Albums du moment
Pochette Echo Street
Pochette Ultima Necat Pochette Oddfellows
Découverte
Pochette Demo

logo Slipknot

Biographie

Slipknot

En 1995, un groupe metal se forme autour de Shawn Crahan (batteur), Anders Colsefini (chanteur), Paul Gray (bassiste), Donnie Steele et Kun Nong (guitaristes), 5 musiciens de la région de Des Moines dans l'Iowa. Rapidement Kun est remplacé par Josh Brainard. Shawn, ayant en tête d'avoir trois batteurs dans le groupe (un batteur principal et deux se servant de drumkit pour rendre le groupe plus agressif musicalement et visuellement), laisse sa place à Joey Jordison pour se consacrer aux percussions, aidé de Anders. C'est avec ce line-up qu'a été enregistré Mate.Feed.Kill.Repeat, fin 1995. La session d'enregistrement terminée, Slipknot remporte même un tremplin local, face au groupe Stone Sour dont le chanteur Corey Taylor les impressionne. Donnie est ensuite remplacé par Craig Jones, qui s'occupe finalement des samples à l'arrivée de Mick Thompson au poste de guitariste. M.F.K.R sort à Halloween 1996. Durant l'été 1997, Stone Sour et Slipknot se cotoient à nouveau, et Shawn et Joey en profitent pour persuader Corey de les rejoindre. Anders quitte le groupe à la fin d'un concert en fin d'année, déçu de ce changement qui l'a relégué au second plan. Sid Wilson, DJ, remarqué par Shawn après un de leurs concerts se joint au groupe quelques temps plus tard. En février 1998, Ross Robinson, producteur des premiers Korn notamment, assiste à un concert de Slipknot et en sort assez chamboulé pour les prendre sous son aile.

Chris Fehn devient percussioniste de groupe cette même année. Bizuté par le reste du groupe, il est forcé de regarder un film scatophile, scène filmée et enregistrée qu'on entendra plus tard Ã  la fin de la chanson Scissors. Six mois plus tard, le groupe commence l'enregistrement d'un nouvel album, et signe un contrat avec le label Roadrunner Records. L'enregistrement terminé, Josh annonce son départ, pour raisons familiales, et c'est James Root de Stone Sour qui le remplace. Le line-up n'a depuis plus du tout bougé. Slipknot, est sorti en juin 1999, avec une production de Ross Robinson. Il est devenu le premier album de Roadrunner à devenir platine (plus d'un million de disques vendus aux États-Unis). Le groupe surfe sur la vague en prenant la scène de l'Ozzfest. En 2001 sort  Iowa , bien accueilli, plus brutal, moins original aussi, et qui permet au groupe de se produire énormément sur scène.  Puis en 2002 Slipknot apparaît dans le film Rollerball en jouant live le morceau I Am Hated. Par la suite, les membres se dispersent au sein de side projects tels que Murderdolls (Joey), Stone Sour  ressuscité (Corey et James) et To My Surprise (Shawn), alimentant les rumeurs de split. L'album suivant, Vol. 3: (The Subliminal Verses), produit par Rick Rubin (System Of A Down, ACDC, Slayer, Red Hot Chili Peppers...), sort pourtant bel et bien en mai 2004. Il marque un tournant dans la musique du groupe, plus mélodique, plus adouci également, ce qui sera diversement apprécié. Le groupe se lance dans la foulée dans une tournée mondiale, immortalisée sur un double live intitulé  9.0: Live, enregistré lors de ce Subliminal Verses Tour début 2005 pendant des concerts à Phoenix, Las Vegas, Osaka, Singapour et Tokyo. Un second DVD live nommé Voliminal : Inside The Nine succède au Disasterpieces paru en 2002.
En 2008 le groupe revient avec un nouvel album (et de nouveaux masques), intitulé All Hope Is Gone sa sortie est annoncée pour aout 2008.
En 2010, le bassiste Paul Gray est retrouvé mort dans la chambre d'un hôtel à Des Moines, c'est Donnie Steele, guitariste à l'époque de Mate. Feed. Kill. Repeat. qui reprend le poste pour assurer les concerts.

13 / 20
151 commentaires (13.2/20).
logo amazon

All Hope Is Gone ( 2008 )

L'hydre à 9 têtes est de retour, tout espoir est perdu. Ce All Hope Is Gone aura longtemps été attendu, mais pourtant Slipknot est de retour. Nouveaux masques, nouvelle orientation musicale (tout en restant dans un style proche des albums précédents), cela n'empêche pas de voir les éternels débats autour du groupe revenir au goût du jour. Pourtant, au final, ce qui nous intéresse reste la musique, et dans le cas présent les 12 titres de All Hope Is Gone.

