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Biographie

The Arteries

Tim Davies : guitare
Rhys Jenkins : guitare
Miles Morgan : chant
Rhys Pillai : batterie
Jamie Morrison : basse, chant

Bande de quatre gamins de Swansea (UK) à l'origine, ils forment leur premier groupe Silicone Fish au collège autour des planches de skate, du son punk rock des 90s et des amplis 15W, puis optent en 2005 pour le patronyme The Arteries.
Premier concert en ouverture de Big D & The Kids Table dans leur ville d'origine la même année, puis premier enregistrement 'de chambre' au cours de l'été. En sortira le EP Brought up Not Dragged up. Plusieurs mois à jouer une paire de concerts ça et là autour du lycée, et arrive '06 avec un nouvel enregistrement 4 titres, eainsi qu'un deuxième guitariste en la personne de Tim Davies.

Les larons s'acoquinent alors avec les groupes punk de leur ville et région, notamment The Cut Ups, The Computers et The Groundnuts and Independents avec qui ils partageront un split EP 4 titres en Juillet '07. A la rentrée, Rhys Jenks quitte momentanément le groupe pour l'université de Bristol, ce qui rend els sessions répèt' plus difficiles.
Néanmoins, un plus d'un split 7" dexu titres avec Global Parasite (décembre '07), ils plannifient une série de trois 10" respectivement intitulés Blood, Sweat ,et Beers (en référence détournée au fameux discours de Winston Churchill) dont les sorties s'échelonneront de fin '07 à l'automne '08, toujours en autoproduction.

Le groupe fait alors de plus en plus parler de lui, au point d'attirer l'attention de Lily et Kafren chez Household Name Records, et d'ouvrir pour Strung Out sur quelques dates. De cette expérience, ils diront n'avoir pas appris grand chose si ce n'est à observer les comportements capricieux des rock stars... Ils multiplient alors les concerts dans les petites salles et appartements ou en première partie de Bouncing Souls, Smoke or Fire et Fake Problems, viennent nous rendre visite en France, et donnent leur accord pour que HHN sorte une version CD regroupant leurs trois 10" sous le titre Blood, Sweat & Tears. Cela sera chose faite pour Noël '08.
Toujours actifs, ils commencent à composer de nouveaux titres tout en étudiant à la fac pour la plupart, et enregistrent du neuf à l'été '09. Les quelques pistes sont réparties sur une série de 7" (un split avec The Cut Ups, un single pour le projet Art of the Underground et un 4-way split avec Bangers, Brothers et OK Pilot).
En septembre ils tournent en France avec Nina'School puis dans le reste de l'Europe, avant de s'envoler pour The Fest huitième du nom à Gainesville, Floride.

Les mois suivants sont consacrés aux études et aux examens de printemps, avec qelques répèts et sessions d'écriture pour se détendre. Tout ça aboutira sur l'enregistrement d'un second opus fin Juin 2010: Dead Sea. Il est promu comme il se doit à la rentrée par une tournée avec Bangers (France comprise), avant sa sortie début Octobre. Quelques semaines plus tard, ils participent pour la deuxième fois au Fest, sur la neuvième édition du célèbre festival de Gainesville, Floride.

14.5 / 20
3 commentaires (10.67/20).

Dead Sea ( 2010 )

Du sang neuf pour The Arteries.

Deux ans après un Blood, Sweat&Beers remarqué, les Anglais dardent une piqure de rappel avec 44 minutes d'un punk rock n' roll mélodique en intraveineuse.

Une concoction brevetée aussi aisément reconnaissable qu'un soda de grande marque. Sauf que Dead Sea a plutôt le goût doux amer d'une bière "triple distilled".


L'esprit garage. La mélodie qui adoucit les torses.

Dans leur élan ardent, The Arteries ont opté pour un son volontairement brut; direct comme un crachat, brouillon comme les postillons de son frontman. Fidèle au poste, Miles Morgan use sa voix aiguë jusqu'aux cordes et pousse des "Yeaaah" sauvages à s'en arracher la glotte ("Turn of the Tide", "Shitty Band")... Puis pondère l'âcreté de la sueur par le doux parfum de la mélodie. Tout comme ses guitaristes qui entre deux chevauchées rock n' roll se plaisent à placer des douceurs bien mûres.


A bout de souffle?

La fin de l'opus a néanmoins une légère tendance à trainer en longueur avec des morceaux de 4 minutes et plus. Moins tranchant, moins fougueux, le quintuor s'égare alors ça et là en répétitions et délaye son intensité en larsens aussi longs qu'inutiles. L'intention d'innovation est louable; mais nan, The Arteries ne sont jamais aussi efficaces que sur des hymnes tels "Bad Bangers" ou "Mutual Friends", des attentats tendus comme un tacle de Di Meco ou un direct de Joe Calzaghe.


En ajoutant dix minutes au compteur de son second opus, The Arteries perd peut-être de sa cohésion, mais reste tout de même un formidable puncher.

A écouter : en mode 'random'
15.5 / 20
2 commentaires (15.75/20).

Blood, Sweat & Beers ( 2008 )

« Sounds like : Millencolin VS. Motörhead » indique l’inévitable description Myspace. Ôté le trait d’humour à l’anglaise, cette assertion conserve tout de même une part (relative, évidemment) de bien-fondé.
De Millencolin, The Arteries tirerait son potentiel mélodique, et de Motörhead son énergie brut de rock ‘n roll, à l’exemple de l’entame du disque par "No Guts No Glory". Le collectif de Swansea repasse dans la foulée une couche de graisse vociférante sur "Steal Something"… avant de dévoiler son penchant ‘Mélo-colin’ sur les "Three Cats", "Cornelia Marie" et autres "Divergence". En guise de synthèse, des shoots de la trempe de "Last Thought of the Old Me" ou "Major Threat" (clin d’œil, clin d’œil).

Avec des riffs plein la besace et de la suite dans les enchaînements, les Brits varient les plaisirs et s’offrent même un final tirant vers le progressif.
'The Arteries apportent du sang neuf à la scène’ ne restera donc pas un vain calembour ; Blood, Sweat & Beers l’authentifie du sceau de la jeunesse, celle qui sue, boit, et pisse le sang sur scène.

Un premier disque solide auquel on pourra tout juste reprocher certaines lignes de chant un poil ambitieuses pour les capacités de Miles Morgan. Aller plus vite que la musique, un péché de jeunesse délectable…

A écouter : dans la fosse