Albums du moment
Pochette Burst
Pochette Thin Black Duke
Pochette Life Pochette Two Parts Viper
Chroniques
Pochette The Key
Pochette Sugartown Cabaret
Pochette Les Irreals Visions
Pochette Sumerlands
Pochette Monuments

logo Trap Them

Biographie

Trap Them

Groupe de Salem formé en 2001 par Ryan McKenney (Backstabbers Inc.) et Brian Izzi (December Wolves), alors que ce dernier faisait des essais en tant que second guitariste de Backstabbers Inc.. Devenus inséparables depuis leur rencontre dans un magasin de bd de la ville, les deux acolytes fondent un side-project répondant au patronyme de Trap Them. Comme dans beaucoup de cas, ce projet parallèle devient à leurs yeux plus important que le principal à tel point que McKenney et Izzi quittent Backstabbers Inc.
En 2006, Trap Them signe un deal avec Trash Art pour la sortie d'un album produit par Kurt Ballou. Logiquement, le groupe atterrit chez Deathwish un an plus tard et effectue sa première tournée européenne aux côtés de The Ocean et Rotten Sound en 2008. Le EP Filth Nations déboule en 2010 chez Southern Lord, annonçant le prochain opus Darker Handcraft qui sortira lui chez Prosthetic Records. Trap Them rejoint à nouveau Rotten Sound pour une tournée et se lance dans l'écriture de son opus suivant, Blissfucker, qui voit l'arrivée de Galen Baudhuin (Infera Bruo) et Brad Fickeisen (No Salvation, ex-The Red Chord). Rapidement, le combo continue dans sa lignée chez Prosthetic Records avec Crown Feral, dans la lignée initiée par Blissfucker.

10 / 20
2 commentaires (13.25/20).
logo amazon

Crown Feral ( 2016 )

J’aime quand ça tape, quand ça hurle, que cela prend à la gorge et te crache dans les poumons. A première vue, Crown Feral semble être fait pour ça : artwork qui te promet le son sale par excellence, une prod qui dès le premier titre te confirme que Blissfucker a droit à sa suite, quelques plans à la Converge, … Et ouais, t’es parti pour te reprendre une droite.

Comme d’habitude, c’est gras et avec un rythme effréné, mais désormais bien connu : Trap Them reprend son périple en maintenant le même train-train habituel et la surprise n’est définitivement plus. Pour autant, si le résultat offrait quelques variations ou pics d’activités, l’effet final aurait été tout autre. Car oui, Crown Feral est fade. Pour dire, l’album s’est déroulé dans sa quasi-intégralité sans qu’aucun moment ne marque la rupture réelle avec Blissfucker. Il y a bien un riff par-ci et un plan de batterie par là, mais le pétard mouillé fait un léger « plop » face aux derniers Converge, même lorsque le tempo se ralentit (« Twiching in the Auras ») ou que la prod s’essaie à une variation d’ambiances (« Revival Spines ») sans retirer l’aspect All Pigs Must Die de l’ensemble.
De fait, l’ombre des premiers opus se laisse attendre. Crown Feral, c’est le générique que l’on prend parce que la boîte d’efferalgan est vide : le disque fait son taff, mais sans se faire remarquer. Les images seront multiples, mais la finalité est là, portée par une prod sans surprise et dont l’impact n’aura pas la force du Locust Swarm de Torch Runner.

Crown Feral se pose comme une suite de Blissfucker mais il est impossible de sentir une vraie différence entre les deux albums. A les enchaîner, on se demande si ce n’est pas la seconde face du LP ou les chutes studio. Un peu dommage, l’opus précédent avait une certaine patate, mais Crown Feral a un arrière goût fadasse.

