Biographie

Violent Soho

Formé à Mansfield, en Australie, Violent Soho prend racine dans du rock dès l'année de sa naissance, 2004. Depuis ses débuts, le line-up est resté le même, à savoir : Luke Boerdam (Guitare / Chant), James Tidswell (Guitare / Chant), Luke Henery (Basse) et Michael Richards (Batterie).
Un premier EP, Pigs&T.V., sort en 2006, basé sur des morceaux écrits par le frontman lorsqu’il avait 14 ans. Après quelques retours positifs (allant jusqu’à les comparer à The Vines), Violent Soho se met à tourner avec The GratesFaker ou Gratton Primary, allant jusqu’à participer au St. Jerome’s Laneway Festival, au Meredith Music Festival, … Après quelques mois à composer, un premier album éponyme est annoncé, chez Ecstatic Peace! Records (tenu par Thurston Moore de Sonic Youth), avec des titres déjà présents sur We Don’t Belong Here mais retravaillés. A peine le disque disponible, les Australiens quittent leur maison de disque et retournent en Australie.

S’en suivent des dates avec Caribou ou Battles, mais sans label et argent, chacun tente de trouver une occupation. Pourtant, les musiciens ne s’avouent pas vaincus et signent chez I Oh You, avec un single Tinderbox / Neighbour Neighbour, puis un retour à l’écriture de nouveaux titres. Hungry Ghost arrive en 2013, suivi par quelques titres servant à mettre en avant le disque. Les tournées reprennent, ainsi que les retours sur ce nouvel opus (permettant d’aider à mettre Hungry Ghost en haut des charts). Petit à petit, le combo se remet à composer et annonce WACO pour Mars 2016.

Chronique

WACO ( 2016 )

Dire que WACO était attendu par les fans de Violent Soho minimise la tension palpable sur le net avant la sortie de ce nouvel opus. Depuis Hungry Ghost, le combo n’avait dévoilé qu’un premier single, « Like Soda », qui reprenait parfaitement la suite de l’opus précédent : un rock ensoleillé, avec un refrain facile à retenir et surtout un petit grain dans les compos qui rappelle les premiers amours du groupe, un brin plus enragés.
Dès le lancement de « How To Taste », on retrouve toutefois le côté un peu grunge de l’éponyme, donc le combo n’a pas oublié ses premiers amours. Pour autant, la suite prend le soleil à la manière d’un rock californien (« Slow Wave » ou « Viceroy ») et s’engouffre dans un mix ajoutant un brin de Pop à l’ensemble par moment (« So Sentimental », avec quelques airs d’Oasis sur les refrains ou « No Shade » avec des ombres de Smashing Pumpkins). Pour rester dans des horizons plus connus, les Australiens suivent Basement, Drug Church ou Balance&Composure, le tout avec la voix criarde caractéristique du frontman et un aspect Blink-182 sur certains paysages sonores.

A l’écoute de WACO, on a envie de ressortir les bières, se poser dans un jardin et profiter d’un soleil d’été : album estival, amorcé par une facette du groupe déjà dévoilée sur « Neighbour Neighbour » et complétée par « Viceroy », quelques refrains potentiellement dédiés au choeurs en concert et une prod impeccable (à la fois Old school mais pas désuète). Ces ingrédients en ont un disque qui se rangera aux côtés de très bonnes sorties telles l’éponyme de Joyce Manor ou le Paul Walker de Drug Church, que l’on ressortira lors des premiers jours de chaleur.
Sous cet aspect saisonnier, Violent Soho ne joue heureusement pas la carte uniquement taguée « summer », avec des morceaux pleins d’aplomb (« Slow Wave ») et de miser sur un côté un peu plus rythmé que Hungry Ghost. L’artwork est à l’image de la musique : un peu plus punchy, relâchant quelques gouttes de rage dans certains passages, mais en posant 90% du temps un son rock 90’s.

WACO est l’album parfait, correspondant parfaitement à ce que l’on pouvait attendre de Violent Soho. Reprenant certains codes déjà audibles avant, délaissant un peu la partie plus énervée, ce nouvel opus est un rock très typé 90’s, avec un côté « barbecue entre potes » qui fait son effet. Oh et puis merde, je relance « Like Soda » …

A écouter : Like Soda