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Biographie

The Misfits

Jerry "Only" (Gerald Caiafa) : Chant/Basse
Dez Cadena : Guitare
Eric "Chupacabra" Arce : Batterie

Les Misfits, fondés par le chanteur Glenn Danzig et le bassiste Jerry ‘Only’ Caiafa sont nés en 1976 à Lodi aux Etats-Unis. Le nom du groupe vient tout droit d'un film de Marilyn Monroe. En 1978, rejoints par le batteur Mr Jim Catania et le guitariste Frank Franché Coma Licata, le groupe sort le maxi Bullet avec comme pochette un dessin de John Fitzgerald Kennedy en train d'être assassiné. Les line-ups se succèdent avec notamment le guitariste Bobby Steele et le batteur Joey Image (Horror Business, Night of The Living Dead - 1979) puis Arthur Googy (batterie). En 1981, les Misfits signent le maxi Three Hits from Hell et le single "Halloween". Malgré son  enregistrement au début des années 80, leur premier véritable album, Static Age , ne verra le jour qu'en 1997. Walk Among Us lui vole ainsi la vedette en sortant en 1982. La même année est enregistré le maxi Evilive sur lequel figure Henry Rollins (qui sortira en 1987) puis, en 1983, sortie de l'album Earth A.D. / Wolfsblood (avec Doyle Caiafa à la guitare et Robo à la batterie).

Glenn Danzig décide alors de dissoudre la formation afin de former son projet solo Danzig. Un single d'adieu : "Die Die My Darling", paraît en 1984.

Onze ans plus tard, Jerry Only et son jeune frère Doyle Wolfgang Von Frankenstein (guitare) reforment les Misfits sans Glenn Danzig mais avec Michale Graves au chant et Dr. Chud à la batterie. American Psycho -album aux mélodies et aux instrumentations travaillées- paraît en 1997 suivi de Famous Monsters en 1999. La même année, on aperçoit le groupe dans le dernier film de Romero (réalisateur de Zombie et autre Nuit des Morts Vivants) : Bruiser. Dernier chapitre pour ce line-up…

En 2002, une tournée fêtant le 25e anniversaire du 'groupe' réunit Marky Ramone (Ramones) à la batterie et Dez Cadena (Black Flag) à la guitare autour de Jerry Only. Ensemble, ils enregistrent un projet dans le pur style Misfits, reprenant des titres phares des 50’s ("Diana", "Great Balls Of Fire", "Runaway" etc.) : Project 1950. Ils le défendront sur scène par intermittence jusqu'en 2005, date à laquelle Ramone quittera le projet, remplacé par Robo. Une arrivée compliquée puisque dès les premiers mois, son visa pose problème aux portes de l'Europe et le groupe est obligé de reporter sa tournée.
Après quelques années de repos, ils reprennent du service en 2009, histoire de célébrer les 30 ans passés avec un World Tour. En Octobre, un single "Land of the Dead" est lancé et l'année suivante, Robo est débarqué au motif de problèmes récurrents avec son passeport colombien. C'est Eric "Chupacabra" Arce (Murphy's Law) qui prend sa place derrière les fûts. Le temps de l'enregistrement est alors finalement arrivé: Ed Stasium est aux manettes pour The Devil's Rain qui sort le 04 octobre 2011.

Chronique

9 / 20
1 commentaire (5/20).
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The Devil's Rain ( 2011 )

Zappons le couplet sur la reformation $$$, le pont du "maquillage + imagerie ridicules", et le refrain "Misfits c'est Danzig et rien d'autre". Intéressons nous à ce que le groupe(?) a mis 12 ans à pondre (Project 1950 exclu). Avec ce dilemme: "Est-ce qu'on doit faire du old Misfits que les fans attendent, ou est-ce qu'on se renouvelle?"
Le voila l'ennui: ils ne sont plus capables de plagier l'horror punk des débuts, mais ils essaient tout de même en le modernisant un brin, le tout sur une prod' rétro '90. Inévitablement, ça pouline un sacré Frankenstein.

C'est donc un power trio largement poppy qu'on retrouve, empétré dans des choeurs "ooh oooohh" indigestes de conformisme et d'omniprésence. A un point tel que "Where Do They Go?" ou "Twilight of the Dead" feraient presque passer les Beach Boys pour les pionniers de l'horror punk...
Fraîchement débarqué et déjà modestement tire-au-flanc, Arce prend apparemment son pied à caler le kit en mode pilotage automatique dès qu'il a enchaîné trois roulements. On lui pardonne, il a dû comprendre bien vite le sort réservé aux batteurs dans cette mascarade. Mais que dire de Jerry Only? Se rappelle t-il seulement de l'essence du combo après toutes ces années? Le voilà entamant des couplets guillerets à la gloire de Frankenstein, des zombies ou de Jack l'éventreur... Presque aussi convaincant que Steevy Boulay dissertant philosophie.

Bon, il y a bien deci delà des mélodies ou refrains qui prennent timidement leur envol après plusieurs essais sur la platine, ainsi qu'une maigre poignée de titres déjà plus épiques, early-Misfits style ("Curse of the Mummy's Hand", "Father", "Death Ray"). Mais pour qui est rompu aux premiers méfaits, la majorité des titres se révèleront certainement anecdotiques. Alors quand en plus les papys font de la résistance parodique pendant plus de 50 minutes... Ca tourne à la série B plus cocasse qu'horrifiante.

A écouter : "Curse of the Mummy's Hand", "Father", "Death Ray"