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Vorph de Samael par téléphone, 2017

"L'idée de revisiter des vieux morceaux est importante pour un groupe. C'est comme ouvrir une boîte de Pandore, et quand on s'y est attelé, j'ai compris beaucoup de choses."

Actifs depuis trente ans, Samael viennent de sortir leur onzième album studio, intitulé Hegemony. C'était donc une occasion idéale pour en parler avec Vorph (Chant / Guitare) et revenir sur cette longue carrière parsemée de choix parfois surprenants.



Que peux-tu me dire sur la composition de ce nouvel album, avez-vous suivi la méthode habituelle ou avez-vous souhaité sortir des sentiers battus ?


Vorph : Non ! (rires) C'est tout de même très similaire à ce qu'on a fait jusqu'à maintenant. Depuis Ceremony Of Opposites, on a séparé le travail : Xy fait la musique et je m'occupe des textes et de mes lignes de voix. Et ce processus a été suivi sur tous les albums suivants, y compris celui-ci. 

Du coup, est-ce que Xy a le dernier mot sur le matériel qui est exploité sur l'album ou est-ce qu'il doit tout de même y avoir un consensus dans le groupe ? 

Généralement, il fait une version démo du morceau. Ce n'est pas une version finale la plupart du temps, mais les idées générales sont déjà là. Moi, ça me permet déjà de travailler sur les paroles. Parfois, le morceau a déjà un titre, donc ça me donne une idée de la direction à prendre et je mets des choses de côté pour ça. Dans d'autres cas, la simple écoute du morceau m'inspire certaines choses pour écrire des paroles. Il y a aussi des fois où je commence à partir de rien, j'essaye de trouver une ligne de voix et je travaille le texte là-dessus. Et quand j'ai enregistré ma voix, on écoute le morceau avec le reste du groupe et s'il y a des idées de production, on retravaille le morceau par rapport à ces idées. Là par exemple, Waldemar Sorychta (Lacuna Coil, Moonspell, The Gathering) est venu en Suisse pour qu'on revérifie les morceaux ensembles, donc ça fait un filtre de plus. Souvent, lui, il enlève des parties. C'est vrai que parfois, c'est trop chargé, donc il allège le morceau pour que ça soit plus lisible, plus compréhensible. Ensuite on l'enregistre seuls. Là on peut revenir en arrière le cas échéant si on trouve qu'il a été trop loin, s'il y a une partie qu'on voulait absolument garder. Parfois, Waldemar travaille sur des ponts pour que les refrains ne reviennent pas de la même manière. Ce sont des choses que parfois, à force d'être dans le morceau, on n'entend plus, donc c'est important pour nous d'avoir une oreille extérieure pour faire des ajustements, sans quoi on pourrait s'en rendre compte, mais deux ans trop tard, quand l'album est sorti et qu'on le réécoute. 

A l'écoute, on ressent une sorte de retour vers le son et le type de composition de Passage. Déjà es-tu d'accord ?

Ca ne me dérange pas. Je pense que l'identité du groupe s'est formée avec Ceremony Of Opposites, quand on a commencé à bosser avec des claviers, un grand changement pour nous. Ca a ouvert des portes, pour les orchestrations, etc... Alors que sur Passage, on avait des influences plus industrielles, voire électroniques parfois, tout en ayant la possibilité de continuer à utiliser des sons de batterie. Je pense que ces deux albums ont un peu formé notre son et après, à partir de là, on a essayé de développer des choses et d'expérimenter à droite, à gauche. Et je pense qu'avec Solar Soul, on a fait le premier pas vers cette idée de faire une synthèse de notre son, plutôt que d'essayer de nouvelles choses, pour consolider ce qu'on croit être notre musique. Quand tu expérimentes, tu peux opter pour des choix qui, finalement, peuvent ne pas bien se marier avec ton identité. Ca peut se justifier sur le moment, mais sur le long terme, ça ne tient pas. Donc je crois qu'on a commencé ce processus avec Solar Soul, qui s'est accentué sur Lux Mundi, notre album précédent. Pour nous, c'était un condensé, une carte de visite de notre musique. Voilà un album qui nous représente tel qu'on est, et Hegemony s'est construit là-dessus. Si tu me dis retrouver des choses de Passage sur Hegemony, tant mieux ! C'étaient nos débuts en tant que groupe avec une vraie identité. Ce qu'on avait fait avant, c'était quand même très inspiré par les groupes qui nous ont donné envie de faire de la musique.

