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Biographie

Sodom

Sodom est fondé en 1982 par Tom Angelripper (chant, basse), Aggressor (guitare) et Chris Witchhunter (batterie). Après deux albums Obsessed By Cruelty et Persecution Mania
qui leur font acquérir une certaine notoriété en Allemagne, ils explosent sur la scène mondiale en 1989 avec Agent Orange : Grand succès commercial (Il est encore aujourd'hui l'album de Thrash allemand le plus vendu.) et grand succès sur la scène metal. Après un Better Off Dead (1990) dans un Thrash-Metal traditionnel, le groupe prend un premier virage en sortant Tapping The Vein en 1992, alors que la scène Thrash est en crise et menacée par l'arrivée du Death et du Black metal. D'ailleurs ce Tapping The Vein aura de nombreuses caractéristiques Death Metal. Après les Get What You Deserve (1994) et Masquerade In Blood (1995) aux influences plus Punk, le groupe ainsi que son line up se stabilisent : 'Til Death Do Us Unite (1997) marque un retour aux sources et une "patte" Sodom plus affirmée. Code Red, M-16 et Sodom seront dans la même veine. Après le Final Sign Of Evil en 2007 qui est un réenregistrement de leur première démo, In War and Pieces sort en 2010 et marque le "vrai" retour de Sodom depuis 2006, avec une participation au Hellfest prévue pour 2011.

15 / 20
2 commentaires (16.75/20).
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Decision Day ( 2016 )

Plus de trente ans de carrière, une discographie longue comme le bras, mais toujours vert. Sodom, l’une des légendes du Thrash est plus que jamais dans le coup, et ce n’est pas ce nouvel opus, le nommé Decision Day, tout fraichement sorti qui prouvera le contraire. Un quinzième album studio à l’image de sa pochette : violent et haut en couleur.

Fleuron du Thrash allemand et international, Sodom aura eu une vie mouvementée, mais la passion l’aura toujours emportée. Les nombreux changements de line-up, de maisons de disques, d’évolution de styles, n’auront jamais atteint la détermination de son charismatique leader, Thomas « Tom Angelripper » Such, seul homme présent sur tous les enregistrements. Decision Day c’est 50 minutes bourrées de testostérones réparties sur 11 pistes, où le Thrash de souche se mêle à des parties Heavy et quelques touches çà et là d’inspirations Motörhead. On appréciera le brisage de nuques en bonne et due forme sur les très rythmés Caligula et Who is God ? faits de riffs rapides, simples, et d’un refrain entêtant. Sodom saura ralentir le tempo quand il le faut, pour apporter un peu de lourdeur et de diversité, comme sur Sacred Warpath et Strange Lost World, qui sont ponctués par des ponts et soli toujours bien placés.
Les Allemands nous offrent également quelques morceaux dans l’esprit Old School avec Vaginal Born Evil et Blood Lions notamment, dans lesquels certaines parties ne sont pas sans rappeler l’époque du grand Persecution Mania (1987. Ouais, ce n’est pas hier). Mais ces titres sont encore une fois nuancés par des salves Heavy, qui l’air de rien ne casse pas l’identité Thrash culte de Sodom. Celle-ci est toujours bien présente, ne serait-ce que par les vocaux si particuliers d’Angelripper, dont le chant hurlé fait toujours son effet et cette manière dont les riffs sont attaqués, il ne faut pas 10 secondes pour reconnaitre l’empreinte Sodom. La batterie n’est pas en reste, ça martèle sèchement, la double-pédale n’est pas un accessoire, mais bien un outil indispensable au son des Allemands. S’il fallait comparer ce brûlot avec Epitome of Torture, l’album précédent, on ne pourrait que constater un nouveau virage dans la carrière du groupe. La cuvée 2016 de Sodom est moins brute de décoffrage, mais également moins redondante. Decision Day est bien plus varié et possède une production plus agressive qui donne énormément d’impact et de profondeur.

Les années ont beau passer, Sodom parvient toujours à produire des albums de qualités mais aussi à partiellement se renouveler. Decision Day est une nouvelle pièce à un édifice déjà colossal, qui n’est pas prêt de s’effondrer.

