Deux ans après The Nameless Disease, The Old Dead Tree sort The Perpetual Motion et la première chose qui nous vient à l'esprit, c'est "il y a eu du changement". Impression sûrement due à une production impeccable, un album dont les morceaux ne sont tous ni trop bruts (surtout par rapport à ce que nous avait habitué The Old Dead Tree avant), ni trop doux.
Foued à la batterie a une frappe plus puissante que ses prédécesseurs. Les coups portés sur la grosse caisse, la caisse claire et les toms sont biens distincts. Ce n'est un secret pour personne, une batterie efficace et légèrement mise en avant peu changer du tout au tout l'impact d'un album. Et l'ajout de parties basées techniquement sur le Death n'a sûrement pas été un hasard.
Vincent a hérité, comme tous les bassistes dans un groupe, de la place de l'homme de l'ombre.
Les passages un peu plus bruts, lourds, aériens, par rapport au reste de l'album n'auraient rien été (enfin pas complètement), sans le son de la basse. On voit qu'elle assure parfaitement les accalmies (nombreuses, et elles sont un principaux intérêts de l'album), ainsi que les introductions, comme celle de 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8.
Les guitares de Manuel et Nicolas sont l'attrait principal de cette cuvée 2005. L'arrivée de Foued a rajouter un coté un peu plus agressif à l'ensemble, éloignant le groupe de son approche assez calme du Dark Rock et de la Pop, saupoudrant par-ci par-là les morceaux de rythmes poussant à l'accélération ou une lourdeur plus puissante, et éviter de prendre racine (sans mauvais jeu de mot, non non....). Il y a ce qu'il faut d'aérien pour que la nostalgie fasse son apparition dans nos têtes, et assez de passages "boostés" pour nous rappeler qu'on est quand même pas là pour rigoler non plus.
La voix de Manuel est sur cet album bien plus franche et sincère qu'auparavant. L'envie de faire passer le message dans le cri est aussi forte que celle qui réside dans le chant clair. Un mélange de Joe Duplantier (Gojira) et de Céline d'Appel Doorn (version mâle).
The Perpetual Motion ravira ceux et celles qui trouvaient que The Old Dead Tree ne pourrait jamais sortir d'un carcan de "mollesse". Il rassemble une base rythmique jouant la carte de l'éclectisme (et c'est une bonne pioche), avec un ensemble mélodieux efficacement aérien (que ce soit à la basse, à la voix, mais surtout à la guitare). Le tout nous livre 12 morceaux imprégnés d'une mélancolie du plus bel effet, et paradoxalement, regorgeant de vitalité. Le vieil arbre n'est pas aussi mort qu'il en a l'air.
A écouter : Unrelenting, I can't get rid of it, So be it!, My friends