Doubt Mines ( 2018 )

Après visiblement quelques changements de line-up (on y croise actuellement des ex-BastionsGoodtime Boys ou Funeral For A Friend), Terrible Love se décide enfin à sortir ce nouvel effort, Doubt Mines. Pour ceux qui n’auront pas envie d’aller plus loin dans la lecture de ce papier, retenez ceci : Ecoutez cet ep, jetez vous sur son morceau titre. Pour les autres, prenez le temps de réécoutez Change Nothing, respirez un grand coup et lancez-vous.

First Flowers n’était peut être pas la meilleure entrée en matière, j’aurais personnellement préféré Separate Graves, mais elle s’intègre au final parfaitement dans la cohérence de l’ensemble, annonçant à nouveau ces relents de (Post) Hardcore que l’on évoquait précédemment, inspirant Defeater ou Touché Amoré comme références d’écoute. Pour autant, ce sont plus ces derniers qui ressortent ici, tout comme l’affiliation avec Goodtime Boys parait logique et donnent des titres comme A Better Light et Doubt Mines, les points culminants du disque. On y retrouve aussi une fougue vocale inhérente au genre, mais bien portée par des variations instrumentales et une écriture bien plus intéressante que sur le dernier Touché Amoré par exemple, tout en sachant que Terrible Love a une fâcheuse tendance à casser la fin de ses titres en y intégrant une délicatesse là ou une explosion finale aurait été idéale (Torch The Fields).

Doubt Mines confirme Change Nothing. Peut-être en s’orientant un peu plus vers Touché Amoré que Defeater sur certaines sonorités, mais Terrible Love livre donc un second ep un cran au-dessus du premier. Et autant vous dire qu’on attend vraiment la suite.

A écouter : Doubt Mines
3.5 / 5
1 commentaire (15/20).

Change Nothing ( 2016 )

Il y a de ces EP qui restent en tête, alors même que le nom ou le style ne le laissaient pas présager. Une véritable petite pépite. De Terrible Love, je ne jetterai rien : pratiquant un Hardcore Mélo décomposé ici en cinq titres largement affiliés à Defeater ou même Touché Amoré pour certains aspects, le combo anglais capitalise sur l’expérience de ses musiciens, issus de Goodtime Boys ou encore Bastions, et dont les derniers opus ont laissé quelques marques (respectivement Rain. et le split avec Burning Bright).

Bien au-delà de ce premier ressenti, Change Nothing possède ces arguments qui font que rien n’est contestable : la passion portée par le timbre vocal proche de celui de Derek Archambault, quelques cordes plus sombres sur « Stone In Me », contrebalancées par l’emportement de « Change Nothing », ou encore la fougue des premiers More Than Life, lorsqu’enfin on ne frôle pas The Carrier ou My Fictions (la seconde moitié de « Mt. Misery »). Au-delà de tous ces aspects, les quinze minutes s’écoutent sans aucun regret : point de resucée maladroite, de plan honteusement entendu mille fois, les points communs sont ici dans le rendu final mais pas dans les compositions.

Loin de n’être qu’un copycat de Defeater, Terrible Love puise pourtant dans les mêmes sources pour livrer le Hardcore de Change Nothing. Une bonne surprise, à suivre de près sur ses prochaines sorties.

A écouter : Oui !
Terrible Love

Style : Hardcore
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Origine : Royaume-Uni
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