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Interview de William et Rebecca, organisateurs de l'Unpleasant Meeting Mailer, juin 2014

les 1er, 9 et 10 Mai avait lieu la 3eme édition de l'Unpleasant Meeting, festival anarcho-punk anciennement basé à la Miroiterie relocalisé au Soft à Ivry-Sur-Seine. Evidement DIY et Non-profit, il peut se targuer d'avoir réuni au cours de ses éditions de sacrées pointures comme The Varukers, Oï Polloï, Broken Bones, Chaos UK...Quoique assez méconnu, il arrive à rassembler tout type de groupe punk, du Crust au post-punk en passant par le ska-punk ou la Oï!, faisant vivre trois jours de concerts à toutes ces tribus en bonne intelligence. On est donc allé demandé à William et Rebecca, organisateurs, de bien vouloir nous livrer leurs secrets. Réponse de William avec l'approbation de sa camarade.


Bonjour William et Rebecca, merci à vous deux de bien vouloir répondre à cette interview. Cette année, c'était la troisième édition du Unpleasant Meeting, qui a eut lieu au Soft à Ivry-sur-Seine. On peut voir sur l'affiche qu'il est le fruit du travail de plusieurs associations qui se sont unies pour lui donner naissance. Que peux-tu nous dire à leurs sujets, à propos de votre fonctionnement ?


Unpleasant Meeting est une rencontre déplaisante entre deux personnes : « Joli Destroy » ! Une sombre démoniaque, Joli monstre, et un jovial épuisant - moi même - Wall street destroy, qui naviguent depuis 18 ans dans la scène dark et punk.
On a voulu faire un mix cohérent entre ces deux milieux en prenant l'anarchopunk comme leïtmotiv, mouvement qui a mélangé de nombreuses sonorités aussi bien sombre que jazzy, reggaetisante … et autour de ce concept, on a créé un collectif sans nom entouré de nombreux amis de différents horizons :
- Arak, collectif streetpunk hardcore antifa,
- Insane Sonorisateur, organisateur de concert plus hardcore et nihiliste,
- Foule amère II, les pires des sociopathes sonorisateurs, squatters et organisateur de concerts punk,
Aperocid, collectif vegan pour le catering des groupes, Vegan.fr pour le public
- Cedreek pour les lumières métallisantes,
- OTB pour faire classe
Et plein d'autres personnes qui nous aident comme :
Charlotte de la Gare Xp, Pwca, Temple vengeance, Lucio pour les fresques murales et les aménagements.
Pour les questions d'hébergement et de transports, toujours plein de motivés, merci à eux. En gros à chaque édition une trentaine de personnes qui font en sorte que ce festival existe, sans oublier les djs.  

Comment est né le Unpleasant Meeting ? Et d'ailleurs, d'où vient ce nom ?

On trouvait dommage que de nombreux milieux musicaux à Paris ne se côtoient pas et on s'est dit que ce serait cool un festival qui mélange les créatures de la nuit (gothique, batcave, fetich…) avec des punks, des psychos, des hardcoreux, des skins, crusties, metalleux…Rebecca aka Joli monstre a trouvé dans un vieux magazine une gravure avec ce nom (visuel de la première édition) et ça collait bien. Du coup festival déplaisant c'était parfait !

Pourquoi avoir fractionné le festival sur plusieurs jours discontinus (le 1 mai puis le 9 et le 10) ?

Au mois de mai il y a plein de festivals dans tous les sens et vu qu’on n’est pas encore très connus, on adapte nos dates par rapport à ces événements et aux groupes qui tournent. Je pense que la prochaine édition on essaiera de faire trois jours de suite comme la première fois.

Les premières éditions du festival ont-elles rencontré du succès ?

Oui les deux premières éditions ont été un succès et on a été super surpris de la qualité du public, plein de curieux et de mélomanes. Les gens venaient de partout de France et de l’étranger et on a pu rencontrer des piliers de la scène internationale comme Roy Wallace auteur du DVD The Day The Country Died.

Es-tu satisfait de cette troisième édition ? Quelles étaient vos attentes, en terme de fréquentation, d'ambiance, de performance des groupes ?

Cette année, on s’est lâché sur la programmation en faisant venir beaucoup de groupes obscurs sur Crass Records et Motorhate Records pour les faire découvrir au public, avec quand même quelques noms connus. On essaye surtout de faire venir des groupes qui ne jouent pas souvent, voire jamais en France. Vice Squad n’avait jamais mis les pieds en France. On a quelques groupes nouveaux, des reformations uniques comme Hysteria Ward et des surprises comme R.A.S., Sherwood Pogo. L’ambiance est d’un super esprit « positive punk » avec un bon mélange de gens. Au niveau de la fréquentation vu que l’affiche est pointue on attire surtout des passionnés, le prix bloque les simples fêtards qui ne comprennent pas ce qu’on branle. Le souci, c’est que faire venir des groupes pour une date unique entraine forcément des coûts plus importants.

