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Biographie

The Skull Defekts

Jean Louis Huhta (Percussions, Samples)
Joachim Nordwall (Guitare, Chant, Machines)
Henrik Rylander (Batterie)
Daniel Fagerström (Guitare, Machines, Chant, Percussions)
The Skull Defekts s'est formé en 2005 Gothenburg (Suède) autour de musiciens ayant officiés dans des groupes très diversifiés tels que Union Carbide Productions, Kid Commando, Anti cimex, Cortex, 8 Days of Nothing et d'autres encore. N'hésitant pas à user de toutes les expérimentations sonores, le combo s'évertue à produire un rock itératif, cyclique, noisy et basé sur l'énergie rythmique.

Chronique

Blood Spirits And Drums Are Singing ! ( 2007 )

Plus d'une dizaine de disques en moins de 2 ans d'existence, des membres de groupes cultes comme Anti Cimex ou Union Carbide Productions, un visuel à se tordre les nerfs optiques, bref, The Skull Defekts n'est pas une formation simple à aborder sur le papier. Pourtant, sans être triviale, la musique du combo suédois n'est pas des plus complexes ni des plus ardues à décrire techniquement parlant. Les coups d’éclats sont en réalité au-delà des apparences.
Un rapide balayage des précédentes productions des suédois laisse supposer qu’ils sont revenus ici vers un son plus direct et moins expérimental tout en conservant une originalité difficile à remettre en cause. Une guitare éthérée et déglinguée, qui fait penser à Neptune dans les moments les plus bruitistes, couplée à une batterie tribale, est la paire magique sur laquelle se base The Skull Defekts pour accoucher de compositions basées sur la redondance. Le "rythme" et le "cycle" sont les qualificatifs qui viennent immédiatement à l'esprit. Tout est ici basé sur une itération qui hypnotise et qui rentre en tête dès la première écoute. Même le chant, haché et régulier, participe à la rythmique. Le tempo appuyé et puissant reste le même sur la quasi totalité de l'album, inusable, réglé comme une horloge qui n'a pas besoin d'être remontée tant sa fréquence est précise.
The Skull Defekts tente en permanence de maintenir une énergie à flot grâce à un groove périodique et cadencé géométriquement. Le principe fonctionne superbement bien sur les deux premiers titres mais la machine à tendance à se gripper à mi-chemin, la faute à quelques temps morts vraiment trop "morts" qui empêchent de rester complètement dans le trip durant les 3/4 d'heure de l'album. On sent bien que les gaillards sont à fond dans leur objectif et ne s'autorisent aucun écart de conduite, on aurait pourtant aimé qu'ils desserrent les fesses et se lâchent un peu par moment histoire de relancer la locomotive. Reste que sur scène la chose doit valoir son pesant d'or rien que pour le jeu du batteur littéralement paralysant, et c’est peu de le dire.

A écouter : Pour se "zombifier"