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Prophecy Fest, jour 2 (29/07/2017) Balver Höhle, Allemagne

C'est donc parti pour la seconde journée du Prophecy fest. Au menu, des retards, des concerts avec un mauvais son, mais une bardée de très bons concerts malgré tout !


Lotus Thief


Après un EP et un album prometteur, Lotus Thief devaient ouvrir la deuxième journée du Prophecy Fest pour ce qui était leur premier concert en Europe. Et c'est avec du retard que les hostilités commencent.  Malheureusement, il se prolongea au fur et à mesure des changements de plateaux, ce qui a eu des conséquences regrettables sur la suite de la soirée.




Le groupe se fait remarquer grâce à son duo de voix féminines, chanteuses qui officient respectivement à la basse et aux claviers. Ensemble, elles parviennent bien à reproduire les mélodies inhabituelles et les harmonies éthérées qu'on peut entendre sur les disques de Lotus Thief, parfois au moyen de pédales d'effet.



La section rythmique a une base solide, avec un très bon batteur qui se révèle à la fois technique et inventif, et une bassiste avec un jeu pêchu. Malheureusement, le son est encore une fois baveux au possible, laissant peu entendre les guitares, que ce soit en riff ou en solo. Et le constat est le même pour le clavier. En jetant un oeil en arrière, on peut apercevoir l'ingé-son qui avait déjà fait des siennes hier, et qui semble continuer sur sa lancée aujourd'hui. C'est le fameux mix classique "voix et basse" qui vient gâcher une bonne partie des concerts metal, que ce soit en salle ou en festival. Cette bévue aura au moins eu le mérite de faire entendre le chant, ce qui est appréciable compte tenu de la maîtrise des deux chanteuses.



De fait, il est assez difficile de les classer dans une case précise, puisque leurs compositions font des emprunts à des genres variés, dont le post-black et la dark wave. Cela se retrouve dans leurs vidéos, qui mélangent de vieux films comme le Satyricon avec des images de nature et des insertions improbables (notamment un monstre de Space Invaders). Dans les passages plus calmes, le clavier se laisse enfin entendre, ce qui n'est pas vraiment le cas de la guitare claire. On aura également vu la claviériste s'essayer au growl avec succès, laissant ainsi percevoir plus nettement le potentiel de Lotus Thief, mais difficile de parler d'une vision complète avec les guitares quasi-inaudibles. Lotus Thief est donc un groupe original, qui a des choses à dire et qui visiblement parvient à reproduire sa vision sur scène. Mais il est difficile de s'exprimer pleinement dans ces conditions.


The Moon and The Nightspirit

On change alors radicalement d'ambiance pour ce concert pour se pencher du côté du folk avec un ton médiéval. Le concert des hongrois de Moon and The Nightspirit est joué par un line-up spécial, constitué d'un violon et voix féminine, une basse, une guitare douze cordes et un percussionniste. Le set commence avec des mélodies mélancoliques et lentes de bon aloi, avec l'ajout d'une guimbarde samplée qui contribue beaucoup à donner un climat particulier à la composition (à tel point qu'on oublie que ce n'est qu'un sample).



Quand elle ne frotte pas son violon, Agnes Toth se révèle être une chanteuse qui maîtrise parfaitement sa voix et ses lignes vocales s'accordent harmonieusement avec l'instrumental, qui est d'ailleurs arrangé avec ingéniosité pour que chaque musicien ne prenne le dessus et éclipse la contribution d'un autre. On peut d'ailleurs remarquer un travail remarquable à la guitare douze cordes, avec de superbes arpèges.



Ironiquement, le son est plutôt bon, mais cette fois, beaucoup plus fort que de raison pour ce style. Normalement, ce genre de musique sans batterie ni distorsion peut s'écouter sans bouchon mais ce n'est pas le cas ici. Décidément, cet ingé-son est plein de surprises, mais rarement des bonnes. Il y avait de quoi passer un très bon moment, mais c'était sans compter un changement de style dans les chansons jouées, devenant brusquement plus enjouées et dansantes, avec les mélodies médiévales qui étaient cette fois beaucoup plus marquées. Ambiance Foire Médiévale de Provins.



