Albums du moment
Pochette The Dusk In Us
Pochette In Contact Pochette Sterilize
Chroniques
Pochette Urn
Pochette United States of Horror
Pochette 06 72 43 58 15
Pochette No Land
Pochette Will To Power
Pochette Caustic Pochette Rust
Découverte
Pochette Démo Rose

logo Underoath

Biographie

Underoath

Les américains de Underoath débutent leur carrière en 1999 en jouant un pseudo Black-Metal teinté de Hardcore pas toujours très convaincant mais relativement efficace. Le groupe se caractérise par des paroles religieusement très engagées. Leur musique se verra d'ailleurs attribuer le qualificatif de Christian-core. En 2002, The Changing Of Times marque un changement crucial puisque Underoath produit désormais un Emocore métallique un peu à la manière de From Autumn To AshesAtreyu ou Hopesfall pour le côté hurlé du chant. Define The Great Line en 2006 et Lost In The Sound Of Separation en 2008 continuent dans cette voie tandis que la popularité du groupe est toujours en hausse.

13 / 20
2 commentaires (12/20).
logo amazon

Lost In The Sound Of Separation ( 2008 )

Comme tous les 2 ans, un nouvel album d'Underoath dans les bacs. Même si la vague emocore (faussement) déstructuré semble bel et bien s'essouffler, Underoath ne jette pas l'éponge et continue d'agiter au vent son appendice capillaire. Reste à savoir si Lost In The Sound Of Separation redressera la barre suite au décevant Define The Great Line.

Plus construit, plus stable. Voilà les premiers mots qui viennent à l'esprit après quelques écoutes de Lost In The Sound Of Separation. L'effet "rythme cassé toutes les 2 secondes" semble oublié la majeure partie du temps et Underoath tente plutôt de s'orienter vers un emocore teinté de metal, ponctué de quelques passages plus posés.  Ainsi, lorsque Underoath se lance dans des morceaux comme "We Are The Involuntary" ou "Coming Down Is Calming Down", on retrouve la créativité et l'efficacité qui séduisaient sur les précédents opus. Reste cette production gonflée aux stéroïdes, parfois trop propre, qui inhibe une part d'authenticité de leur propos. Autre changement, le chant - parfois niais - du batteur est beaucoup moins présent. Exit donc les passages pseudo-larmoyants pour séduire la jeunesse en souffrance, Underoath relance le combo chant hurlé / clair avec un seul chanteur, épaulé par quelques chœurs pour donner une unité à l'ensemble ("The Only Survivor Was Miraculously Unharmed" ou "Too Bright To See Too Loud To Hear" aux relents de MewithoutYou).
Pourtant, malgré ce recentrage, Lost In The Sound Of Separation est loin de tenir la route sur la longueur. Le premier morceau, "Breathing In A New Mentality", s'annonce clairement comme la prolongation de Define The Great Line, techniquement maîtrisé certes, mais bancal une fois l'aspect "single" enlevé. Contrairement à They're Only Chasing Safety ou The Changing Of Times, l'ensemble a du mal à prendre au fur et à mesure des écoutes, la faute à quelques morceaux vraiment pénibles ("A Fault Line A Fault Of Mine", l'insupportable "The Created Void"). Underoath est une machine bien huilée qui tente d'enchaîner tube sur tube, sans pour autant y arriver. Mauvais réglages.

Plus intéressant que Define The Great Line, ce nouveau disque reste toutefois inférieur aux premiers efforts du groupe et certainement loin derrière la "concurrence" personnifiée par  From A Second Story Window ou A Girl A Gun A Ghost.

A écouter : Only Survivor Was Miraculously Unharmed - We Are The Involuntary
12 / 20
4 commentaires (16.25/20).
logo amazon

Define The Great Line ( 2006 )

Après un très bon The Changing of times, et un sympathique They're only chasing safety dans une veine emo hardcore à l'américaine, nos "apôtres" à la foi inébranlable nous refont le coup du changement de style avec Define the great line. Malgré les quelques relents emoïques qui parsèment cette nouvelle galette, Underoath tente de (re)durcir le ton à grands coups de metal hardcore faussement déstructuré toute dernière mode et de vocalises beaucoup moins enjouées.

