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Biographie

Six Feet Under

Le nom de Six Feet Under résonne diaboliquement dans nos têtes, et nous pensons tout de suite à la voix sur-puissante de Chris Barnes, l'unique grand-père vivant du death metal. Chris Barnes est, quand il n'est pas en train de passer son temps au drag racing de Tampa (Floride), le chanteur de Six Feet Under. Lui, véritable compositeur boulimique, le guitariste Steve Swanson, le bassiste légendaire Terry Butler (DeathMassacre) et le batteur Greg Gall, suivent leur propre chemin avec succès (une quinzaine d'albums au compteur). Six Feet Under est aussi connu pour ses nombreuses reprises (Iron Maiden, Deep Purple, Savatages, Black SabbathAccept), la dernière en date étant l'album entier Back In Black, d'ACDC.

15 / 20
1 commentaire (15/20).
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Torment ( 2017 )

Inusable Chris Barnes. L'ex vocaliste de Cannibal Corpse ne s'arrête décidément jamais. Moins de deux ans après le très bon Crypt of The Devil, Six Feet Under est de retour avec une galette dont le nom, Torment, donne déjà pas mal d'indications sur son contenu. Barnes avait promis un album malsain à souhait, l'Américain a-t-il tenu parole ? Voici quelques éléments de réponses. 

En 2015 la critique avait réservé un très bon accueil à Crypt of The Devil, saluant une oeuvre très Death Metal, et surtout moins groovy que dans le passé. On s'était alors dit que Six Feet Under avait retrouvé ce mordant qui lui faisait tant défaut. En 2017, la bande à Barnes confirme plus ou moins ce qui avait été entrevu, Torment ne passe pas par quatre chemin (du moins sur le début), l'album est brutal et très rentre dedans. Faits de riffs pernicieux, des titres comme Exploratory Homicide ou The Separation of Flesh From Bone envoient un bois terrible et démontrent avec brio que S.F.U. en a sous le pied et que plus que jamais l'attitude Death est de mise. Les changements de tempo sont nombreux, on passe de furieux blasts à des breaks ultra lourds en moins de deux secondes, sans franchement s'y attendre, ce qui ne fait que renforcer cette atmosphère pesante qui règne du début à la fin de Torment. C'est d'ailleurs dans les ambiances que ce nouveaux brûlot trouve sa force, si musicalement ça tape fort, il se dégage énormément de choses malsaines des compositions, c'est gore et très vicieux. Six Feet Under se paye même le luxe durant Torment de sonner un peu à l'ancienne avec des morceaux un peu moins direct mais très inspirés comme le génial Slaughtered as They Slept où en plus de son growl légendaire Barnes pousse quelques hurlements bien sentis. Il est d'ailleurs possible de couper l'album en deux avec une partie franchement Death et une seconde plus Old School dans l'âme (Obsedian), mais sans totalement l'être puisque le son reste puissant et très pur (Funeral Mask). C'est malheureusement là que le bât blesse, une fois encore Six Feet Under donne l'impression de ne pas savoir quelle direction prendre, et il faut admettre qu'au plus on avance dans l'opus, au plus l'intensité baisse, c'est réellement dommage. 

Au final on peut aisément qualifier Torment de bon album, même si on regrettera une nouvelle fois que Six Feet Under ne soit pas allé au bout des choses, un jour ou l'autre il faudra se décider entre le Death et l'aspect groove. Malgré tout les fans ne seront pas déçus, les autres trouveront quelques titres à se mettre sous la dent, ce qui permettra à tout le monde d'y trouver son compte. 

A écouter : Les cinq premiers titres essentiellement
15 / 20
1 commentaire (13/20).
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Crypt Of The Devil ( 2015 )

Souvent stigmatisé depuis le début de sa carrière pour faire un Death Metal minimaliste, et pas franchement inspiré, Six Feet Under a néanmoins repris un peu de vigueur depuis 2012 avec la sortie de Undead. Un retour de vigueur confirmé dès l’année suivante avec le surprenant Unborn, qui laissait supposer que S.F.U. allait enfin offrir une musique plus brutale, plus vindicative et moins « Rock’n’Roll ». À peine deux ans plus tard, l’occasion d’être fixé est donnée avec la parution de Crypt of The Devil, qui, l’air de rien, est déjà le onzième album studio des Américains. 

Le moins que l’on puisse dire, c’est que la bande de Chris Barnes est une formation très active. Malgré un line-up qui bouge beaucoup et les occupations annexes du frontman, Six Feet Under est régulier dans ses sorties et ses tournées. Chacun de leurs albums est un mini événement, et Crypt of The Devil n’y échappe pas. La musique de S.F.U. est généralement basée sur un groove qui offre essentiellement l’occasion de bouger, mais pas franchement de se lancer dans de furieux headbangs. En 2015 les choses changent, les compositions se veulent plus furieuses, plus rentre dedans à l’image de Gruesome et de Broken Bottle Rape. La rythmique est bien plus soutenue qu’auparavant, ce fameux groove est remplacé par une musique plus directe et plus conforme avec l’idée que l’on se fait du Death Metal. La cadence rapide des titres est nuancée par des breaks lourds, très down tempo, avant que ne ça ne reparte de plus belle avec des coups de doubles pédales assommantes. Ne disposant que d’un seul guitariste, ce qui réduit fortement l’impact que celui-ci peut avoir, le mixage parfait de l’album pallie ce manque. Durant les soli comme sur Lost Remains, une seconde guitare tient la rythmique et permet de garder la puissance du riff, chose qui ne serait probablement pas arrivée dans le passé. Même constat sur Slit Wrists qui reste puissante pendant un petit solo bien placé. La grande surprise vient du titre Stab, une grosse avalanche de riffs tranchants mêlée à de petits leads discrets mais qui donne une belle profondeur, avant là encore un break très down tempo qui annonce une reprise toute en lourdeur avant un nouveau solo très inspiré. 

Il n’y a pas que musicalement que Six Feet Under a repris du mordant. Dans le chant Barnes, a également retrouvé du coffre, son growl profond est juste et effrayant. Malgré quelques screams dispensables et même inutiles, ses vocaux font toujours leurs effets. Il prouve si besoin est, qu’il possède l’un des organes les plus remarques de la scène, et ce depuis ses débuts avec Cannibal Corpse à la fin des années 80.

Tout aurait pu être parfait. Mais par moment les Floridiens retombent un peu dans leurs travers et privilégient l’aspect « Groove-Rock’n’Roll » au Death Metal puissant retrouvé, voire enfin là. Viennent gâcher quelque peu la fête : Open Coffin Orgy, The Night Bleeds et Compulsion To Brutalize qui, sur certains passages plombent l’ambiance avec des riffs minimalistes sur trois notes qui entraînent une perte de brutalité conséquente.  

Crypt of The Devil possède plusieurs éléments qui briseront les idées préconçues sur Six Feet Under. Dans sa grande globalité l’album est une réussite, les Américains ont enfin offert le Death Metal que beaucoup attendaient, même si parfois, ils ne sont pas allés au bout des choses en gardant une certaine réserve. S.F.U. ne fera jamais du Cannibal Corpse ou du Suffocation, mais reste une valeur sûre dans son genre. 

A écouter : Stab, Lost Remains, Slit Wrists