Depuis quelques mois le buzz monte au quatre coins de la planète métal: les mighty Ultra Vomit seraient de retour début 2008 avec une nouvelle offrande à la stupidité sous le bras. Malgré quelques soucis de lineup, le groupe serait donc toujours debout. La marque des plus grands, assurément. Et comme tout groupe de renommée interstellaire qui se respecte, celui là est attendu au tournant. Alors Objectif : Thunes, crampe de rire ou crampe tout court ?
D’entrée de jeu, on sent que les gars ont mis les petits plats dans les grands s’offrant une introduction magistrale et épique à souhait (?!?). Pendant ce temps Fetus délire déjà sur le génie de l’album… le ton est donné d’entrée, rien n’a changé dans le merveilleux pays nantais. « On va encore s’en payer une bonne tranche » se dit-on.
Or ce n’est pas une tranche de rire, ni même deux qui nous attendent, mais un maxi-kebab-triple-grande-frite dégoulinant d’une sauce de bêtise assumée archi relevée. Le genre de trucs tellement énormes qu’on se demande même comment ça peut exister, et ce qui a pu passer par l'esprit de son créateur. Et c'est peu dire... Une fois l'intro expédiée, tout le monde va y passer : Motörhead, Tagada Jones, Immortal, Jacques (Jack) Chirac, Michel putain de Delpech, At The Gates, Joe Cocker, Gronibard, le New York Hardcore, Canibal Corpse, un peu tout le monde à la fois, Marilyn Manson, 30 millions d’amis, le Heavy Metal, les ballades niaises, Ultra Vomit eux mêmes… la liste est interminable. Pas d'avantage de détails: je vous laisse le bonheur de découvrir par vous même le blind test le plus idiot de l'année. Les références fusent (en avoir quelques unes de son coté est donc conseillé histoire de ne rien louper), et nous on en prend plein les zygomatiques au point qu’on prierait presque pour que ça s’arrête.
Fonçant tête baissée dans le piège du « tout stupide » qui devrait en théorie reléguer la musique au second plan et nuire à l'album, Ultra Vomit s’en sort pourtant haut la main sur la durée, la faute à son talent indéniable pour retranscrire à merveille toutes les caractéristiques essentielles des styles musicaux et groupes parodiés. Bref, un album monstrueusement con et très solide musicalement parlant qui enterrerait presque leurs efforts passés. Le tout n’aura jamais aussi bien tenu la route ni été aussi varié depuis leurs débuts, ce qui devrait conférer à ce deuxième opus une durée de vie plus conséquente que son prédécesseur qui, malgré quelques titres mythiques, possédait quelques défauts.
Grosse grosse réussite donc pour Ultra Vomit qui cette fois plus que jamais nous fait headbanguer dans la joie et la bêtise. Bon à ce rythme on va vraiment finir par se demander jusqu’où ils vont aller mais en attendant… si on s’en remettait un p’tit coup, hein, histoire de ?
NB: Ecoute déconseillée aux incontinents.
A écouter : Mountains of maths, Les bonnes manières, Quand j'étais petit... tout!