L'affiche de cette année était très « british », sur la petite vingtaine de groupes, les deux tiers étaient britanniques. Comment s'effectue la programmation du Unpleasant Meeting ? On peut y trouver toutes les facettes du monde du punk, que ce soit le crust, le post-punk, le deathrock, la Oi!...Est-il possible qu'un jour vous alliez au delà en programmant des groupes de metal, de folk, de hip-hop ou de reggae ?


La programmation se fait par coup de cœur avec l’envie de voir des groupes qu’on n’a jamais vu. Pour l’ouverture, le hip hop pour moi est représenté par le spoken word comme Andi T l’année dernière, le reggae cette année on a eu Inner Terrestrials [NDLR : Reggae les I.T ? Plutôt Ska Punk ] et l’affreux Dj Cheribibi et pour le métal on y pense mais plutôt Crossover, pour la folk mélangée avec de l’anarchopunk on a eu Steve Lake avec Pog jouant Zounds et la première année on a eu The Astronauts.


J'ai vu assez peu de communication autour du festival, d'ailleurs si un ami ne m'avait pas appris son existence, je n'en aurais rien su. Est-ce un choix délibéré, par rejet du monde de la publicité et en préférence aux méthodes d'organisation DIY ?


C’est vrai qu’on a rejeté les distributeurs habituels parce qu’on est un festival non commercial, le prix de l’entrée est un juste une prix conseillé pour couvrir les frais donc pour une question d’éthique et de légalité vu qu’on fait ces évènements dans des lieux alternatifs, on ne peut pas utiliser ces réseaux. On fait quand même 30 000 flyers, posters, événement facebook, teasers, site d’annonce de concert et quelques forums mais si vous voulez nous aider à communiquer sur ce festival, c’est avec joie !

Vous vous revendiquez comme un « DIY non-profit festival », cela veut-il dire que vous vous passez de subventions publiques et de sponsoring qui constituent les ressources principales de la plupart des festivals ? Si oui, d'où vient votre financement ? Réussissez-vous à être auto-suffisant avec les entrées et la vente de boisson ? Le personnel impliqué dans l'organisation et la technique est-il intégralement bénévole ?

On n’a aucune subvention ni sponsoring, on investit de l’argent juste par passion, et quelques potes nous aident, comme pour l’impression des flyers. On continue tant qu’on peut assurer et on espère qu’on aura de plus en plus de curieux. On a juste les entrées sans le bar, tous les membres du collectif le font par passion et on essaye quand on peut de les défrayer un peu pour les aider dans leurs projets.

Que retiens-tu de positif pour cette édition ? Et au contraire, quels problèmes avez-vous rencontrés ?

J’étais super content de rencontrer les gens du SOFT qui nous ont accueilli les bras ouverts, nous ont beaucoup aidé (prêt de matos, sérigraphies à prix coûtant qu’on a pu distribuer au public etc) et nous ont fait profiter de leur lieu en laissant une liberté d’action qui a permis de faire un chouette écrin a cette édition. Il y a eu beaucoup de travail en amont pour faire les décors, agrandir la scène, aménager de la salle de distro etc, mais on a eu une super équipe avec beaucoup de bonnes rencontres. Les deux premières éditions étaient à la Miroiterie, c’était un lieu plus facile d’accès mais moins agréable pour accueillir nos amis.

Puisqu'on parle de problème, j'ai pu constater que la police a rendu une petite visite au Unpleasant Meeting le troisième jour. Est-il possible que tu nous racontes pourquoi ?

Ils sont venus le vendredi et le samedi, comme pour tout squat non légalisé ils viennent surtout pour vérifier que c’est bien un festival non profit avec un prix conseillé pour couvrir les frais et qu’on a fait en sorte que le public ne risque rien (présence de SSIAP bénévoles [NDLR : Vigiles/secouristes]) et qu’il n’y ait pas de débordements. On aurait préféré des policiers en civil mais bon…

Je présume que toutes les assos qui participent au Unpleasant Meeting doivent avoir une grosse activité en dehors du festival, quels sont les prochains événements à retenir ?


Toutes les assos et collectifs qui font partie de l’Unpleasant organisent pas mal d’évènements, je vous invite à voir la programmation d’Arak qui font beaucoup de collaborations avec d’autres assos. Avec le collectif de l’Unpleasant on a un projet pour septembre, trois pour novembre et le festival pour mai prochain. On préfère ne rien annoncer tant que ce n’est pas concret. Vous pouvez vous inscrire sur la mailing : [email protected]

C'est la fin de cette interview, si tu as quelque chose à ajouter ou que tu veux faire un petit discours, fais-toi plaisir !


Je crois que si on lit les paroles tous les groupes qui jouent au festival, tous les discours sont faits : Squatter’s rights d’Inner Terrestrials, I am not a fool de Cockney Rejects, Victimized de Chaos UK, Rub me out de the Cravats, Idolization d’Hagar the Womb, Demystification de Zounds, Progress de Cress, ou For my country d’UK Decay

Garik (Juillet 2014)

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