All Pigs Must Die et Gust le 6 avril Gibus Live

Le jeudi 6 avril, Paris avait de fausses allures de festival : King Dude, Mantar et All Pigs Must Die jouaient tous le même soir dans différentes salles. Il faut donc faire un choix et ce seront les derniers, plutôt rares en salle en France, pour nous. Direction le Gibus Live pour savoir si ces mecs là sont autant des bouchers sur les planches qu’ils le sont sur disques. 

Gust est une jeune formation de Crust moderne originaire de Suède qui a reçu la mission d’ouvrir la soirée. Un chanteur qui se renverse régulièrement de l’eau sur la tronche et un son qui manque de gras et de patate, l’affaire ne commence pas dans les meilleures conditions.  En gros amateur de Tragedy et His Hero Is Gone, je reste tout le set et si certaines bonnes idées sont présentes, notamment grâce à la présence de deux guitares, il serait malhonnête de dire que Gust nous a épaté ce soir là. Non pas que le groupe soit mauvais mais il n’arrive pas à se construire une personnalité assez remarquable pour que l’on parvienne à avoir l’envie d’aller plus loin en rentrant chez-soi. 

Passons donc à ceux pour qui nous nous sommes déplacés, j’ai nommé All Pigs Must Die. Le side project de quatre membres éminents de la scène Hardcore moderne américaine n’est pas là pour compter les cailloux : ça joue vite, fort et bien tant qu’à faire. Ben Koller, véritable machine à moulinets dans la margoulette,  impressionne par son jeu et surtout son sourire dont il ne sépare jamais, y compris pendant ses roulements de caisse claire. Le mélange de Crust moderne, de Hardcore et de Powerviolence de All Pigs Must Die ne tarde pas à faire mouche et le public n’est pas là non plus pour plaisanter tant il donne de son corps et de la voix. Le concert a tendance à paraître un peu long sur la fin étant donné que les compositions ne brillent pas par leur diversité mais le groupe est assez intelligent pour jouer 45 minutes sans aucun rappel. À vrai dire il n’en fallait pas plus tant la décharge de haine viscérale lâchée ce soir sur le public parisien sort du cœur.  

Une soirée qui nous aura donc permis de constater que All Pigs Must Die ne sont définitivement pas là pour rigoler, side project ou pas. Un nouvel album semble être en chemin et on a définitivement hâte d’y jeter une oreille. 

Raikage (Avril 2017)

Un immense merci à Kongfuzi Booking, au Gibus Live et aux groupes. 

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