Est-ce que tu pourrais élaborer sur la thématique de l'album ? 

Ce n'est pas un album concept, qu'on s'entende. On ne l'a pas construit à partir d'une idée développée au fur et à mesure. C'est vraiment un morceau après l'autre. Après, c'est certain que l'ensemble donne une ligne directrice à l'album, ligne dont on peut toujours s'écarter si on veut élargir le spectre. Donc je ne peux pas te donner une thématique précise sur l'album. Il y a des choses qui se retrouvent un peu sur certains morceaux, comme Rite Of Renewal, Land Of The Living. Les deux font référence à une sorte de cycle de vie, de renaissance. Mais à part ça, j'ai l'impression que chaque morceau a sa propre identité. 

Et cette renaissance, ça se rapporte aussi à Samael ?

Ca pourrait, mais je n'ai pas l'impression qu'on ait révolutionné quoi que ce soit avec cet album par rapport à ce qu'on avait déjà fait. Mais j'ai quand même l'impression qu'on fait un pas en avant. Autant sur Lux Mundi, je n'avais pas ce ressenti, j'avais l'impression qu'on faisait le point. Là, il y a des choses ouvertes pour aller de l'avant. En même temps, je repense à ce que tu dis, et c'est vrai qu'on a eu un changement de line up il y a trois, quatre ans : notre bassiste (Mas), qui était dans le groupe depuis plus de 20 ans, nous a quitté, et Drop nous a rejoint, alors que c'est un guitariste à la base (Sybreed). Bon, étant producteur, il jouait déjà de la basse, puisqu'il enregistre des groupes dans son studio à Genève. Ce n'étais pas un grand changement pour lui de passer à la basse. Mais c'est tout de même un renouvellement pour nous, donc ça pourrait coller. De l'autre côté, ces deux morceaux ont été écrits avant qu'il rejoigne le groupe, donc peut être que c'était prémonitoire.



Il y a eu six ans entre Lux Mundi et Hegemony. Pourquoi ?

Eh bien, nous avions déjà les morceaux pour Hegemony sous forme de démo en 2013. On était bien avancés sur l'album et on aurait pu commencer la préproduction et l'enregistrement sur 2014. Mais Xy a eu un opportunité pour écrire de la musique pour le spectacle son et lumière organisé dans notre ville chaque année. Avant ils utilisaient des musiques non originales, mais depuis quelques années, ils essayent d'avoir des artistes qui composent quelque chose pour le spectacle. Et on lui a demandé de le faire. Pour la première fois, il a pu travailler avec un vrai orchestre, c'est quelque chose qu'il voulait faire depuis longtemps. Ca lui a pris une bonne année à composer, enregistrer et mixer. Ca a été une sorte de cassure dans le processus. Avec le recul, je pense que c'était positif. On a pu avoir un regard neuf sur ces morceaux, puisque c'étaient déjà des vieux morceaux pour nous ! (rires) On voulait les remettre au goût du jour. Xy, du fait de son travail avec l'orchestre, a eu des nouvelles idées d'arrangement aux claviers. Ensuite pendant deux ans, on a tourné pour fêter l'anniversaire de Ceremony Of Opposites, en festival. D'ailleurs ça a pu influencer le chant sur Hegemony : les voix sur Ceremony Of Opposites sont plus agressives, et ça a pu se reverser sur le nouvel album. Certains journalistes me l'ont dit en tout cas.

Le projet orchestral de Xy est sorti ?

Oui, ça s'appelle Sedunum. On vient de la ville de Sion, et "Sedunum" est son nom celte. C'est une sortie indé qu'on trouve sur notre shop et le stand de merch.

Osmose Productions, votre label pour Worship Him, a eu 27 ans cette année. Ca te fait quoi ?

Bah, je suis content pour eux. Nous, ça faisait un an que l'album était prêt et qu'on cherchait à signer avec un label, et il n'intéressait personne, que ce soit Earache, Century Media Records... On connaissait Hervé d'avant, puisqu'il avait fait une compilation cassette pour que les bénéfices soient reversés à un chenil, et il nous avait demandé si on voulait être dessus. On avait dit oui, et quand il a lancé Osmose Productions, il nous a recontacté, ce qui tombait bien vu que l'album était prêt. 