Qu'est ce que Slipknot en 2008 au vu des nombreux projets des musiciens (Stone Sour, To My Surprise, Murderdolls, ...) ? Certains espèrent un Iowa, d'autres un Vol 3, ou encore un Slipknot. Et, au final, Slipknot livre un peu tout ca, et bien d'autres choses : du métal (Gemetria, Psychosocial), des "ballades" électrisées (Dead Memories, Gehenna) et acoustiques (Snuff).

Les musiciens plus absents sur Vol 3 sont de retour. #3 et #6 se mettent même à faire des backing vocals qui tiennent la route (Gemetria, Psychosocial), tout en continuant de frapper leurs instruments pour supporter Jordisson. Ce dernier se lâche, envoie de la double dès qu'il peut, impose une cadence éprouvante (All Hope Is Gone, This Cold Black), même si une partie de son âme semble avoir disparu, au profit d'une technique plus intéressante que sur les précédents albums. Sid revient derrière les platines; même s'il ne revient pas au niveau d'un Slipknot, il se fait tout de même plus présent, cependant plus noyé dans la vague de sons projetés par All Hope Is Gone (Butcher's Hook). Les guitares sont du niveau de Vol 3, à cela près que de nombreux soli font leur apparition (le très bon de Psychosocial ou encore Sulfur). Slipknot ne sonne plus uniquement métal, mais dégage des impressions d'essais, de tentatives de sortir de leur son (malgré une inspiration trop prononcée pour Gojira sur Vendetta), à travers un riff, un son. Ceci amène une variété qui permet à All Hope Is Gone de ne pas être ennuyeux ou monotone.

Mais le principal acteur de ce changement reste Corey. L'escapade Stone Sour laisse de nombreuses traces, ce qui fera sans doute grincer des dents ceux ayant une aversion pour le side-project du chanteur. En supplément du chant hurlé, agressif, présent sur tous les Slipknot, All Hope Is Gone fait la part belle aux chants clairs, le plus souvent lors des refrains. Et lorsque résonne Snuff, ballade rappelant Bother, mais avec une montée en puissance lui apportant une autre dimension. Slipknot réussit le morceau, malgré quelques passages prévisibles, en fait une composition plaisante, même si elle peut ne pas sembler à sa place sur All Hope Is Gone. Malgré cela, certains passages au chant si net semblent maladroits : le refrain de Dead Memories semble étranger au morceau, tandis que celui de Wherein Lies Continue peut apparaitre comme décalé.

Qu'on se le dise, Slipknot joue bien. Pourtant Slipknot paraît trop propre. Iowa, Slipknot et, dans une moindre mesure, Vol 3, étaient malsains, crades. Des morceaux comme Everything Ends, Iowa ou Tattered And Torn manquent clairement à l'appel. Des compositions comme Dead Memories ou Butcher's Hook sonnent aseptisées, la crasse caractéristique de Slipknot ayant dû partir avec les anciens masques. Pourtant le groupe essaie d'imposer cette ambiance, notamment sur des titres comme Gehenna ou Gemetria, mais cela semble surfait, les musiciens ont beau délivrer de la haine, de la violence, le cÅ“ur n'y est pas. Malgré ceci, All Hope Is Gone possède de très bons morceaux. This Cold Black, sans doute l'un des meilleurs de l'album, renoue avec un Iowa survolté, un matraquage sonore emplissant les oreilles. All Hope Is Gone, concluant brillamment le disque du même nom, est une boule de haine, un concentré de rage qui donne champ libre à quasiment tous les musiciens. A noter, dans l’édition collector, 3 morceaux bonus, l’inutile (et énième) remix de Vermillion Pt.2, le lancinant ‘Til We Die (le plus intéressant des 3) ainsi que le rock de Child Of Burning Time, prévisible et banal face au reste de All Hope Is Gone.

Alors oui, Slipknot Ã©volue, chose qu'on ne peut au final pas leur reprocher. Pourtant, cette évolution peut les rendre fades pour ceux attendant un Iowa bis. Album plaisant sans être exceptionnel, All Hope Is Gone est la synthèse des disques précédents. Slipknot se retourne vers son passé, grand bien leur en fasse, mais Slipknot ne se repose pas que sur ses acquis, s'oriente vers quelque chose de plus varié, pour le bonheur des uns et le malheur des autres. La meilleure chose à faire reste encore de l'écouter...

