Fans de la première heure de Rancid (Rancid, Let’s Go), voici les nouveaux protégés de Tim Armstrong, Time Again. Les quatre bad boys, ceintures à clous, crêtes en érection et fringues 'dark and black', jouent du 'punk-rock de la rue' ; ça gueule sèchement dans les micros qui saturent, ça chante en chœur des refrains 'à une phrase' comme dans un stade de foot, ça pleure la dureté de la vie en moins de deux minutes (soit 13 titres en moins d’une demie-heure), et de jolies surprises comme l’intéressant featuring du king Tim (Armstrong), sur la chanson "The Stories Are True" (qui fait quand même fort penser à du sous-Rancid) ou "Streetwalker" qui clôt l’album et qui nous dévoile le côté ska-core basse-galopante (style Tastes Like Chicken, Operation Ivy évidemment) du combo! Le reste déroule sans trop de surprise (avec souvenirs quatre étoiles pour le Clash…forcément), un album qui s’écoute d’une traite, complètement attendu (et entendu), une sorte de B.O. pour émeutiers, on saute sur les bagnoles, on tape sur du flic fatidiquement 'sale'. Bref, un sacré morceau de clichés difficiles à avaler. Il n’y a qu’à voir la vidéo de "Cold Concrete", dispo sur Epitaph, dans laquelle Reyes tient sa guitare tout-bien-en-bas comme un certain Lars Frederiksen, Daniel Dart a les mêmes tatouages tout pareil que Tim Armstrong. On sait bien que le punk n’est pas là pour être original, qu’on ne juge pas un groupe sur sa technique (du reste, irréprochable ici), alors on apprécie le groupe dans sa banalité et son authentique authenticité…( ?)
Bon, pas besoin d’aller plus loin pour comprendre le contenu de la galette. Admettons que Rancid soit de l’héroïne….Time Again est une sorte de Subutex....(ou de la méthadone).
A écouter : "The Stories Are True" ; "Streetwalker"