Ces chansons, qui semblaient nettement plus banales et "clichés", s'associaient mal avec les autres morceaux de leur répertoire, coupant la dynamique du concert. On se retrouve donc à attendre la prochaine ballade dans l'ennui. Les musiciens maîtrisaient pourtant leur sujet, mais il était prévisible que l'éclectisme de l'affiche du Prophecy fest déçoive un spectateur à un moment ou à un autre.


Spiritual Front

Spiritual Front est un groupe de neofolk italien avec des touches avantgarde (Eux même décrivent leur musique comme de la "nihilist suicide pop".) réputé auprès des connaisseurs. Ils se sont fait remarquer à la sortie de leur album Armageddon Megiddo en 2006, et c'est justement ce qu'ils devaient nous jouer en intégralité aujourd'hui. Sur scène, le groupe est composé de deux guitaristes et une batterie. Compte-tenu des nombreux autres éléments qu'on trouve dans ces chansons, il y a donc beaucoup de samples (flûte, cordes, accordéon) et quoiqu'on en dise, c'est toujours un peu décevant dans ce cas, même si l'argument économique se comprend.




En tout cas, il n'y a rien à dire sur la performance. Le jeu des deux guitaristes est bien complémentaire dans l'entrelacement du rythme et des leads, et le chanteur Simone "Hellvis" Salvatori reste juste sans problème pendant le set. A l'écran est projeté le film Mama Roma de Pasolini, avec le rôle mémorable de Anna Maniani qui colle parfaitement à la musique. Détail surprenant, les sous-titres sont en espagnol, l'anglais aurait été plus approprié. La grotte est remplie plutôt modestement pour ce concert, mais il y a tout de même quelques fans en transe, qui chantent en choeur certains refrains comme "I'm walking the deadline". C'est compréhensible étant donné que les apparitions de Spiritual Front sur scène sont rares. Simone s'autorise même d'ironiser : "La dernière fois que nous avons joué, c'était dans les années soixante."





Un coup d'oeil à la console nous révèle que Spiritual front a son propre ingé-son, et la sonorisation est,  oh coïncidence, très bonne. Vu ce qui a été observé et entendu depuis le début du festival, cela ne fait que confirmer nos impressions sur l'ingé-son du festival. Après avoir agrémenté une chanson d'un vibraphone avec brio, nous arrivons à la fin du set avec le "tube" du groupe "Jesus Died in Las Vegas", dernière occasion pour le public de chanter. Spiritual Front aura donc réussi à porter son album sur scène avec les honneurs, mais sans combler quelques moments où l'ennui était clairement de la partie, du fait de la qualité variable de leurs compositions.

Noêta

A ce stade, le festival affiche déjà près d'une heure de retard sur le running order, et cela n'aurait pas été un vrai problème si il n'y avait pas eu un impact sur les concerts. Noêta fut la première à en faire les frais. Avec un EP et un album darkfolk de bonne qualité, ce concert avait de quoi attiser la curiosité.



La chanteuse commence son set seule sur scène, avec des samples pour les percussions et certaines parties vocales, ce qui donne une réelle impression de vide lorsque, par moments, seuls les samples sont audibles. Cette bévue est pourtant compensée par sa voix, qui tient toute ses promesses, à la fois dans les aigus, mais surtout dans les graves, qui sont vraiment impressionnants et bien maîtrisés. L'atmosphère sombre des compositions est donc admirablement retransmise sur scène.



Dès le deuxième titre, un guitariste acoustique la rejoint, et tout semble indiquer qu'ils ont peu répété, ou en tout cas, que le duo a relativement peu de concert à son actif. Ledit guitariste s'arrête parfois pour se replacer sur la boucle du sample, fait quelques bons pains sur des parties qui ne sont pourtant pas très exigeantes techniquement et commence une des chansons avec une guitare mal accordée. On voit d'ailleurs les deux musiciens se regarder plusieurs fois pour qu'il démarre au bon moment.



