Chroniques
Pochette The Source
Pochette /ʃɛn/
Pochette Now that I know I am Responsible
Pochette Arcturian
Pochette Songs Of Love And Death Pochette Emperor of Sand
Découverte
Pochette First Crime

logo Ultra Vomit

Biographie

Ultra Vomit

Ultra Vomit est à l'origine un groupe français de brutal death/grindcore formé à Nantes en l'an 2000 (les anciens racontent qu'ils se sont rencontrés dans un kebab mais aucun manuscrit ne le prouve) dans le même esprit délirant que Gronibard. Il est formé par Fetus (guitare/chant), Chris (basse) et Stickskiller (batterie). La même année, les démos s'enchaînent (4 en tout : Urine/Shit, Cuntbleed, The Trampolino Session et une éponyme).

Après deux années de répétitions et quelques concerts dans la région, encouragés par leurs voisins, ils enregistrent un premier album de 13 titres intitulé Kebabized at Birth tiré à 500 exemplaires vite écoulés.
Très vite, ils signent avec IVG Prod et Obliteration Records (label japonais) et enregistrent en juillet 2003 (dans le Soul Sol Studio) Monsieur Patate, qui sortira en avril 2004. Les 1000 exemplaires seront vite vendus et le disque réédité en septembre (il sera aussi exporté au Japon le jour de Noël).

Malheureusement, en 2005, les grands esprits se séparent. Chris est renvoyé (car les grands groupes ont tous des changements de line up) et le groupe continue en embauchant des bassistes par-ci par-là, jusqu'à ce qu'ils rencontrent Magali. Elle non plus ne fera pas long feu, la distance qui la sépare du groupe l'oblige à se retirer après quelques mois. Le groupe enchaine les concerts peinards, ils ont embauché un bassiste qui apparemment n'a pas de nom et n'ont rien communiqué en ce qui concerne un futur album. Wait and see.

2008: le groupe est définitivement resurrected from the dead et a mangé la moitié de la scène nantaise! "Jean-Guy" (No Talent Nor Comment, 29/09, Justin(e), Doonut Disturb...), le bassiste sans nom a finalement été baptisé Flockos et est passé guitariste alors que Gru (ex-La ligne, 29/09) s'empare de la basse pour la sortie du nouvel album du - désormais - quatuor: Objectif: Thunes. 9 années de silences et Ultra Vomit revient avec un album sous le bras en 2017, celui-ci s'intitule Panzer Surprise ! et ... ça reste dans ce que le groupe a toujours fait : du Metal et des blagues. 

Chronique

15 / 20
42 commentaires (17.58/20).
logo amazon

Objectif : Thunes ( 2008 )

Depuis quelques mois le buzz monte au quatre coins de la planète métal: les mighty Ultra Vomit seraient de retour début 2008 avec une nouvelle offrande à la stupidité sous le bras. Malgré quelques soucis de lineup, le groupe serait donc toujours debout. La marque des plus grands, assurément. Et comme tout groupe de renommée interstellaire qui se respecte, celui là est attendu au tournant. Alors Objectif : Thunes, crampe de rire ou crampe tout court ?

D’entrée de jeu, on sent que les gars ont mis les petits plats dans les grands s’offrant une introduction magistrale et épique à souhait (?!?). Pendant ce temps Fetus délire déjà sur le génie de l’album… le ton est donné d’entrée, rien n’a changé dans le merveilleux pays nantais. « On va encore s’en payer une bonne tranche » se dit-on.
Or ce n’est pas une tranche  de rire, ni même deux qui nous attendent, mais un maxi-kebab-triple-grande-frite dégoulinant d’une sauce de bêtise assumée archi relevée. Le genre de trucs tellement énormes qu’on se demande même comment ça peut exister, et ce qui a pu passer par l'esprit de son créateur.  Et c'est peu dire... Une fois l'intro expédiée, tout le monde va y passer : Motörhead, Tagada Jones, Immortal, Jacques (Jack) Chirac, Michel putain de Delpech, At The Gates, Joe Cocker, Gronibard, le New York Hardcore, Canibal Corpse, un peu tout le monde à la fois, Marilyn Manson, 30 millions d’amis, le Heavy Metal, les ballades niaises, Ultra Vomit eux mêmes… la liste est interminable. Pas d'avantage de détails: je vous laisse le bonheur de découvrir par vous même le blind test le plus idiot de l'année. Les références fusent (en avoir quelques unes de son coté est donc conseillé histoire de ne rien louper), et nous on en prend plein les zygomatiques au point qu’on prierait presque pour que ça s’arrête.
Fonçant tête baissée dans le piège du « tout stupide » qui devrait en théorie reléguer la musique au second plan et nuire à l'album, Ultra Vomit s’en sort pourtant haut la main sur la durée, la faute à son talent indéniable pour retranscrire à merveille toutes les caractéristiques essentielles des styles musicaux et groupes parodiés. Bref, un album monstrueusement con et très solide musicalement parlant qui enterrerait presque leurs efforts passés. Le tout n’aura jamais aussi bien tenu la route ni été aussi varié depuis leurs débuts, ce qui devrait conférer à ce deuxième opus une durée de vie plus conséquente que son prédécesseur qui, malgré quelques titres mythiques, possédait quelques défauts.

Grosse grosse réussite donc pour Ultra Vomit qui cette fois plus que jamais nous fait headbanguer dans la joie et la bêtise. Bon à ce rythme on va vraiment finir par se demander jusqu’où ils vont aller mais en attendant… si on s’en remettait un p’tit coup, hein, histoire de ?

NB: Ecoute déconseillée aux incontinents.

A écouter : Mountains of maths, Les bonnes manires, Quand j'tais petit... tout!