A écouter : Tout
15 / 20
8 commentaires (13.88/20).
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In War And Pieces ( 2010 )

Aujourd'hui le Thrash et ses riffs brise-nuques s'invitent chez nous sur Metalorgie, avec le dernier Sodom très attendu par les fans : In War and Pieces.
Sodom est une institution du Thrash Metal, une espèce de petite terreur survitaminée de la scène depuis Obsessed by Cruelty en 1986 où ils se différencient avec leur musique plus violente que les groupes américains comme Anthrax et Metallica, jusqu'au dernier Sodom en 2006 et The Final Sign of Evil en 2007. Sodom pendant à peu près toute sa carrière est resté fidèle au créneau d'un Thrash viril, brutal, guerrier et sans fioriture. Vos oreilles savent à quoi s'attendre avec les « teutoniques ». Rendez-vous sur le champ de bataille.

Alors oui Sodom ici, attaque plus en finesse, de façon moins frontale. En témoigne le premier morceau éponyme, qui débute les hostilités avec ses guitares latines et délicieusement sournoises avant de sortir les armes lourdes et de nous balancer un riff dévastateur en pleine face. De toute évidence les premières secondes de In War and Pieces donnent furieusement envie de donner du Headbang en moshant dans une fosse bien agitée. C'est bon signe. Tom Angelripper ne semble pas usé par le temps et le champ de bataille, il semble plus rageux et en colère que jamais. Il donne de sa voix bien thrashy et se saigne les cordes vocales avec un phrasé coup-de-poing typique du Thrash (« Contempt of Sanity, a Domination of the Beast ! ») , et lorgnant dans les moments les plus intenses vers un Growl Death Metal bien senti qui pourrait faire pâlir les plus gros groupes du genre.

Bobby Shottkowski martèle ses fûts et fait rouler la grosse caisse mitrailleuse avec une grande précision. Si la batterie est plus Heavy et moins rapide que sur un Tapping the Vain par exemple, elle reste toujours bien groovy, avec une résonance sur la caisse claire assez jouissive. Et les rythmiques furieuses et basiques typiques du thrash sont toujours présents. (Hellfire, Knarrenheinz..) Bref, Sodom fait du Thrash Metal. Le riffing, lui, est assez mélodique et Heavy tout gardant un base rythmique toujours aussi headbangante, et un son bien guerrier et épique. Le groupe sait varier la distortion, le ton et la rapidité de jeu, mais il y a quand même une grosse présence du « syndrome Thrash », c'est à dire une certaine redondance entre certains riffs.
Un mot sur la production : du grand spectacle, on a envie de mettre le son à fond quitte à y laisser nos oreilles. Avec l'accent mis sur la batterie et la voix de Tom Angelripper, tout en distinguant parfaitement les riffs et le son de guitare : on en prend plein la face, une production digne des plus grands groupes de Death moderne. Un gros changement depuis le côté plus artisanal des années 80 et 90, mais l'esprit y est toujours tout en étant fort agréable.
Enfin, on pourra toujours critiquer le fait que Sodom soit un groupe qui n'évolue pas franchement, mais le Thrash pratiqué se suffit à lui même, et puis ce style n'est plus franchement un style amené à innover. Il n'empêche qu'ils assument le côté plus mélodique de leur musique, et que ce nouveau skeud regorge de quelques bons petits hits aux refrains accrocheurs (In War and Pieces, The Art of Killing Poetry, Hellfire..) et de riffs bien assassins.. D'autres moins. (Feigned Death Thrones, malgré sa forte tendance Death intéressante au premier abord, Nothing Counts more than Blood..)

Au final, une assez bonne livraison des Thrashers Allemands que ce In War and Pieces. Les fans de longue date ? Il y trouveront des bons hits Thrash, même si les plus entraînés et aguerris d'entre eux, et coutumiers du champ de bataille, ne seront parfois guère surpris par la puissance de feu déployée. Pour les néophytes , il restera un très bon moyen de découvrir le groupe. Un album pour une bande de guerriers qui ne se cassent pas la tête et qui foutent la pêche.

A écouter : In War and Pieces, The Art of Killing Poetry, Knarrenheinz..