A écouter : All Hope Is Gone – Psychosocial – This Cold Black
14 / 20
25 commentaires (14.3/20).
logo amazon

Voliminal: Inside The Nine ( 2006 )

On reconnaît souvent le succès d'un groupe au nombre de DVD qu'il sort. Avec ce troisième DVD (après Disasterpiece et le très court Welcome To The Neighborhood) pour seulement 5 albums (dont un live et un " pré-album "), Slipknot n'échappe pas à la règle. Réalisé sous la houlette de Shawn Crahan aka le Clown aka le n° 6 aka un des percussionnistes du groupe (ouf !), ce Voliminal : Inside The Nine se veut plus intimiste que le spectaculaire Disasterpiece.


L'objet se scinde en deux DVD. Le premier comporte un documentaire sur le groupe. Doté d'une réalisation résolument moderne et chaotique, on y voit compilés de façon aléatoire des bribes, des instantanées de la vie du groupe depuis la sortie de leur troisième disque. Cela va de répétitions à des sessions photos en passant par des plans backstage ou encore des fêtes avec des gens bourrés (et qui dans la logique de la nature humaine finissent par vomir...). Le tout est ponctué de multiples extraits live capturés aux quatre coins du monde. Attention cependant, les extraits de concerts sont assez roots (comprendre : enregistrés avec un caméscope par des roadies, des fans, etc. et donc avec un son cradingue). Bien que le film ne soit en rien révolutionnaire, le groupe tente de renouer avec l'esprit malsain qui l'entourait à ses débuts. Ce retour aux sources peut parfois sonner un peu téléphoné mais le documentaire reste plaisant. Ce qu'on regrette pourtant, c'est que le groupe ne soit pas allé au fond des choses, au bout de sa démarche en nous plongeant encore plus dans l'univers des Neufs de Des Moines.


Le deuxième DVD contient l'ensemble des clips issus de Vol. 3 The Subliminal Verses : Duality, Vermillion, Before I Forget, The Nameless. Des clips pour lesquels Slipknot a toujours prêté une grande attention et qui sont tous finement réalisés.
Un certain nombre de titres live de très bonne qualité enregistrés principalement dans des festivals figurent également au menu : des extraits des Eurockéennes de Belfort, d'un festival au Japon (Joey Jordison arbore d'ailleurs un magnifique bandana aux couleurs du drapeau nippon)...

Enfin une interview de chaque membre sans son masque constituera, pour le petit curieux qui sommeille en chacun de nous, le point d'orgue de ce DVD ; une interview de presque tous les membres puisque que Craig Jones (le n°5) est filmé de coté et ne répond à aucune question (des questions du style " Combien de gens sont enterrés dans ton jardin ? "), continuant ainsi d'entretenir le mystère autour de sa personne. Pour les gens fâchés avec la langue de Shakespeare, sachez que les entretiens sont sous-titrés (au contraire du documentaire, qui ne comprend cependant que peu de dialogues). On y apprend notamment l'origine des masques, le lien qui unit les membres du groupe (c'est effectivement très rare de voir un groupe avec autant de succès ne pas se séparer de l'un de ses membres, surtout quand le groupe est composé de 9 personnalités différentes), la passion pour le golf de l'un d'eux (!!!), etc. Pouvoir mettre un visage sur un personnage est quand même assez satisfaisant. Et on beau se dire que les masques ne sont que de la poudre aux yeux, on ne peut qu'admettre qu'il s'agit d'une idée de maître : les prestations du groupe perdraient inévitablement de leur aura si les Neufs n'étaient pas masqués.


Ce qui fait la force de ce DVD, c'est 1/ sa diversité : du live, des reportages, des clips, des interviews, il y en a pour tout le monde. 2/ son retour à des choses plus intimistes, plus vraies, là où Disasterpiece cherchait incontestablement la surenchère et le grand spectacle. Le produit reste somme toute soigné à l'image du packaging et de la navigation entre les différents menus.