Quels sont tes souvenirs de l'époque et quel est ton avis sur Worship Him avec le recul des années ?

J'essaye de ne pas le faire, parce que ça n'a pas de sens pour moi. Il y a trop de choses qui ont changé. Donc quand j'écoute ces vieux titres, je reviens aussi en arrière dans ma tête. (rires) On était très fier de l'avoir fait. C'était un but en soi d'avoir un album, de faire une tournée... Et ça n'a pas changé d'ailleurs : on veut toujours faire un album et une tournée, et on pense toujours qu'on peut le faire mieux, c'est pour ça qu'on continue. Worship Him était la meilleure chose qu'on pouvait faire à l'époque. Heureusement d'ailleurs que le meilleur d'aujourd'hui est meilleur que ce qu'on faisait à l'époque ! En tout cas, nous c'est le cas, mais ce n'est pas de notre ressort !

J'ai lu dans une interview que si Xy s'est tourné de la batterie vers la boîte à rythme, c'est sous l'influence de groupes comme Godflesh et Ministry. A l'époque, on pensait que la batterie allait disparaître du Metal, que ça ne servait plus à rien. L'histoire nous a appris que la batterie est restée avec son rôle très important dans le Metal, comment tu expliquerais ça ?

En fait, si Xy est passé à la boîte à rythme, c'est pour des raisons pratiques. Il avait composé Ceremony Of Opposites avec du clavier, et si on voulait reproduire ça en live, il nous fallait un claviériste. On en a eu un sur cette tournée et pour quelques dates de l'ep Rebellion. Ensuite ça n'a plus collé, il a quitté Samael et on s'est retrouvé avec le même problème. Nous vivons dans une petite ville, ce n'est pas facile de trouver des musiciens. Du coup, on s'est dit que Xy ferait le clavier, tout en passant à la batterie programmée, parce qu'il ne voulait pas que quelqu'un le remplace derrière le kit. Les groupes que tu cites nous ont effectivement influencés, mais ce n'est pas à cause d'eux qu'ont a pris une boîte à rythme. D'ailleurs Ministry ont toujours eu un batteur, ils utilisent des programmations en studio. On a du convaincre tout le monde que c'était une bonne idée : le label, notre manager, notre booker... Ils étaient ok pour le studio, mais voulaient qu'on garde un batteur en live. C'était la règle et on était content de la casser pour ne pas faire comme les autres. Du coup, de ce que je sais, on se retrouve dans une situation où on est les seuls à le faire, c'est agréable. (Vorph a visiblement oublié que Godflesh n'a historiquement pas de batteur non plus) Nous sommes les seuls à avoir ce genre de configuration pour le Metal. 

J'ai lu que pour Worship Him, votre producteur ne s'y connaissait pas du tout en Metal. Comme vous aviez une vision précise de ce que vous vouliez faire, la confrontation des deux visions a donné un résultat de bonne qualité. Est-ce que vous voudriez recommencer ce genre d'expérience ?

Ca serait intéressant. En fait, ce gars faisait surtout de la Chanson française, un peu de Rock, et il avait produit la demo d'un groupe de Thrash Metal. Donc il connaissait le style, mais il n'avait jamais produit d'album pour un groupe comme ça. Depuis, il a produit d'autres albums, je crois que Worship Him lui a ramené un peu de monde. Au final, cet album sonne différemment de ce qu'on avait en tête. Moi, je le voyais plus lourd. Il y a deux trois choses que j'aime toujours bien maintenant, notamment la batterie qui a des sons vraiment cool. Quand on a rencontré Waldemar pour Blood Ritual, on a finalement trouvé quelqu'un qui comprenait ce qu'on voulait. Et je pense qu'il a la production qu'on aurait aimé avoir pour Worship Him, suffisamment heavy, avec un peu de viande ! Je crois que ce qui fait le charme de Worship Him, c'est son côté nu : les guitares manquent d'ampleur, un peu perdues dans l'espace. Bref, oui, on serait intéressé pour retravailler avec quelqu'un hors de la scène Metal, on n'a pas été très aventureux ces vingt dernières années en bossant toujours avec Waldemar. 

