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Enslaved, Lost in Kiev, Wolve à Paris Trabendo (25.11.2017)

Enslaved. Peut être le plus grand groupe de Metal jamais sorti de Norvège. Une carrière de presque trente ans, quatorze albums et aucun raté, de nombreux changements line-up... Rien ne les a arrêté. Et c'est dans une forme olympique que nous les avons retrouvé au Trabendo fin novembre. Live-report par Paul Void (STAMP).

 Wolve

Il n’y a pas foule à l’intérieur du Trabendo en ce samedi humide de novembre. 
La salle se remplit peu à peu pour laisser place à l’une des deux premières parties de ce soir, les parisiens de Wolve, qui ouvrent leur set avec le morceau Lazare, issu de leur deuxième EP du même nom. 



Sample de tabla, ligne de basse lancinante et voix claire, on capte tout de suite que le groupe n’a pas du écouter et s’inspirer de l’héritage d’un certain……TOOLWolve nous délivre donc une prestation tout à fait efficace et nuancée. Un groupe qui mériterait d’être apprécié dans le cadre d’un concert complet (20min seulement est toujours un exercice difficile pour une première partie). 


Lost in Kiev

Groupe montant de la scène post-rock française, récemment signé sur le très ambitieux label Dunk ! Records, c’est donc Lost In Kiev qui assure cette seconde-première partie pour défendre son nouvel album, « Nuit Noire » ; album concept qu’ils définissent eux même comme une ‘ode à la nuit’… ambitieux donc. 



A noter que l’album a été masterisé par Magnus Lindberg de Cult Of Luna, rien que ça. Durant 25 minutes, Lost In Kiev tient ses promesses, avec un son impeccable et délivre un post rock Instrumental précis, ou les nappes de synthétiseurs se superposent aux tremolos des guitares. 



Une prestation très juste venant de ce groupe prometteur. Seuls bémol : dommage que leur vidéo n’ait pas été affichée sur un écran, et que nous n’ayons pas pu profiter des images projetées derrière le groupe, compte tenu de la qualité qu’elles avaient l’air de révéler.  


Enslaved

Le public parisien commence à être habitué à sa dose quasi-annuelle d’Enslaved. Après un Divan du Monde remplit en 2016, la formation originaire de Bergen, revient pour promouvoir un nouvel album simplement nommé « E ». Ce nouvel album a pour grosse nouveauté d’accueillir Håkon Vinje, remplaçant de Herbrand Larsen, parti avant la composition de E. C’est un jeune claviériste/chanteur (25 ans seulement !) qui ne sort pas de nulle part, étant donné qu’il officie également dans l’excellent groupe de rock progressif norvégien Seven Impale



La tempête s’acharne avec Storm Son, titre d’ouverture du nouvel album, qui nous permet de (re)découvrir la voix de Grutle Kjellson, qui, chose rare, participe aussi au chœur en chant clair sur ce morceau aux accents Prog et mélodique, assez étonnant pour commencer un concert. C’est sur l’album Riitiir (2012) que le groupe prend la suite de leur set avec le morceau Roots of the Mountain. On entend du monde dans le public chanter le refrain avec le jeune Hakon, donnant le sentiment qu’il officie dans Enslaved depuis les débuts ! 



On poursuit avec un classique du groupe, Return to Yggdrasil, de l’album Isa (2004) , avant de pouvoir profiter d’un nouveau morceau tiré de E, The River's Mouth, dont le clip vidéo a été réalisé par Josh Graham (ancien membre de Neurosis et grand collaborateur de Soundgarden pour leurs visuels).  Morceau ultra efficace en soit, qui regroupe tous les éléments d’un bon morceau d’Enslaved, avec des guitares à l’unisson sur le refrain et un duo Ivar Bjørnson / Ice Dale fonctionnant à merveille, chacun dans un rôle bien précis, l’un pour les passage acoustique et les effets, l’autre pour les riffs tranchants et les solos plus… rock’n’roll.  C’est vers un album un peu plus oublié d’Enslaved à cause de son non-succès commercial que le groupe continue avec le titre Convoys to Nothingness, issu de l’album Monumension, avant de revenir encore plus dans le passé avec Vetrarnott, qui s’inscrit avec son style dans la pure tradition ‘True Norwegian Black Metal’,  guitares stridentes et blast beat radical au menu. 



Sans transition, c’est du côté de l’album In Times que Enslaved poursuit avec le morceau One Thousand Years of Rain. Ces vas et viens dans la discographie des Norvégiens permettent au public, en plus de constater la richesse des différentes périodes musicales par lesquelles le groupe est passé, de se replonger dans des albums somme toute, un peu passés au second plan, c’est le cas de In Times.  Et c’est au galop que le groupe décide de clôturer cette soirée, avec Sacred Horse, autre morceau majeur du nouvel album sorti sur la plus grosse écurie du genre, Nuclear Blast, qui nous permet de savourer un très bon solo d’orgue Hammond, seul moment véritable du set qui laisse cette place au jeune Håkon.



Malgré cette fosse tout sauf compact, le public du Trabendo est bien décidé à ne pas quitter les lieux sans un rappel. C’est le batteur du groupe, Cato Bekkevold, qui revient d’abord seul pour interpréter un solo de batterie, solide mais pas non plus nécessaire. 
Il est ensuite rejoint par ses camarades pour offrir au public  un premier titre en rappel, et ce sera l’épique Allfǫðr Oðinn (Hordanes Land, 1992) puis mettre tout le monde d’accord et terminer ce concert devant un public déjà conquis depuis plus d’une heure avec ISA, certainement le morceau le plus connu du groupe à ce jour. 

Enslaved a encore prouvé ce soir qu’album après album, ils pouvaient se renouveler, briser les frontières du genre Black Metal en y incorporant de plus en plus d’éléments touchant à l’avant-garde et au rock Progressif des 70’s, sans tomber dans la facilité du simple exercice de style, et surtout,  après plus de 25 ans de carrière, toujours arriver sur scène avec la rage et l’envie d’en découdre comme un jeune groupe, ce qui est loin d’être le cas de nombreux combos de leur génération. 

Metalorgie Team (Décembre 2017)

Merci à Garmonbozia inc. pour cette belle date !


Photos : Arnaud Dionisio / © 2017 Deviantart
Toute reproduction interdite sans autorisation écrite du photographe.

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