui eut pour effet de casser quelque peu l’ambiance électrique déjà installée. Ponctuée par des instru avec des montées rock sempiternelles et des morceaux plus électro bardés de nombreux bidouillages, les Elm&gracenote ont séduit un public différent de celui dont ils ont l’habitude, mais nous ont laissés un peu sur notre faim : les 45 minutes qui leur étaient imparties étaient trop courtes. 
S’ensuivit la prestation des Mister Mac Fart : courte mais très nerveuse ; avec un jeu de scène digne de grands sportifs s’adonnant sur un rythme cadencé et un style très différent du groupe précédent ; les airs du ska punk s’emportant sur une batterie (extraordinairement) effrénée et les 5 joyeux lurons s’exerçant à donner de l’entrain au public particulièrement sonné par la transition entre électro et ska punk. On en retiendra un groupe de scène qui n’hésite pas à mouiller son tee-shirt avec un chanteur surexcité. Ainsi, le public se chauffa peu à peu et l’engouement de la salle monta au rythme des bières ingurgitées.
Le ton de fête ayant été donné, les Three Feet Cats montèrent sur scène avec l’avantage d’avoir une ambiance allant de pair avec leur style déjà installée : le public étant alors chaud bouillant pour secouer ses miches sur le dancefloor. Ainsi, au rythme des cuivres et de mélodies communicatives, un mini pogo s’installa et avec lui les inévitables slam. Les Three Feet Cats nous offrirent alors un set également bien rodé qui séduisit presque la non amatrice de ska que je suis. Le chanteur attira mon attention avec ses faux airs du Brandon Boyd (chanteur d’Incubus) et sa voix qui se mariait justement avec des riffs et des mélodies sympas. Le groupe nous offrit même une étonnante version d’une douce chanson que vous chantait votre maman et témoigna d’un style pas forcément cantonné au ska : tant mieux, il y avait des non initiés dans le public.

Dawa (Février 2005)

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