Mais honnêtement, la performance d'Êlea éclipse ces erreurs, tout autant que la qualité des compositions. Le concert est aussi accompagné de belles vidéos, qui aident à se plonger dans la musique de Noêta. L'effet aurait pu s'accentuer si le concert n'avait pas été écourté de 10 bonnes minutes, conséquence inévitable d'un retard déjà important sur le programme. C'est vraiment dommage pour un festival qui se vantait de donner à chaque artiste le temps suffisant pour s'exprimer sur scène, surtout lorsque ledit artiste est signé sur votre label.


Dornenreich


Dornenreich étaient donc les suivants à monter sur scène, pour un concert acoustique avec guitare et violon. Jouer en acoustique est loin d'être une première pour eux, mais l'exclusivité d'aujourd'hui était qu'ils jouaient des morceaux rarement, voire jamais interprétés sur scène.



Alors que le set commence, une véritable alchimie d'une intensité rare peut se ressentir entre les deux musiciens. La simple association d'une seule guitare et d'un violon est assez inhabituelle, mais elle fonctionne plutôt bien. La technique de guitare minutieuse d'Eviga révèle un grand contrôle de la dynamique, qu'il utilise pour faire varier la tension des morceaux très rapidement.Cela se retrouve également dans sa manière de chanter très particulière, qui se rapproche d'un murmure et dont l'intensité varie pour coller à l'ambiance de la chanson. Parfois, il passe au growl le temps d'une phrase pour l'accentuer.



Sur quelques rares morceaux, Inve pose son violon pour empoigner une guitare électrique. C'est le format choisi pour jouer un extrait du premier album. Il comprend de superbes harmonies, qui évoquent le Opeth des débuts. Puis le grand écart est fait avec des titres du dernier disque en date, Freiheit, choix qui est accueilli avec enthousiasme par les fans.



Ainsi, Dornenreich aura réussi à assurer un bon concert et tenir en haleine son public en ne jouant que des morceaux en "unplugged", dont de belles raretés. Un petit bémol pourrait être mis sur les arrangements de violon et leur interaction avec la guitare, qui fonctionnaient dans la plupart des cas mais étaient un peu austères à plus d'une occasion. Dornenreich va d'ailleurs entériner sur une tournée acoustique sur le même format cet hiver, mais qui ne passera pas par la France...


The Vision Bleak

Le dernier album de The Vision Bleak, The Unknown, avait marqué un retour du groupe au meilleur de sa forme. Et ce concert s'annonçait intéressant, car il devait être joué en formation étendue avec le Shadow Philharmonics, chose qui n'était pas arrivée depuis 2006. Il y a donc beaucoup de monde sur scène : pas moins de neuf personnes, avec un violon, un violoncelle, un percussionniste, un batteur, une chanteuse soprano et un chanteur aux backing vocals. Ces musiciens s'ajoutent ajoutent à Tobias au chant, Marcus à la guitare/chant, Fursy Tessier à la basse.



Sur scène, force est de constater que les compositions du groupe font mouche, avec des riffs martiaux simples mais très efficaces. Tobias assure vraiment bien au chant clair avec sa voix grave qui ne fait pas un écart, et qui se marie bien avec celle de Marcus pour des harmonies qui agrémentent l'instrumental avec classe.



Pour véhiculer l'ambiance horrifique que le groupe veut développer avec sa musique, quelques décors sont placés sur scène, dans une esthétique qui rappelle les films de la Hammer ou le Dracula de Coppola, tout comme le maquillage. A en juger par l'affluence dans la grotte, il ne fait aucun doute que The Vision Bleak étaient un des groupes les plus attendus du Prophecy Fest 2017, et tous semblent captivés par le concert.



Le son est relativement bon en début de set, et va s'améliorer au fur et à mesure, avec les cordes qui se laissent bien entendre et qui ajoutent un plus non négligeable aux morceaux, parfois épique ou dramatique. Si le chanteur aux backing vocals est presque inaudible, le mix met bien en valeur la soprano, qui fait quelques interventions remarquables, avec une très belle voix et sans en faire des tonnes.