Il y a un morceau sur l'album qui s'appelle Black Supremacy. Est-ce qu'il y a une thématique sur le racisme dans ce morceau ou ça n'a rien à voir ?

Effectivement, ça n'a rien à voir, même si le titre peut prêter à confusion. Et finalement, tant mieux. A l'origine, l'idée était très simple, c'était écrire un morceau sur le noir en tant que "couleur". C'était ça mon but et je me suis concentré là-dessus. On voulait le morceau ultime sur la couleur noire et c'est de là que vient le titre. Après, je n'étais pas assez naïf pour ne pas savoir que quelqu'un pourrait avoir ses propres interprétations ensuite. Pourquoi pas, si ça peut relever le débat sur le racisme, tant mieux.



Transition de fou : du noir au Black Metal. Avec vos premiers albums, vous vous êtes imposés comme un des acteurs principaux du mouvement, tel qu'on le connaît aujourd'hui. Est-ce que vous pensez être toujours un groupe de Black Metall et est-ce vous vous reconnaissez toujours dans cette esthétique ?

Ca ne me dérange absolument pas qu'on nous assimile à ce mouvement. Mais on n'a jamais essayé de se rattacher à une étiquette et on ne s'est jamais vendu comme un groupe de Black Metal. Moi j'étais un fan de la première vague de Black Metal, des groupes qui l'ont inventé. D'abord Venom, parce que... Je ne dis pas qu'on n'aurait pas fait de musique sans eux, mais en tout cas on ne ferait pas la même musique sans Venom. Moi avant ça, j'écoutais du Metal et du Punk depuis longtemps et un groupe qui mélangeait les deux, avec en plus quelque chose de vachement sombre, c'était nouveau. Il y avait Motörhead qui faisaient ça un peu avant, mais il y avait pas cette noirceur dans leur musique, ce côté occulte qui m'a tout de suite attiré chez Venom. Après, il y a eu d'autres groupes comme Bathory, Celtic Frost, les premiers Possessed, les premiers Slayer. C'est une influence c'est sûr, mais on ne s'est jamais dit qu'on allait faire la même musique. Mais c'est vrai que si tu écoutes nos premiers albums, c'est quand même très influencé. Il n'y avait pas encore beaucoup de personnalité, mais on savait ce qu'on aimait et ce qu'on voulait faire, et on n'avait pas quelque chose de nouveau à proposer. Comme je l'ai dit tout à l'heure, je pense qu'on a trouvé notre voie entre Ceremony Of Opposites et Passage

Qu'est-ce ce que tu écoutes en ce moment ?

J'ai très très peu de temps pour écouter de la musique en ce moment ! (rires) J'ai des goûts assez divers, j'écoute un peu de tout, même s'il y a des choses qui m'attirent plus que d'autres. J'ai toujours bien aimé les choses un peu sombres donc en général, ça va dans ce sens. Dans le Metal, j'ai écouté un peu le dernier Paradise Lost que je trouve très bon. J'aime bien des trucs un peu plus "nouveaux" comme Chelsea Wolfe, ou Zeal And Ardor qui ont fait un album très intéressant. 

Puisques tu mentionnes Manuel Gagneux qui est à moitié suisse, on constate que la Suisse a pas mal de groupes qui marchent à l'international aujourd'hui : vous, Zeal And Ardor, Schammasch, Bölzer. Qu'est-ce que tu penses de cette nouvelle scène suisse ?

Pour être honnête, ça ne m'a jamais vraiment intéressé de savoir d'où venaient les groupes. (rires) On nous a souvent dit qu'on était influencé par Celtic Frost et Hellhammer, et c'est vrai. Mais les gens faisaient le lien parce qu'ils sont suisses et nous aussi. Mais c'était pas parce qu'ils étaient suisses qu'on les écoutait, c'est parce que c'était bien. Je me fous de savoir d'où ils viennent. La scène, ça ne veut pas dire grand chose. Quand je vois certains de mes collègues suisses qui ne parlent pas français, on se parle en anglais, c'est toujours plus simple. Ca enlève ce côté national que je trouve pas forcément grandiose. Pour moi la musique ne doit pas être limitée à un pays ou une région, ça n'a pas beaucoup de sens pour moi.

Après, je pense que ça peut avoir du sens quand les groupes se connaissent, qu'ils s'influencent mutuellement, qu'ils bossent avec les mêmes producteurs...

