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Sabaton, Accept et Twilight Force l'Olympia, Paris, le 16 janver 2017

Dans la famille Metal, je voudrais le Symphonique, le Speed et le Heavy. C’était en effet une soirée chamarrée qui nous était proposée ce lundi soir à l’Olympia, salle qui accueille trop peu souvent ce genre d’affiche. Après avoir essuyé un refus de la part de Saxon pour les accompagner sur cette tournée, ce sont les vieux briscards d’Accept que l’on retrouve en appui de Sabaton, avec en apéro les elfes de Twilight Force.
NB : On taira ici la controverse puérile de “Accept qui joue avant Sabaton, c’est inadmissible !”, surtout après avoir vu autant de monde chier dans les bottes d’Anthrax qui avait refusé en 2014 de jouer avant Ghost. Y aurait-il moyen de laisser les groupes la liberté de mener leur carrière comme ils le souhaitent ?




Ce ne doit pas être chose aisée que d’ouvrir pour deux tels groupes, de réussir à capter l’attention du public qui n’est pour le coup pas vraiment, voire pas du tout, là pour soi. À ce petit jeu, Twilight Force s’en est tiré haut la main, malgré plusieurs casseroles. La première justement concernant le son de la batterie, atroce et très en retrait mais qui permettra, un mal pour un bien, de bien entendre les guitares et notamment les solos. La deuxième, mais qui n’était pas de leur ressort, était un manque flagrant de place sur scène (les sets d’Accept et Sabaton étant déjà en place) et un light show un peu en berne. Mais les Suédois dans leurs beaux costumes médiévaux réussiront malgré tout à communiquer leur bonne humeur au public parisiens grâce à moult jeux de scène un peu stupides, mais surtout grâce à leur musique. Le temps de six chansons dont Flight Of The Sapphire Dragon ou Battle Of Arcane Might, Twilight Force nous plonge dans son univers Heroic Fantasy, peuplé de monstres, de nappes de synthé et de mélodies kitschouilles, de solos joué à fond la caisse et de voix haut perchée. Et ça fonctionne ! Est-ce l’effet “oreilles d’elfes” qui jouent en leur faveur ? En tout cas, le contrat est rempli et le public bien (é)chauffé avant la suite de la soirée.



Accept en impose avec sa scène et son backdrop. Ils ont certainement mis le paquet pour donner un minimum le change avec les suédois. Le rack de batterie, qui ferait penser à une araignée sur le dos, est particulièrement impressionnant. Côté musique, les Allemands font montre rapidement de leur talent et de leur répertoire, après avoir expédié rapidement deux titres récents d’entrée de jeu (Stampede et Stalingrad). Certaines chansons seront entrecoupées au niveau des solos par quelques plans de musique classique revus et corrigés par Hoffman (il a sorti un album solo sur ce thème), et cela marchera carrément bien auprès du public ! Techniquement irréprochables, ces petits bonus arriveront quand même par moment comme des cheveux sur la soupe. Mais histoire de remettre le public d’équerre, Accept ne fera aucune concession sur Fast As A Shark (en gardant son intro) et sur l’incontournable Balls To The Wall. Une prestation solide mais bien trop courte pour un groupe de cette trempe. Mais en attendant leur prochain album et la tournée qui s'en suivra, c'était plus qu'appréciable.



Dire que Sabaton met les petits plats dans les grands est un euphémisme, on sait que le groupe est maintenant atteint par un syndrome folie des grandeurs, synonyme de démesure scénique : le char servant de base à la batterie est évidemment là, des répliques de canons antiaériens sont également installés, ainsi qu’un écran géant en guise de backdrop. On pourrait dire également que tout cela ne serait que l’arbre qui cache la forêt ? Heureusement, les Suédois ont du répondant. Ultra carré dans leur prestation (Sparta, très impressionnant avec les figurants et Joakim arborant costume et casque), le groupe se permet de nombreuses pantalonnades tout au long du show, comme lorsque Joakim apprend au nouveau guitariste à dire “salaud” en français, lui faisant croire que cela veut dire “santé”, ou encore lorsqu’il jouera les intros de Jump de Van Halen au clavier, ou de Beat It à la guitare. Le groupe sortira également des sentiers battus avec une version douce de The Final Solution, en mode hippie. Sur Resist&Bite, un écusson avec un sanglier trône sur l’écran géant, arborant la devise en français “résiste et mords” et le groupe terminera son set de façon retentissante avec Shiroyama et To Hell And Back. Oui Sabaton n’est pas le groupe qui vous fera planer en concert (pour ça, il y a Cult of Luna, par exemple) mais si vous cherchiez une satisfaction immédiate et du grand spectacle, vous en aurez eu pour votre argent ce soir là à l’Olympia.

Grum (Février 2017)

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