Quand le rythme s'accélère, le son devient beaucoup moins clair et tranchant, faisant perde de l'impact au groupe, mais cela arrive heureusement peu, la formation se concentrant sur des morceaux mid tempo. Malheureusement, The Vision Bleak n'a pas pu nous en montrer plus, le set ayant été arrêté au bout d'une quarantaine de minutes. C'est le résultat des retards évoqués déjà plusieurs fois dans ces lignes. Il vient cette fois impacter le concert d'une des gros noms du festival (et du label), alors même que le concert était assuré dans une formation spéciale et rare. Cette décision de leur couper l'herbe sous le pied est d'autant plus incompréhensible que les trois groupes jouant après (dont deux non-signés sur Prophecy Productions), ont tous eu au moins une heure de set. Il aurait été plus juste pour les groupes de l'écurie de raboter légèrement chaque set de la soirée. Dommage pour The Vision Bleak, qui avait vraiment assuré sur ce temps de jeu réduit.

Hexvessel

Hexvessel faisait donc partie des groupes hors du label Prophecy invités au festival. Malgré un passage pas tout à fait convaincant en première partie d'Alcest en 2014, ce groupe continue d'être programmé dans les festivals les plus prestigieux comme le Roadburn 2016 pour un double set, constituant un bon prétexte pour leur donner une deuxième chance.



Hexvessel joue un rock psychédélique imprégné de l'influence des seventies et des sixties, à la fois dans les compositions mais aussi dans les sons et les effets qu'ils utilisent, qui sont un vrai hommage à cette période d'ébullition créative pour le rock. Le groupe est porté par Matt "Kvhost" McCerney qui a un CV impressionnant et varié pour son âge, ayant aussi bien officié dans des poids lourds du metal extrême (Dodheimsgard, Code) que des projets non metal (Grave Pleasures /  ex-Beastmilk). Et Hexvessel représente un tout autre aspect de son spectre musical ouvert. Jouant de la guitare tout en chantant, difficile de nier qu'il a une très belle voix, parfaitement maniée pour se greffer naturellement aux compositions.



Le son est d'une clarté rarement entendue sur le festival cette année, et si on peut expliquer cela par le fait que cette musique est plus facile à sonoriser que le metal, un bref coup d'oeil à la console nous apprend que Hexvessel a son propre ingé-son, venant corroborer une foi de plus nos soupçons sur le technicien du festival. Ici la basse ou la batterie ne viennent pas marcher sur les plates bandes de la guitare ou des violons, un mix vraiment bien équilibré malgré un volume relativement élevé.



La musique de Hexvessel a tout pour plaire à l'oreille : les choeurs assurés avec brio par la violoniste, les soli chiadés du guitariste, le son du clavier old school, le tout servi par une interprétation du meilleur niveau. C'est en fait au niveau de la composition que le bât blesse. Elles sont d'une mollesse qui ennuie au bout de quelques morceaux. Le concert tourne en rond du fait que plusieurs chansons basées sur le même format au tempo lent se suivent, sans aucune dynamique. Et ça continue pendant une bonne heure, sans aucune signe de changement. Le groupe est certes irréprochable d'un point de vue technique, mais il y a bien quelque chose qui ne fonctionne pas avec le flot des compositions. Quel dommage donc d'avoir dû sacrifier le set de The Vision Bleak pour maintenir la performance déjà trop longue de Hexvessel.

Dool

Peu de gens connaissent déjà Dool en France, et pourtant ils méritent toute votre attention. Ce groupe hollandais a intégré dans ses rangs deux musiciens de The Devil's Blood, à savoir J à la basse et M à la batterie, et tout porte à croire que Dool ont repris une partie de l'ADN de la formation maudite de Selim Lemouchi.  Leurs compositions synthétisent un hard rock avec des touches de prog et de doom, le tout baignant dans l'esprit des seventies. Difficile de rester insensible alors que Dool distille des riffs diablement efficaces, le tout avec un son très précis. (Ce n'est pas le technicien du festival, heureusement). Le concert est porté par la présence scénique chanteuse guitariste Ryanne van Dorst, qui a une voix vibrante et puissante aussi bien dans les graves que les aigus.



