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Funebrarum, Phrenelith et Towering le 27 mai Le Klub

Le Klub est certes petit en taille mais il ne l'est pas par sa programmation, bien au contraire. Voilà des années que l'équipe nous propose régulièrement des affiches plus qu'intéressante. Le 27 mai marquait donc un rendez-vous de choix pour tout amateur de Death Metal qui se respecte puisque les Américains de Funebrarum venaient nous saluer, accompagnés des Danois de Phrenelith et des Parisiens de Towering


On commence donc avec les locaux qui n'ont sorti qu'un seul disque jusqu'ici, ou plutôt une démo, que l'on nous a présenté comme un groupe de Death Metal old school, on ne s'attend donc pas à ce qu'ils prennent de gant avec nous. On ne va pas en prendre d'ailleurs, Towering n'en est encore qu'à ses débuts et ça s'entend puisqu'il ne propose rien de terriblement original. En revanche, qu'un groupe aussi jeune et n'ayant sorti que deux morceaux parviennent à aussi bien maîtriser son sujet, c'est relativement rare. On est bien face à ce que l'on nous avait vendu, c'est à dire des riffs gras, du matraquage de grosse caisse et, tant qu'à faire, une basse baveuse comme on les aime chez Autopsy ou Obituary. On pourrait disserter longtemps sur ce qu'il y a possiblement à améliorer mais, très franchement, certains groupes présents depuis bien longtemps n'arrivent toujours pas (ou ne veulent pas, comme Gruesome) à se détacher de leurs influences donc Towering a tout le temps qu'il souhaite pour poursuivre son petit bonhomme de chemin. Comme dirait un certain chancelier, il va falloir les surveiller. 
Le bandcamp de Towering.

Phrenelith, directement débarqués de Copenhague, s'installent à leur suite. Auteur d'un premier album sorti chez Dark Descent (on ne dira jamais assez à quel point ce label est impressionnant) un peu plus tôt dans l'année, nous les attendions. Si leur travail studio est intéressant, cela n'est rien en comparaison de leur performance sur scène. Le groupe attrape la foule et ne va pas la lâcher. Tout y passe : hurlements caverneux, blast beats, riffs gras comme un cadavre laissé trop longtemps en plein soleil.... Tout ici pue le respect éternel à la mort et aux anciens : Autopsy, Obituary et Gorguts pour le côté technique et parfois imprévisible. Certains membres du public, qui ne connaissent pas le groupe, se demandent d'ailleurs ce qui vient de leur tomber sur le coin de la margoulette, paumés qu'ils sont dans cette marre de vers. Technique, sombre, assez original : que demander de plus ? 
Le bandcamp de Phrenelith.

La légende veut que les ricains règnent en maître sur le Death Metal depuis toujours. Si cette déclaration est fortement exagérée (Allez donc demander à Bolt Thrower, Rippikoulu ou Dead Congregation ce qu'ils en pensent), il est évident que le public s'est avant tout déplacé pour les cinq gars du New Jersey. Une intro lente et sombre pour mettre tout le monde dans le bain, une salve de poignée de mains avec les premiers rangs et voilà qu'on est parti sur l'autoroute de la sauvagerie. On recule d'ailleurs un peu pour éviter l'accident dû à quelques pogoteurs (faire 1M90 au Klub et se coller à des pierres est une manière de faire du rôle play pendant un concert de Death Metal) et on profite. On profite même tellement que le temps passe un peu trop vite. Musicalement, il n'y a rien à dire, les compositions sont solides et jouées à la perfection avec une précision diabolique, qui contraste avec le son du groupe tant celui-ci est lourd et ronflant. Le chanteur vient haranguer les premiers rangs et un sourire se dessine sur le visage des membres de l'audience comme sur celui des musiciens. On pourra regretter que les musiciens se tiennent un peu en arrière de la scène, pour éviter quelques déconvenues techniques à cause des corps qui viennent s'écraser, après avoir été bousculé, sur les retours mais rien de bien grave. Funebrarum vomit ses riffs et bave ses blasts aussi facilement que sur disque d'une manière jouissive et il n'en faut pas plus pour être satisfait, tant le groupe est rare dans nos contrées. 
Le bandcamp de Funebrarum.

S'il fallait retenir une chose de cette soirée, c'est que le terme de « gras » est toujours le meilleur pour parler de Death Old School et on ne peut pas dire que les trois formations soient au régime, bien au contraire. Tous trois ont tenu leur promesse, Phrenelith a semble-t-il gagné des fans ce soir-là et c'est mérité quand on voit avec quelle sincérité et talent les Danois jouent. Towering nous a montré qu'il allait falloir compter sur eux. Quant à la prestation de Funebrarum, disons simplement qu'ils ne sont pas venus pour faire office de figurants. 

Raikage (Juin 2017)

Un immense merci au Klub, à Jessica et aux groupes. 

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