Adam Dutkiewicz (Killswitch Engage) et Matt Goldman viennent soutenir Underoath dans leur croisade avec une production tout bonnement colossale qui confère énormément de volume à l'ensemble. D'un autre côté, il faut avouer que Define the great line y perd en authenticité  et sincérité, surtout lorsque certaines parties chantées sentent le ProTools à plein nez. Cet aspect bien propret ne contraste pas forcement en bien avec l'aspect déstructuré que le combo essaye d'insuffler aux compositions via les breaks à répétitions. On pense parfois à un Bless The Martyr and kiss the child (Norma Jean) adouci et bien propre.

Define the great line plaira sans aucun doute aux amateurs des groupes (emo) post-hardcore métallique en vogue tandis que les inconditionnels de early Botch ou Coalesce en auront des sueurs froides. L'initiative d'Underoath est par conséquent à double tranchant mais devrait à coup sur rassembler les amateurs du groupe toutes périodes confondues par un mélange habile de leurs racines musicales. Car, s'il y a bien quelque chose qu'on ne pourra reprocher aux américains, c'est bien leur capacité à alterner les passages heavy et les melodies "poppy" bien catchy. Toutefois, la mixture ne fonctionne que sur une poignée de titres ("A moment suspend in time", "You're ever so inviting") rendant le résultat final en demi teinte. Pourtant les mecs d'Underoath ont mis les bouchées doubles à tous les niveaux avec l'intégration de multiples arrangements, un travail époustouflant au niveau des vocalises, des passages atmosphériques point trop nombreux donnant un peu d'air ("Salmarnir") et des transitions bien vues entre les morceaux.

Define the great line est un album qui techniquement tient très bien la route avec sa diversité certaine et sa production en or. Cependant, le tableau final s'assombrit du fait qu'une bonne partie des morceaux ne possèdent pas le charme ou le petit quelque chose qui pourrait les rendre passionnants au delà de leur efficacité certaine, car il faut bien avouer qu'Underoath possède toujours la fougue et l'énergie débordante de leurs précédent efforts.

Page MySpace.

A écouter : A moment suspend in time, You're ever so inviting, Returning empty handed
14 / 20
5 commentaires (18.3/20).
logo amazon

They're Only Chasing Safety ( 2004 )

Alors que From Autumn to Ashes et Atreyu se sont embourbés dans une seconde production respectivement décevante et médiocre suite à un premier album détonant, Underoath ne se fait pas prendre au même piège suite au très bon The changing of times. En effet, l'inspiration est bel et bien toujours présente sur ce They're only chansing safety.

Les bribes de leur black metal originel présentent sur The Changing of times, notamment au niveau de quelques parties gutturales, sont cette fois ci totalement annihilées. Il est même devenu difficile de distinguer les influences simplement métalliques sur cet opus. Toutefois, Underoath n'a, en aucun cas, renié "la croix" ! Bien au contraire ! Certains morceaux prônent encore et toujours la toute puissance de Jésus et de la prière. Ceux à qui le discours ne convient pas devront y faire abstraction sous peine de passer à coté d'une des meilleures galettes émo US du moment.

La musique d'Underoath possède tous les ingrédients lui conférant une grande accessibilité. Chaque morceau possède sa petite mélodie accrocheuse ou son refrain percutant caractéristique du tube. Pour compenser l'abandon des accents metal et conserver une certaine originalité, Underoath utilise avec efficacité l'artifice consistant à intégrer des transitions au clavier ("Down, Set, Go") et un double chant dynamisant les compos déjà explosives par leur structure.

Le chant hurlé est assurément le meilleur atout du groupe. A la limite de la rupture à chaque seconde, ce dernier renforce grandement les morceaux en leur communiquant agressivité et puissance un peu à la manière de Hopesfall. Le passé du groupe à sûrement été très bénéfique à ce niveau. En guise de conclusion, "Some Will Seek Forgiveness..." s'autorise samples, vocalises claires et montée en puissance pour un résultat homogène et nuancé tout en douceur à l'opposé de "Young and Aspiring", premier titre surpuissant !

They're only chasing safety confirme donc l'accalmie de nos guerriers chrétiens qui adoptent ici des attitudes sans doute davantage en accord avec leurs paroles plongées dans la foi. Si l'ensemble rentre parfaitement dans le moule emocore du moment, Underoath parvient tout de même à se hisser dans le peloton de tête principalement grâce à un chanteur au talent indéniable. "Prions ensemble" pour une suite dans la même veine !

La page PureVolume du groupe.

A écouter : Reinventing Your Exit - Young And Aspiring - Some Will Seek Forgiveness, Others Escape