Biographie

Thisismenotthinkingofyou

Originaire du Royaume-Uni, et plus précisément de Derby, thisismenotthinkingofyou prend forme via une multiple série de EP de Screamo en 2015 et 2017, allant jusqu'à partager quelques splits avec des combos comme I Hate Sex ou Yotsuya Kaidan avant d'enfin livrer un LP, Obstructive Sleep

Chronique

Obstructive Sleep ( 2017 )

Il en aura fallu des essais pour comprendre et saisir le fil conducteur d’Obstructive Sleep. Des essais incertains, des prises au vol de quelques morceaux. Et puis un soir, le déclic. Appréhender ce que Thisismenotthinkingofyou a voulu transmettre, assimiler l’énergie de « IV » sans y voir le melting pot sans âme écouté aux débuts.
En proposant depuis quelques temps des titres sans nom véritable, le groupe pourrait prendre cette volonté d’en proposer un seul unique, à la manière du As Everything Is A Tragedy de Comity, mais ici il n’est pas question d’actes, plutôt d’un tout. Jamais de rupture réelle, à l’exception du dernier morceau, et des sensations proches de YURI (sur Breathe In Water For the Rest Of Your Life) ou I don’t want to know why the caged bird sings.
Le screamo est y vêtu de son plus simple appareil : en général une minute pour chaque titre, un flot continu de sons (« III ») qui ne ralentit que lorsqu’il faut souffler un coup (« V »). La passion jusqu’au bout des doigts, notamment dans les cris sur « I ». Émotionnellement, Obstructive Sleep touche à la même corde de Coma Regalia par exemple, même si l’un semble plus viscéral que l’autre, presque plus fragile également (le jeu de cordes sur « II »).
Rien à redire, surtout lorsque l’on prend le temps de jeter également une oreille sur Swollen Tongues ou The Limbic System : l’approche est la même, la gestuelle vocale ne faibli pas et Thisismenotthinkingofyou garde donc une cohérence dans son évolution, dont cet opus ne semble qu’une étape presque devinable à l’avance.

Thisismenotthinkingofyou. Un nom que l’on oubliera difficilement, même s’il faut un certain temps pour saisir l’ampleur de Obstructive Sleep. D’abord laissé sur le bord du terrain, il aura fallu plusieurs entrées sur la piste pour que l’abrasivité du disque s’atténue et dévoile les contours de certains titres.

A écouter : I & II