A écouter : Les derniers Converge
15 / 20
1 commentaire (9/20).
logo amazon

Blissfucker ( 2014 )

Depuis Sleepwell Decosntructor, Trap Them ne cesse de fouler les salles de concerts et studios, enchainant albums et évacuation de sueur avec un rythme plus ou moins régulier. Entre Darker Handcraft et Blissfucker, 3 longues années se sont écoulées pendant lesquelles le groupe n’a pas relâché la pression. Cet nouvel opus, au premier abord, s’en ressent : la couleur n’est toujours pas présente sur l’artwork, anxiogène au possible sous ce masque de plastique étouffant.
Il va sans dire que la musique suit la même lignée : ambiance sombre et étouffante (« Savage Climbers ») lorsqu’on ne se demande pas si le frontman n’est pas au bord du gouffre (« Organic Infernal »).
Trap Them c’est la fin du monde, mais pas celle glaciale et morbide d’un Spektr, plutôt une fin pleine d’excès et de fureur (« Ransom Risen »). Il est difficile de croire au premier abord que Trap Them peut continuer à creuse plus profond dans son angoisse permanente, mais coup après coup, le combo s’enfonce. Là ou Trash Talk et son No Peace possède un aspect plus urbain, moins étouffant, Trap Them se noue lui même la corde autour du coup et semble entouré d’une aura agoraphobe. Du rythme décomplexé imposé par Brad Fickeisen au riffing parfois lourd de Brian Izzi (la fin du titre de clôture de Blissfucker ou l’intro de « Organic Infernal » et ses notes hypnotisantes), la voix du frontman ne perd jamais en puissance, et ce même en rebalayant toute la discographie d’un regard.
En une dizaine d’années, l’approche des musiciens n’a que peu changé : un Crust que l’on a rapproché de Disfear depuis ses débuts, un tas de ruine avec son brin de folie (« Lungrunners » ou « Habitland »). Blissfucker sera un opus que les fans de Seance Prime ne renieront pas, un cran au-dessus de Darker Handcraft car d’apparence plus crasseux (« Let Fall Each and Every Sedition Symptom ») - même si ce dernier ne déméritait pas avec « The Facts » ou « Saintpeelers » - et avec une durée moyenne par titre plus importante.

Blissfucker est un nouvel appel au désespoir. Plus les disques s’enchaînent, plus Trap Them s’enfonce dans cet ouroboros et ne sort plus la tête pour capter un brin de lumière. La formule prend toujours aux tripes et à la gorge, et tandis que les années passent, le combo continue son chemin sans dévier d’un millimètre.

A écouter : Let Fall Each and Every Sedition Symptom
14.5 / 20
0 commentaire

Darker Handcraft ( 2011 )

Fichtre. Crénom. Et encore, je reste poli. Trap Them transpire Disfear, Entombed, Converge. La crasse, la sueur et la graisse. Toi aussi tu te demandes jusqu'où ira ce carnaval des genres, ce croisement bâtard de Crust, Hardcore et tout le reste ? Déjà bien loin. Entre le dernier Pulling Teeth aux relents chaotiques, Trash Talk fidèle à lui même et Trap Them qui enclenche la seconde, chacun y va de son feeling, lançant une série de coups avec toujours autant de succès. 
La folle chevauchée Darker Handcraft, c'est de la testostérone, de la bave et de la musique. Pas comme un bon vieux ZZ Top, ici on parle de vapeur des petites salles de concerts, devant une foule en transe, celle qui va lever le point lors du refrain, arracher le micro pour y aller de ses quelques mots, et surtout reprendre en cœur chaque titre. Même si Filth Rations et Seizures In Barren Praise manquaient d'un poil de tenue sur la longueur, leur immédiateté restait le caractère fort de ces 2 albums. Avec Darker Handcraft, Trap Them tente de lier les 2 côtés, le plus souvent avec succès ("Sordid Earnings", "Saintpeelers"), rappelant parfois le Live The Storm de Disfear. Loin d'être un mal, cette sensation est couplée à celle d'un grésillement continu (merci le jeu de guitare et la prod signée Ballou) abrasif. 
Toujours pas convaincu ? Jette donc une oreille sur "The Facts", où est gueulé en puissance "I am that goddamn Son Of A Bitch!", frémit face à la guitare grondante et rutilante de "All by the constant vulse", respire les effluves Convergiennes de "Manic in the grips". T'as mal ou t'en veux encore ? Trap Them mord à grand coup de compos qui tournent aux alentours des 2 minutes 30, avec pourtant un punch et un groove qui transpirent d'une partie rythmique presque plus posée (le changement de batteur se fait ici bien sentir). 

