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Matt de l'Interceptor Fest (Bordeaux)

Et paf, sans qu'on s'y attende, l'Interceptor Fest a fait son apparition sur Bordeaux, avec une programmation d'une qualité et diversité impressionnantes pour une première édition. Organisé dans une région qui n'est pas toujours gâtée en concerts de metal extrême, il convient de saluer et soutenir cette initiative. Metalorgie s'est donc entretenu avec Matt de l'organisation pour en savoir plus sur les motivations derrière ce festival.



Comment est né le projet de l'Interceptor Fest ?

Matt : Le projet de l’INTERCEPTOR  est né a proprement parler il y a quelques mois.
Mais c’est quelque chose que nous avions envie de faire depuis bien des années. François, qui fait la programmation avec moi avait envie de faire un fest comme ça avec ses collègues du VOID. De mon côté j’en avais parlé à mon boss à la ROCKSCHOOL BARBEY et il était chaud. Du coup au lieu de faire chacun notre truc de notre côté, j’ai proposé à tout le monde de bosser ensemble sur ce projet. Tout le monde était emballé par cette idée, et on s’est mis au boulot direct.

Aviez-vous des objectifs particuliers en termes de programmation ? L'éclectisme peut être ?

Le principal objectif était de se faire plaisir, et de programmer uniquement des groupes que nous aimions. L’éclectisme s’est imposé de lui-même. Nous écoutons tous beaucoup de choses différentes. C’est qui fait la richesse de notre prog.

Est-ce que vous aviez d'autres objectifs en tête ?

A part de se faire plaisir, ce qui est déjà pas mal, nous voulions amener des groupes à Bordeaux et plus largement dans le sud-ouest, qui n’étaient jamais ou que très rarement venus. Nous voulions offrir au public une programmation bien léchée et audacieuse.

Commencer un festival par un format sur trois jours dès la première édition, c'est ambitieux. Qu'est-ce qui a motivé ce choix ?

La configuration des lieux fait que nous n’avons qu’une scène par salle, et que nous ne pouvons pas alterner deux scènes. Et Il y a tellement de bons groupes à faire jouer, que trois jours ce n’était pas du luxe.

Globalement, on constate que les artistes metal ont de moins en moins tendance à passer dans le sud. Est-ce que l'Interceptor est là pour pallier ce problème ?

En quelque sorte oui, même si nous ne sommes pas les seuls à faire venir des groupes dans le sud. Et que ce problème ne touche pas uniquement la scène metal. Mais pour tout le monde c’est toujours un peu galère et très onéreux, que ce soit pour les groupes ou pour les orgas. Le coût du voyage dans le sud est souvent exorbitant (carburant / péages…) et les bookers se retrouvent souvent dans l’obligation de zapper le sud pour des raisons financières. C’est dommage, mais c’est une réalité de terrain.

Mis à part les têtes d'affiche, ce sont des groupes de renommée plutôt modeste. Est-ce pour d'autre raisons que le budget ?

Ha ha ha, pour nous ce n’est pas la raison. Même si nous faisons attention à notre budget. La renommée d’un groupe c’est quelque peu surfait comme notion, tout dépend d’où tu viens. On s’est attaché à la qualité des groupes, et non pas à leur renommée.

Comment se passent les préventes ? Il vous faudra combien de personnes sur les trois jours pour rentrer dans vos frais ?

Ha c’est une question intéressante et un peu indiscrète, mais c’est le jeu. Je n’ai pas de chiffre exact à te donner, car j’essaye juste de me concentrer sur l’aspect artistique, et de ne pas me laisser déconcentrer par ces histoires de sous. Quentin, avec qui je bosse à la Rockschool Barbey, est un très bon administrateur et tient les comptes d’une main de fer. Je lui fais entièrement confiance à ce sujet-là. C’est trop souvent l’artistique qui doit se coller sur la logique de l’argent et de l’administratif. De notre côté nous tentons de prendre le problème ou l’équation dans l’autre sens : que l’aspect administratif et financier vienne se coller à l’aspect artistique et le soutienne pour ne pas le brider ou le censurer, pour ainsi rester créatif et dynamique.

Que pensez-vous  de la scène metal du sud-ouest, qui est finalement plutôt qualitative ? (Gojira, Gorod, The Great Old Ones…)


Et encore tu ne site que trois groupes, et il y en a tellement d’autres et des très bons.
Nous n’avons pas du tout à nous plaindre, au contraire même. Il y a un quantité hallucinante de concerts à Bordeaux toutes scènes et toute salle confondues.
J’aime beaucoup notre scène du sud-ouest, elle a quelque chose de différent.

J’ai cru comprendre qu’une partie du festival était gratuite. Qu’est-ce qui explique cette décision ?

Ben c’est pas mal non un peu de gratuité de temps en temps non ?

Est-ce qu’il y a autre chose d'organisé que les concerts dans le cadre le fest ? Des bières spéciales, une exposition photo/artistique ? 

Pour le moment nous nous concentrons sur les concerts car nous avons eu très peu de temps pour préparer le festival, et nous n’avons pas envie de proposer quelque chose de cheap. Mais sait on jamais il y aura peut-être une petite surprise …. Ou pas. On se décidera au dernier moment avec les potes de bordeaux. Car en plus d’avoir une très belle scène musicale, nous avons aussi de très bons artistes et de très bon tatoueurs.

Trois groupes que vous rêveriez de faire jouer sur votre festival ?

Pas facile … MOTORHEAD, HIS HERO IS GONE, DISCLOSE.

Neredude (Septembre 2017)

Plus d'infos sur le fest : Facebook, Event Facebook, acheter vos places.

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