A écouter : et à regarder
14 / 20
77 commentaires (14.72/20).
logo amazon

9.0. Live ( 2005 )

Après quatre albums, dont trois dans sa formation actuelle, Slipknot propose un double album live. Pas une mauvaise idée en soi, les 9 masqués Ã©tant connus pour leur explosivité sur scène, mais aussi pour le caractère éventuellement brouillon de leurs prestations. Peut-être conscient de ces réserves, le groupe a choisi les meilleures prises enregistrées au cours de sa dernière tournée pour offrir une cavalerie de 24 titres au son plutôt propre, loin de la cacophonie brouillonne qu'on aurait pu craindre.

La tracklist panache leurs trois principaux albums à peu près également, avec un avantage à l'éponyme. Le climat étouffant de leur musique est bien rendu, on imaginerait même l'anarchie et l'effort de tenir sur scène en étouffant sous ces masques. Au fil de l'écoute, on réalise que les prestations viennent des shows de Phoenix et Las Vegas notamment. Malgré quelques rares pains, les musiciens sont plus qu'audibles, avec un mur infranchissable de guitares et un Joey Jordisson livrant de très bonnes parties de batterie comme à l'accoutumée, ainsi que son traditionnel solo (pas désagréable, mais plutôt dispensable). La voix de Corey Taylor, quoique parfois un peu poussive, conserve une bonne patate et sonne juste. Le frontman maintient par ailleurs l'attention des "maggots" à coup de fuck et autre gueulantes du même bois, plutôt efficaces, mais aussi de speeches vindicatifs plus ou moins inspirés sur les maisons de disques ou encore le succès du groupe. Parmi les morceaux les plus marquants, on retiendra un furieux Disasterpiece autant que ce Vermilion, assez controversé, qui passe très bien en live avec de bons arrangements, les guitaristes s'en donnant à coeur joie. D'une façon générale, les morceaux de Vol. 3 The Subliminal Verses ressortent avantageusement en live, notamment Pulse Of The Maggots, Three Nil ou The Nameless, ce qui prouve que le groupe a gardé une puissance de feu certaine avec ce dernier album en date. On retrouve aussi avec plaisir quelques titres méconnus, notamment Purity, riche d'une ambiance glauque à souhait, Taylor terminant sur un "Have You Ever Seen God?" du meilleur effet. Et puis, il ya ce Eeyore, court, mais ô combien jouissif, ou comment entrer dans le vif du bourrinage. Slipknot a aussi choisi de se pencher sur la face cachée de Iowa, avec Skin Ticket et le morceau titre Iowa raccourci, deux pistes pesantes où Taylor se montre très efficace dans un registre plus sourdement menaçant, encadrant les traditionnels Everything Ends et The Heretic Anthem. Y a pas à tortiller du boul', le second disque de ce live envoie méchamment. A partir du morceau Duality, chanté avec le public, c'est d'ailleurs la déferlante de  morceaux parmi les plus hargneux composés par l'escouade de Des Moines. Spit It Out (avec le traditionnel "Jump The Fucked Up"), People=Shit, Wait And Bleed et pour finir l'inévitable Surfacing, autant d'hymnes Slipknotiens qui labourrent les oreilles de l'auditeur et le laissent groggy.

On a là un bilan de la carrière du groupe plutôt convaincant qui permet de s'apercevoir que loin des polémiques entourant aussi bien leur look que leurs intentions commerciales (chaussures entre autres) ou encore leur arrogance, Slipknot demeure un bon groupe, bourrin et suffisamment créatif pour maintenir la pression. Bref, un beau cadeau pour les fans et un vigoureux rappel au bon souvenir des autres.

A écouter : Disasterpiece, Vermilion, Purity, Eeyore, Surfacing
9 / 20
246 commentaires (13.73/20).
logo amazon

Vol. 3: (The Subliminal Verses) ( 2004 )

Le 1er réflexe quand le cd commence à tourner dans la chaîne hi-fi, c’est de vérifier si c’est bien le dernier album de Slipknot que l’on vient de lancer, ou bien un hypothétique nouvel album de Stonesour. Et là il n’y a plus de doute, il s’agit bien de Slipknot. Habitué à des intros chaotiques, ils nous livrent là un morceau bâtard (intitulé Prelude 3.0), tout cool et plutôt pas mal en fait (dans le genre cool), qui monte en puissance sur la fin et enchaîne direct sur une grosse tuerie avec le riff de The Blister Exists : Slipknot applique ici la recette qui a fait son succés avec son 1er album, riff sur 2 notes, le tempo qui monte et puis un gros break, le tempo ralenti et puis repart. Et ça marche, on repense à la grosse claque du 1er album, on s’y croirait presque. L’impression dure quelques morceaux, Three Nil, Duality ou Opium For The People appliquant les mêmes règles, mais sans grande originalité (on repense forcément à Spit It Out, Surfacing ou Sic à l’écoute de ces titres). Slipknot semble donc abandonner la direction prise avec Iowa de faire des compos super technique avec des riffs de fou (et qui sont impossible de jouer proprement en live). On revient à plus de simplicité et d’efficacité, mais peut être un peu trop.

