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- Toute l'actu de Trap Them
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Biographie
Ryan Mckenney - chant Brian Izzi - guitare Stephen LaCour - basse
Groupe de Salem formé en 2001 par Ryan McKenney (Backstabbers Inc.) et Brian Izzi (December Wolves), alors que ce dernier faisait des essais en tant que second guitariste de Backstabbers Inc.. Devenus inséparables depuis leur rencontre dans un magasin de bd de la ville, les deux acolytes fondent un side-project répondant au patronyme de Trap Them. Comme dans beaucoup de cas, ce projet parallèle devient à leurs yeux plus important que le principal à tel point que McKenney et Izzi quittent Backstabbers Inc. En 2006, Trap Them signe un deal avec Trash Art pour la sortie d'un album produit par Kurt Ballou. Logiquement, le groupe atterrit chez Deathwish un an plus tard et effectue sa première tournée européenne aux côtés de The Ocean et Rotten Sound en 2008.
Fichtre. Crénom. Et encore, je reste poli. Trap Them transpire Disfear, Entombed, Converge. La crasse, la sueur et la graisse. Toi aussi tu te demandes jusqu'où ira ce carnaval des genres, ce croisement bâtard de Crust, Hardcore et tout le reste ? Déjà bien loin. Entre le dernier Pulling Teeth aux relents chaotiques, Trash Talk fidèle à lui même et Trap Them qui enclenche la seconde, chacun y va de son feeling, lançant une série de coups avec toujours autant de succès. La folle chevauchée Darker Handcraft, c'est de la testostérone, de la bave et de la musique. Pas comme un bon vieux ZZ Top, ici on parle de vapeur des petites salles de concerts, devant une foule en transe, celle qui va lever le point lors du refrain, arracher le micro pour y aller de ses quelques mots, et surtout reprendre en cœur chaque titre. Même si Filth Rations et Seizures In Barren Praise manquaient d'un poil de tenue sur la longueur, leur immédiateté restait le caractère fort de ces 2 albums. Avec Darker Handcraft, Trap Them tente de lier les 2 côtés, le plus souvent avec succès ("Sordid Earnings", "Saintpeelers"), rappelant parfois le Live The Storm de Disfear. Loin d'être un mal, cette sensation est couplée à celle d'un grésillement continu (merci le jeu de guitare et la prod signée Ballou) abrasif. Toujours pas convaincu ? Jette donc une oreille sur "The Facts", où est gueulé en puissance "I am that goddamn Son Of A Bitch!", frémit face à la guitare grondante et rutilante de "All by the constant vulse", respire les effluves Convergiennes de "Manic in the grips". T'as mal ou t'en veux encore ? Trap Them mord à grand coup de compos qui tournent aux alentours des 2 minutes 30, avec pourtant un punch et un groove qui transpirent d'une partie rythmique presque plus posée (le changement de batteur se fait ici bien sentir).
Gros gros pas en avant en somme, on patauge largement moins avec en quelque sorte un retour à la qualité de Seance Prime en un peu plus de rentre-dedans. Trap Them semble décidé à s'imposer encore un peu plus, alors que les sorties de Xibalba ou Oathbreaker semblent les talonner de peu.
A écouter : The Facts
Côté pile les territoires de Suède avec ses saunas et ses stars crusties, Entombed, Skitsystem. De l'autre la bruine de Boston et Converge. Tentant de faire le funambule sur la tranche, Trap Them, nouvelle tête de gondole de Deathwish, qui enquille son deuxième album en même temps qu'une tournée mondiale. Pas de quoi déplacer la fanfare de Jéricho pour autant.
Soyons clairs. Seizures in Barren Praise n'est pas en soi un mauvais album, loin de là. Faut dire qu'en se payant les services de Ballou, les ricains s'offraient le minimum syndical. Rien à dire niveau son, donc. Trap Them assoie sa puissance, sa hargne, son sens du timing. L'utilisation de l'effet buzzsaw, cher à Disfear, et les alternances d-beat/blast envoient méchament du bois ("D28 : Targets", "D29 : Reincarnation of Lost Lones"). Imparable si on cherche à se faire décalquer. Heureusement d'ailleurs car, au fil de l'écoute, on se rend bien vite compte que, si la puissance est au rendez-vous, l'inspiration a été laissée au vestiaire. L'essentiel de l'album consiste en une succession de titres certes indéniablement boostés, mais au final assez convenus, que les interventions de Ballou parviennent tant bien que mal à faire décoller, à défaut de nous faire atteindre le Septième Ciel ("D25 : Guignol Serene"). Ainsi il faut attendre "D24 : Gutterbomb Heaven on the Grid" pour avoir un semblant de folie, l'impression de quitter enfin une fange dans laquelle on pataugeait, Trap Them se contentant jusque-là d'expédier les affaires courantes sur fond mystique - le livret concocté par Bannon a quand même de la gueule. Toutefois, même si elle s'avère d'un autre acabit ("D23 : Invertopia/D30 : Class Warmth", "D31 : Mission Convincers"), la suite ne permet pas de rattraper le retard accumulé et Trap Them termine son périple tel qu'il l'a débuté, en trombe, mais le nez dans le guidon et sans trop se soucier de la finalité de la chose. Indéniablement efficace, Seizures in Barren Praises n'en aura pas moins de mal à passer l'hiver.
A écouter : Day Twenty Eight: Targets, Day Twenty Four: Gutterbomb Heaven on the Grid
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