Firewind + Manimal O'Sullivans Backstage By The Mill, Paris, le 22 février 2017

Cette soirée marquait le retour de Firewind dans la capitale, avec un nouvel album en poche et surtout un nouveau line-up, après le rendez-vous manqué en novembre dernier. Ce sont à leurs compatriotes de Scar Of The Sun qu’incombait la tâche d’ouvrir la soirée, mais les affres habituels des transports parisiens nous empêcheront de voir leur prestation.



Manimal (les Suédois, pas les Toulousains) débarque ensuite sur la scène du Backstage, arborant un maquillage pouvant rappeler, en tout cas pour le chanteur, celui de King Diamond. Et si par moment il arrive à faire légèrement peur, la musique de Manimal reste assez inoffensive. Le groupe, affichant 2 albums à leur compteur, propose un Power/Heavy Metal des plus classiques, avec une utilisation très appuyée de la voix de tête et des solos de guitare peu inspirés. Ils maîtrisent également approximativement l’anglais, annonçant dans la langue de Shakespeare qu’il leur reste deux morceaux à jouer (ce qui aurait pu être une bonne surprise), pour finalement en jouer quatre ! Leur fin de set paraît ainsi interminable (la soirée ayant également pris un peu de retard) et cela n’aide en rien à entrer dans leur univers. Les suédois terminent leur concert avec Invincible et Irresistible. Il leur reste encore un peu de chemin pour le devenir.



Ce retard sera rapidement dès l’arrivée de Gus G. et de sa bande sur scène. Logiquement, Firewind entame son set avec deux nouveaux titres, Ode To Leonidas et We Defy, et on sent Henning Hasse au chant un peu en dedans. Heureusement il ne s’agissait là que d’un petit tour de chauffe et on se rendra compte rapidement qu’il a déjà bien pris ses marques sur les anciens titres (Few Against Many, Between Heaven and Hell) et on sent (photo à l'appui) qu'une alchimie s'est déjà créée. De son côté, Gus G. est déconcertant de facilité à la guitare, enchaînant les solos à une vitesse folle, tout en réussissant à marier technicité et musicalité. Bob Katsionis n’est pas en reste, alternant guitare et clavier, avec une telle aisance qu’il se permet même quelques fantaisies, comme emprunter le smartphone d’un spectateur pour filmer de plus près le groupe, tout ça en continuant de jouer. On regrettera simplement que le clavier ne soit pas mixé un poil plus fort ainsi que quelques soucis de larsen qui gêneront aussi temporairement l’expérience. Mais une fois ce problème réglé, la magie opérait. Et, en l’espace deux morceaux (aux titres prédisposés), Firewind mettra le feu au Backstage sur World On Fire et surtout avec l’instrumentale The Fire and the Fury à l'interprétation impeccable. Le groupe réussit même à presque faire croire que le concert aller se terminer sur Tyranny, mais c'est bien sur Falling To Pieces, reprise en choeur par un public encore vaillant, que les Grecs termineront en apothéose. Il ne reste plus qu'à espérer ne pas devoir attendre à nouveau cinq ans avant de les revoir.

Grum (Mars 2017)


Merci à Access Live pour l'accréditation.

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