Arrive la piste 6, Circle, et là c’est le drame (NB : il faut cependant préciser que les précédents albums des 9 masqués avaient également la fâcheuse tendance de s’essouffler à partir de la 2ème moitié)… Corey sort sa gratte acoustique et nous sert une ballade et alors on regarde à nouveau la pochette du cd : OUI il s’agit bel et bien du dernier Slipknot. Le groupe développerait une seconde personnalité ? S’ils cherchent à surprendre l’auditeur, c’est réussi, mais on garde une sensation amère, l’impression de se faire arnaquer : Slipknot, le groupe de néo-métal violent ultime en train de virer sa cutie ? Le reste de l’album sonne néo-métal, plutôt plat (The Nameless avec des chœurs gnan gnan dans le refrain…), agrémenté de quelques passages un peu plus bourrins et d’une 2nde ballade acoustique (joueront-ils ce morceau en live ? Corey enlèvera-t-il son masque pour le chanter ? Est-ce Shawn le Clown qui jouera du violon ?). Parlons en justement : les percussions et le DJ paraissent absent du disque, on a beau tendre l’oreille, quelques scratches par-ci par-là (sur The Nameless notamment). Il n’y a réellement que Joey Jordison qui tire son épingle du jeu, ses parties batterie sont toutes excellentes et on retiendra surtout les breaks sur The Blister Exists qui défrisent bien. L’avant dernier morceau consiste en un brouhaha mid-tempo et pour finir en beauté Corey chante seul sur 3 notes de synthés…

Au total pour le fan de base à la recherche de sensations fortes, il ne reste à la fin que 9 titres un peu burnés. Slipknot se fait vieux (c’est normalement leur dernier album d’après tout ce que les membres ont déclarer dans diverses interviews) et a décidé de lever le pied. Ils ont apparemment choisi de compenser cela en changeant pour des masques + moches (effrayants ?) qu’avant.
Qu’a voulu faire le groupe avec cet album, voilà un grand mystère, il n’y a ici aucun logique apparente… il faudra guetter une leurs interviews pour peut-être y trouver une réponse. Un album tout en paradoxe, à l’image du groupe, mais qui mérite cependant d’être écouté, au moins pour comprendre le sens du mot ovni

A écouter : The Blister Exists, Duality, Opium For The People, Prelude 3.0
15.5 / 20
126 commentaires (14.31/20).
logo album du moment logo amazon

Iowa ( 2001 )

Voilà certainement l'album le plus attendu de l'année, en effet Slipknot a réalisé une promo énorme pour ce second opus ; leur discours anti-star system n'est apparemment pas anti-dollars. Mais bon, passons sur ce sujet qui fait couler beaucoup d'encre et écoutons piste par piste la bête à 9 têtes venue de l'Iowa.

Le CD démarre sur une intro de 1 minute où Corey pousse des cris de haine, de souffrance, en tout cas on sent qu'il n'est pas content. La seconde piste arrive et là on reconnait bien le style Slipknot, hurlements, samples et refrain basique que l'on retiendra facilement, "people = shit, people = shit ..."; Slipknot n'est pas connu pour ses paroles très recherchées... Mais force est de constater que malgré toutes mes appréhensions le cocktail (molotov, est-il besoin de le préciser) slipknotien accroche encore.

La troisième piste est tout aussi violente, toujours un refrain scandé à la manière d'un marteau piqueur, Corey fait ici de gros efforts de chant très appréciables au milieu de ce chaos musical, les guitares ont de plus en plus de ressemblances avec des riffs grindcore et cela se retrouve tout au long de l'album. Les samples sont beaucoup moins mis en avant par rapport au précédent album et cela fait perdre à Slipknot son originalité, mais dés My Plague (4ème méfait de l'album) on retrouve de quoi nous réjouir, des chœurs clairs et aériens mêlés aux hardcore de Corey font de ce morceau une veritable perle.