Ouais, mais tu vois, je n'ai jamais sentis que nous faisions partis d'une scène. Et depuis que j'ai commencé la promo sur cet album, plusieurs personnes m'ont dit qu'on en faisait partie. Il y en a un qui renvoyait ça à une période de Century Media Records. Donc il nous associat avec des groupes comme Moonspell, Rotting Christ, Tiamat... Pourquoi pas en l'occurrence, je m'en fous. On connaît ces groupes, ce sont des amis mais j'ai jamais considéré que c'était une scène. Et là, c'est drôle parce qu'en plus aucun de ces groupes ne vient du même pays ! Selon moi, on a toujours été un peu différent. Enfin, c'est ma façon de voir les choses.

Est-ce que vous regrettez Reign Of Light et la direction prise sur cet album ?

Tu plaisantes ? (rires) Ah non, pas du du tout. Si tu veux, il y a quelque chose qui s'est passé après Passage. C'est vrai qu'on a fait l'album Eternal, et c'est un disque qui est vachement éclaté. C'était assez expérimental, alors qu'avec Passage on avait eu l'impression de trouver quelque chose. Mais on avait eu tout de suite peur de se retrouver enfermés dans un style et de ne plus pouvoir bouger. Avec Eternal, on a essayé de faire éclater ça. Et c'est en effet un album qui va dans tous les sens, c'est difficile de mettre un morceau comme Ways à côté d'un autre comme Radiant Star, ils n'ont rien à voir : l'un tend vers le Blues / Jazz, l'autre vers l'Electro / Drum n' Bass. C'était un besoin de se dire qu'on pouvait faire ce genre de choses. Et avec Reign Of Light, on a continué là-dedans, sauf qu'on voulait quelque chose de plus homogène. Et je trouve que c'est la suite logique d'Eternal, même si on a mis un certain temps à le sortir, avec un changement de line up, etc... C'est pas mon album préféré mais on ne le regrette pas du tout !

Parce que ce n'est pas le préféré des fans a priori.

C'est marrant que tu dises ça, parce que dans mon souvenir, Reign Of Light est notre album qui s'est le mieux vendu en France ! Il a touché d'autres personnes qui ne nous suivaient pas avant, qui sont peut être pas des fans depuis toujours. 

Du coup, quel est ton album préféré de Samael ? Tu ne peux pas dire le dernier, c'est trop facile !

C'est juste, c'est Hegemony. Et ensuite, ça va en descendant, après ça serait Reign Of Light, puis Solar Soul... Après, je sais plus trop. Peut être Passage.

Pour finir : la dernière fois que je vous ai vu c'était au Fall Of Summer, pour votre set old school. C'était intéressant pour vous de vous replonger dans ces vieux morceaux ?

Déjà, je dois dire que c'est vraiment un super festival, avec une excellente programmation. Et effectivement, c'était intéressant pour nous de jouer ces morceaux avec le dernier line-up et qu'on puisse revisiter ça avec Drop. Et on n'a pas essayé de refaire ça comme on les jouait à l'époque, c'est aussi ça qui était intéressant pour nous. Il y avait une batterie sur l'album à l'origine, et du coup on a du faire les programmations pour toutes les chansons. En plus, j'étais le seul guitariste à l'époque, donc jouer ça à deux guitares a permis d'intégrer des harmonies supplémentaires qui n'existaient pas sur la version studio. Et c'est vrai que Drop, bah c'est une machine ! (rires) Ca a vraiment resserré les rangs dans le groupe, je pense qu'on n'a jamais été aussi efficaces sur scène aujourd'hui.

Et vous auriez envie de refaire ça avec un autre album, Passage par exemple ? 

Je ne peux pas te confirmer qu'on va le faire aujourd'hui, mais oui, j'aime bien l'idée. Là on a le nouvel album sur lequel on va se concentrer. Mais l'idée de revisiter des vieux morceaux est importante pour un groupe. C'est comme ouvrir une boîte de Pandore, et quand on s'y est attelé, j'ai compris beaucoup de choses. Il y a tout un univers qui te revient et tu comprends des choses sur toi-même aussi, en tant que personne et en tant que groupe. Ca fait quand même un moment qu'on fait ça et ça te permet de retrouver un ancrage dans des choses importantes.

Neredude (Novembre 2017)

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