La particularité de ce concert est l'ajout de cinq musiciens au line-up spécialement pour ce soir. Ryanne est donc assistée par deux choristes qui étendent le spectre vocal du groupe avec de belles harmonies. A cela s'ajoutent des finitions aux petits oignons par les différents musiciens de la formation, notamment le claviériste qui sévit au Fender Rhodes et au Mellotron, avec des touches délicates qui rendent l'écoute à la fois plus intéressante et agréable, tout en restant en retrait pour laisser les guitares au premier plan.



Ce qui marque rapidement en regardant Dool jouer, c'est à quel point le groupe semble tourner ensemble depuis des années alors qu'ils sortent à peine leur premier album. Il y a une vraie alchimie sur scène qui s'explique difficilement avec des mots. Soyons clairs, ils ne prennent aucun risque dans la composition des morceaux, qui n'est pas vraiment originale, mais l'ensemble tient complètement la route sur scène, et c'est tout ce qui compte.



Lors d'une pause, Ryanne annonce qu'ils vont jouer un nouveau morceau, beau présage pour la suite de Dool étant donné sa qualité, avec de belles harmonies de guitare et la présence d'une violoniste qui arrive à s'intégrer dans la musique, sans que cela sonne forcé. Le dernier morceau du set commence sur un excellent riff qui ressemble à s'y méprendre à du Tool, mais c'est le seul réel point commun qu'on peut relever entre les deux groupes, en plus de l'orthographe. Dool ont donc réalisé un sans fautes ce soir, justifiant leur place en fin de soirée en dépit de leur renommée encore limitée. S'ils parviennent à maintenir ce niveau de qualité sur album, il ne fait aucun doute qu'ils s'imposeront à l'international. Faith in rock n' roll restored.


Hypnopazuzu

Que dire sur Hypnopazuzu ? C'est l'union de deux immenses artistes sur lesquels on pourrait chacun écrire une thèse. Nous parlons bien sûr de l'ésotérique David Tibet (Current 93) et le protéiforme Youth (Killing Joke). Imaginez Dead Can Dance qui auraient pris beaucoup trop de champignons magick, et vous aurez un bref aperçu de la musique qu'ils jouent. Les compositions se basent sur des nappes de clavier majestueuses, un violon tantôt mélodique, tantôt dissonant. Et par dessus ces multiples couches, la voix unique et toujours aussi habitée de David Tibet. Le bougre teste les limites de ses cordes vocales, chantant ou hurlant, parfois à la limite du growl.



On retiendra notamment "Sweet Sodom SingSongs" avec le sample de cithare de "Through Pain to Heaven" de Popol Vuh, également utilisé comme intro par Opeth. Ici, la cithare est utilisée dans un registre radicalement différent et osé.



Bouteille d'un alcool transparent non-identifié posée derrière le retour, David Tibet captive le public avec sa performance, tandis que Youth enlève sa fameuse casquette, signe des grands soirs. On peut noter enfin que Hypnopazuzu joue fort, vraiment fort, sans que cela nuise à la précision du son. De ce fait, l'auditeur peut pleinement se faire bercer par les multiples couches de drones que la formation met en branle.



Ainsi, cette expérience magick était le final idéal pour cette troisième édition du Prophecy fest, avec une conclusion sur une bonne note. Il y aura eu donc pas mal de couacs sur le son et le programme, faisant qu'on peut difficilement parler d'une amélioration par rapport à 2016, où aucun de ces problèmes ne s'était manifesté, ou en tout cas, pas avec une ampleur de nature à impacter négativement la qualité de l'évènement. Pourtant, le concept du Prophecy fest reste génial : une seule scène dans une grotte, des sets spéciaux, le merch du label, une exposition d'un curateur visuel... Encore quelques ajustements et ce festival pourrait définitivement s'installer comme une référence dans l'underground. Malheureusement, le faible nombre de billets vendus cette année, entre autre à cause d'une affiche moins imposante que les années précédentes, fait qu'il n'y aura sans doute pas de Prophecy fest l'année prochaine. Les organisateurs songent à changer de date, à savoir revenir sur une seule journée en septembre, comme pour l'édition 2015. L'avenir le dira, croisons les doigts.


Report de la première journée.

Neredude (Septembre 2017)

Photos : Arnaud Dionisio / © 2017 Deviantart
Toute reproduction interdite sans autorisation écrite du photographe.

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