Evrything end (5ème piste) reste très classique, et même si cela reste du Slipknot pur jus cette piste passera vite aux oubliettes. Le morceau suivant, The heretic anthem, déjà entendu sur le net est lui d'un fort beau gabarit et nous fera agréablement secouer la tête d'avant en arrière et hurler "If you're 555 I'm 666". Gently un morceau de près de 5 minutes surprend également par son rythme plutôt long et relativement calme par rapport au reste de l'album (à noter que ce morceau figurait déjà sur Mate Feed Kill Repeat dans une autre version) ; Left Behind, le morceau suivant ,et également premier single de l'album, reste dans cette petite accalmie en restant du Slipknot 100%.

The shape, qui comme My Plague fait appel aux chœurs, est un morceau d'exception qui fait de Iowa une cuvée grand cru. I am hated est l'une des rares pistes où les samples sont utilisés (tout du moins audibles au milieu du vacarme) et l'on se rend compte du petit plus apporté par le #5. Skin ticket, entre furie et grognements, est certainement l'un des morceaux les plus violents de lowa, et avec 6min41s, Slipknot ne lésine pas sur le labourage de tympans. New abortion, malgré les chœurs, reste une chanson assez fade et prévisible, dommage. Metabolic, au rythme endiablé, sera estampillée du sigle 100% Slipknot, sans signe particulier mais d'un très bon niveau donc... La surprise vient de Iowa, titre de l'album et également titre de la dernière plage du CD, près de 15 minutes d'une zic atmosphérique qui finit en relative douceur la tempête qu'est Iowa.

En résumé, Slipknot nous délivre un album furieux sans trop de surprise. La quasi disparition des samples est à déplorer mais l'apparition des chœurs est appréciable. Les déclaration des membres du groupe décrivant Slipknot comme le meilleur groupe de métal du monde sont bien prétentieuses et même si cet album est bon, on ne retrouve pas la petite étincelle qui faisait de Wait & Bleed par exemple, un morceau culte.

A écouter : People = shit - My plague - The Heretic Anthmen
17 / 20
151 commentaires (16.7/20).
logo amazon

Slipknot ( 1999 )

Petite intro sur un sample, pour le moment rien de bien spécial, mais dès que l'intro se termine c'est l'apocalypse: un son monstrueux, une avalanche de bruits pour certains, un pur bonheur pour d'autres. Combien de mains a le batteur? Reste-t-il des cordes vocales au chanteurs?

Slipknot impressionne par sa rapidité, pas de répit sur ces 15 pistes. Chaque morceaux est un extrait de violence, mais là ou d'autres vont nous donner une bouillie indigeste de guitare saturée et de grosse caisse, Slipknot rajoute la mélodie qui manquait à ces groupes. Difficile de classer cet album dans un style précis, mélange de Death pour le chant, de hardcore pour la batterie, de néo métal pour les samples et le rythme. Premier album des 9 gars masqué de Des Moines sous la houlette de Ross Robinson (oui encore lui) et première tuerie.

Certes cet albums et à réserver à ceux qui aiment la violence en galette mais peut contenter pas mal de public grâce à son crossover de beaucoup de genres musicaux.

On peut regretter que la qualité des 7-8 premiers morceaux soit supérieure au reste mais cet album reste une bombe àmettre entre toutes les oreilles averties.

A écouter : Surfacing - Wait and bleed - (sic) - Spit It out - ...
6 / 20
46 commentaires (12.88/20).
logo amazon

Mate. Feed. Kill. Repeat. ( 1995 )

1er album, ou plutôt 1ére démo car sortie à 500 exemplaires seulement mais qui permit tout de même de les faire remarquer de Ross Robinson. Si vous voulez écouter cet album cherchez sur le net il se trouve assez facilement.

Bon quand on connait Slipknot on se demande si c'est vraiment eux tellement c'est différent, beaucoup moins violent que leur véritable 1er album; Slipknot joue ici un melting pot d'une bonne dizaine de styles musicaux différents. On passe du groove, au jazz au grindcore dans une seule chansons. Compos d'ailleurs plutôt longues dépassant souvent les 5 minutes, deux chansons vont nous rappeler des souvenirs car Only One et Tattered and Torn sont ici dans leur première version. Mais cela reste assez "bizarre" et l'on se demande comment Ross Robinson à fait pour les rendre tel qu'ils sont maintenant

Un album à écouter pour les fans plus par curiosité que pour la prestations assez déconcertante que nous offre Slipknot ici.

A écouter : Slipknot - Only one - Tattered & Torn