Gros gros pas en avant en somme, on patauge largement moins avec en quelque sorte un retour à la qualité de Seance Prime en un peu plus de rentre-dedans. Trap Them semble décidé à s'imposer encore un peu plus, alors que les sorties de Xibalba ou Oathbreaker semblent les talonner de peu.

A écouter : The Facts
13.5 / 20
4 commentaires (14.75/20).

Seizures In Barren Praise ( 2008 )

Côté pile les territoires de Suède avec ses saunas et ses stars crusties, Entombed, Skitsystem. De l'autre la bruine de Boston et Converge. Tentant de faire le funambule sur la tranche, Trap Them, nouvelle tête de gondole de Deathwish, qui enquille son deuxième album en même temps qu'une tournée mondiale. Pas de quoi déplacer la fanfare de Jéricho pour autant.

Soyons clairs. Seizures in Barren Praise n'est pas en soi un mauvais album, loin de là. Faut dire qu'en se payant les services de Ballou, les ricains s'offraient le minimum syndical. Rien à dire niveau son, donc. Trap Them assoie sa puissance, sa hargne, son sens du timing. L'utilisation de l'effet buzzsaw, cher à Disfear, et les alternances d-beat/blast envoient méchament du bois ("D28 : Targets", "D29 : Reincarnation of Lost Lones"). Imparable si on cherche à se faire décalquer. Heureusement d'ailleurs car, au fil de l'écoute, on se rend bien vite compte que, si la puissance est au rendez-vous, l'inspiration a été laissée au vestiaire. L'essentiel de l'album consiste en une succession de titres certes indéniablement boostés, mais au final assez convenus, que les interventions de Ballou parviennent tant bien que mal à faire décoller, à défaut de nous faire atteindre le Septième Ciel ("D25 : Guignol Serene").
Ainsi il faut attendre "D24 : Gutterbomb Heaven on the Grid" pour avoir un semblant de folie, l'impression de quitter enfin une fange dans laquelle on pataugeait, Trap Them se contentant jusque-là d'expédier les affaires courantes sur fond mystique - le livret concocté par Bannon a quand même de la gueule. Toutefois, même si elle s'avère d'un autre acabit ("D23 : Invertopia/D30 : Class Warmth", "D31 : Mission Convincers"), la suite ne permet pas de rattraper le retard accumulé et Trap Them termine son périple tel qu'il l'a débuté, en trombe, mais le nez dans le guidon et sans trop se soucier de la finalité de la chose. Indéniablement efficace, Seizures in Barren Praises n'en aura pas moins de mal à passer l'hiver.

Tracklist : 01. Day Nineteen: Fucking Viva; 02. Day Twenty Eight: Targets; 03. Day Twenty Six: Angles Anonymous in Transit; 04. Day Twenty Nine: Reincarnation of Lost Lones; 05. Day Twenty Five: Guignol Serene; 06. Day Twenty: Flesh and Below; 07. Day Twenty Four: Gutterbomb Heaven on the Grid; 08. Day Twenty Three: Invertopia / Day Thirty: Class Warmth; 09. Day Twenty One: Roam / Day Twenty Two: Absent Civilians; 10. Day Thirty One: Mission Convincers

A écouter : Day Twenty Eight: Targets, Day Twenty Four: Gutterbomb Heaven on the Grid