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King Dude, The Ruins Of Beverast, Dolch le 26/10/17 Paris (Petit Bain)

La date spéciale Vàn Records promettait d’être riche en émotion et gros riffs occultes. Rendez-vous à Petit Bain ce jeudi d’octobre pour 3 groupes plutôt différents mais tous logés à la même enseigne, ou plutôt au même label.

(Dolch)

Entrée en matière éthérée avec (Dolch), devant une foule déjà bien tassée. 
Ces allemands terriblement secret s’étaient fait connaître en 2014 avec leurs eps I&II et ont vu leur notoriété grandir au cours des derniers mois, certainement suite à leur tournée européenne. C’était là leur premier passage en France, après les avoir ratés au Roadburn pour cause de Misþyrming intempestif. Nous étions donc très emballés à l’idée de voir la formation en live. Ils montent sur scène encapuchonnés et laissent paresseusement prendre l’ambiance de cette soirée axée Black Metal et capuche. Délivrant un Rock occulte et ambient, les variations d’atmosphères sur les albums se retrouvent aussi en live. La voix de la chanteuse sur certaines instru qui semble plus moderne peut faire penser aux morceaux les plus sombres de Goldfrapp ou Porcupine Tree, mais les riffs et synthé restent dans une veine plus chargée et lourde. Là où la voix est d'avantage en retrait en version studio, ici elle se fait importante, peut-être à cause du charisme mystérieux de la chanteuse qui accompagne ses mélopées de déhanchés et gestes sibyllins réussis. Les premiers rangs ont l’air sous le charme. La basse puissante s’allie aux sons inquiétants et caverneux du premier guitariste. Le chant féminin se mêle parfois de deux chants masculins, aux sonorités différentes, ce qui apporte une dimension quasi-religieuse à l’ensemble. L’ambiance s’épaissit pour Das Auge, un morceau assez hypnotique qui délaisse le côté Rock gothique pour se centrer sur un Black Metal qui monte en puissance et s’impose.

The Ruins Of Beverast

Particulièrement convaincue par le dernier album du one-man-band allemand, c’est avec une hâte non-dissimulée que nous nous sommes glissés dans la fosse. Après une longue intro, on retrouve les musiciens live du projet, avec une fois de plus la chanteuse de (Dolch) pour les voix féminines de certaines compositions. Alexander, la tête pensante du projet officiera au chant et à la guitare principale. Ce concert n’aurait pas supporté de son médiocre et nous étions particulièrement bien placé, pouvant donc profiter pleinement des compositions complexes et des différentes couches d’instru qui ne laissent pas de place à l’approximation. The Ruins Of Beverast c’est dense, compact, parfois labyrinthique. Le voyage en terre chamanique ne se fit par attendre, et la fosse semble happée dans cet univers trouble. Le son du clavier s’enchevêtre à la partie rythmique, le synthé est là pour assurer les parties qui participent énormément à l’ambiance si particulière que sait créer le groupe. La setlist déroule des morceaux des albums précédents, même si profiter d’Exuvia en entier aurait été une chance, le reste de la discographie ne m’est pas inconnue et le public se replonge avec ferveur dans les précédentes productions. Cela permet aussi d’alterner entre des passages plus rapides et bestiaux que de rester sur les compositions lourdes et plus axées Doom, tout en gardant une unité par ces sons et ces compositions si tortueuses. Ces changements d’ambiance sont effectués avec brio, et me permette de ne pas me lasser de la voix que je trouve parfois trop linéaire dans le chant rauque. Les compos s’étirent sans laisser place à l’ennui. Si le charme a opéré pour la fosse, certains au fond de la salle ou sur les côtés ont souffert d’un son trop brouillon et ont eu plus de mal à rentrer dedans

King Dude

Dur de passer après une telle branlée chamanique. Ayant vu King Dude un petit peu trop de fois l’an passé, et sous toutes ses formations (solo, groupe, fest) c’est assez peu motivés que nous arrivons dans la salle pour le Dude. Ses shows se ressemblent souvent et même s’il a su énerver ses morceaux pour coller à un public de plus en plus varié que le sien, la magie ne prend pas pour le fond de la salle. Ses blagues restent assez souvent les mêmes, ses rasades de whisky aussi. L’énergie gagne peu à peu le public et les morceaux, sans apporter suffisamment de nouveauté. Le Dude c’est toujours le crooner satanico-gothique qui te chante des chansons sur Satan, ça marche, ou non, c’est King Dude. Au fond, ce fut aussi une occasion de profiter plus longuement de la terrasse de Petit Bain….

Une soirée donc réussie malgré ce running plutôt illogique, même si le dude a réussi à garder l’attention de son public, la baffe cabalistique nous a laissé trop peu réceptif au one man show sataniste. Le public semblait parfois tranché entre les fans de Black Metal caverneux et les fans de King Dude. En espérant que l’un et l’autre aient su apprécier à leur juste valeur le talent des autres groupes.

Kebaba (Novembre 2017)

Merci à Garmonbozia pour l'invitation, à Petit bain, à Vàn Records et à la chartreuse.

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