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Biographie

Robot orchestra

Duo originaire de La Rochelle, composé de Dim, batteur des excellents Down to Earth, et de Steve, chanteur de feu Feeding (également bassiste de Mind the gap, parfois de Billy gaz station, et organisateur de tournées/tour manager de nombreux groupes via sa structure Brilliance book) qui passe derrière la 6 cordes pour l'occasion.
Depuis 2007, Robot Orchestra a donné plus de 150 concerts partout en Europe (Espagne, Portugal, Italie, Slovénie, Croatie, Hongrie, Autriche, République Tchèque, Allemagne, Suisse, Angleterre, Pays-Bas…), le temps d'affiner son post hardcore teinté de punk, de rock et de post-rock !
En 2009, ils se décident enfin à coucher quelques morceaux sur bande. Leur premier Ep intitulé Disorder of colors est enregistré par J.B Tarrain et mixé/masterisé par Sylvain Biguet (Comity, TrepaliumKlone...). Le groupe se verra ensuite sélectionné pour les découvertes Régionale du Printemps de Bourges 2009, avant la préparation de leur premier album.
Deux grosses années plus tard ils sortent "...Now we can walk", 9 titres enregistrés par le tandem Amaury Sauvé/Sylvain Biguet, et qui devrait leur permettre d'aller crier leur amour du rock toujours un peu plus loin.

13.5 / 20
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Robot Orchestr3 ( 2014 )

On pourrait immédiatement sauter à la conclusion et écrire que Robot Orchestra signe avec son troisième disque une œuvre ambitieuse en même temps que bien exécutée. Qu'au travers de leurs explorations, les Rochelais - duo devenu trio depuis l'intégration de Johan Gardré au violon et au clavier, ont trouvé, entre fougue et introspection, une voie qui leur sied. Robot Orchestr3 ne peut pourtant se réduire à cela. Et qui suit le groupe dans sa folle épopée depuis Disorder of Colors (2009) arrivera sans aucun doute au bout du voyage, 40 minutes plus tard, avec bien des questions.

On se souvient des précédentes sorties de Robot Orchestra et de leurs riffs survitaminés. En tête, cette volonté de décaper le bitume à coups de grosses embardées. Dès la longue et lancinante introduction de "Invisible Smoke", le paysage a visiblement changé. "Crossroads" confirme cette nouvelle atmosphère chargée, teintée d'une colère sourde, par ses entrecroisements mélodiques et ses claviers omniprésents. L'embardée ici n'est pas rythmique mais artistique. La production se fait plus travaillée qu'auparavant; il y a une application sincère dans ce disque réfléchi, traversé de douces désillusions. "I'm Down but I'm Feeling So Above" conclut "Invisible Smoke" et on ressortirait presque des trois premiers titres avec l'envie de se foutre une balle. C'est dire le changement d'ambiance avec les précédentes sorties. Vous êtes désormais prévenu.

Mais loin de faire dans le Post-Rock-progressif-qui-contemple-l'abîme, Robot Orchestr3 dévoile une volonté manifeste de combattre et déroule une thématique sans cesse clamée d'un nouveau départ, rendu possible dès lors que les chaines auront été brisées. Nullement naïfs sur leur destin, "Sunday Hangover" et "So Many Battles" ont soif de cette liberté et enclenchent (enfin) la deuxième en accélérant le tempo. Quelque part salvateurs, ils brisent la monotonie qui commençait à s'installer jusque là, faute à des morceaux aux schémas trop homogènes malgré leurs sonorités nouvelles. Une impression renforcée au fil des écoutes et certainement imputables malgré elles aux récentes expérimentations du trio, parfois lumineuses, parfois maladroites.

"Être jusqu'au-boutiste ou jusqu'au bout, triste / On a rien d'éphémère / On aura tous laissé un soupir, un regret / Une trace" exhale Steve sur "Edifices", le morceau finalement le plus fort de cet album. Un titre heurté en guise de clôture, mêlant spoken words et chant volontariste, qui rappelle en certaines mesures les envolées de Sed Non Satiata. Serait-ce le dernier morceau du groupe qu'il ne s'y serait pas pris autrement pour écrire son épitaphe. En même temps qu'il révèle une volonté de poursuivre la lutte et de bâtir sur les cendres de ce qui a été, l'"Edifices", poignant, semble ainsi obsédé par la volonté de laisser sa marque. Il est l'ultime baroud d'honneur d'un groupe qui n'a jamais rien lâché jusqu'à présent quitte à tout remettre en cause.
Avec lui, Robot Orchestra arrive au bout de sa route, l'étincelle rallumée, rappelant que son propos restera toujours frondeur malgré la noirceur ambiante.

A écouter : Pendule - Edifices
15 / 20
1 commentaire (17.5/20).

...Now we can walk ( 2011 )

HEY HEY HEY HEY, Robot orchestra reprennent les choses là où ils les avaient laissées il y a trois ans, avec bruit et fureur ! Le duo est désormais un projet à plein temps, et on sent que les milliers de bornes avalées et la quinzaine de pays traversés depuis "disorder of colors" ont laissé de bonnes traces de goudron et de gomme dans leur jeu.

Encore plus rock, noisy, et percutant que par le passé, Dimitri et Steve viennent de pondre un premier album taillé pour la scène. Bourré d'hymnes à s'égosiller la voix, de passages voués à transcender les publics et de parts épiques. Flirtant toujours avec des influences classieuses -la scène indie rock Scandinave et les défunts Lack en tête-, on ressent également des accents Hot snakes un peu plus prononcé, non pour déplaire.

Le titre éponyme ouvre le bal, suivi par les deux bombes que sont "Thirsty anthem" et "Convalescence". La fureur de leur noise rock est soulignée par une guitare tranchante, oscillant entre riffs lumineux et inventifs ou rythmiques binaires entêtantes, le tout appuyé par des lignes de voix simples, rageuses et allant droit au cœur.

"Cesleste", interlude planante et noyée dans la reverb vient magnifiquement partager ce LP en deux, rendant au passage un très bel hommage à la mémoire de Mathieu Bierne (activiste de la scène rock indépendante, notamment fondateur du label YR Letter records).

Le temps d'un instrumental bien senti ("Piton de la fournaise") et d'un morceau-outro aussi beau qu'écorché, qu'arrivent ces notes de xylophones et hurlements venant clôturer l'album, sans concessions. Seule envie après ces 37 minutes, courir voir le duo sur les planches dès que possible !

Album en écoute intégral et téléchargement légal sur http://robotorchestra.bandcamp.com/

A écouter : Now we can walk, Celeste, Piton de la Fournaise

Disorder of colors ( 2009 )

Le power duo revient sur le devant de la scène ces derniers temps, et vu la qualité des productions qui nous arrivent aux oreilles, on ne va pas s'en plaindre ! A la manière de leurs collègues français Generic, Pneu, Gâtechien, Ivan Rebroff's Armpits, Room 204 ou les défunts Belly Button, les deux amis originaires de La Rochelle ont décidés de se simplifier la vie en composant et répétant sans l'aide de personne d'autre.

Une batterie, une guitare et deux voix suffisent amplement pour faire beaucoup de bruit avec classe, la preuve en seulement 7 titres sur ce premier ep autoproduit : Disorder Of Colors ! Ca sent à plein nez le groupe de copains monté pour combler leur emploi du temps laissé vacant par leurs groupes respectifs, tourner plus facilement, et tout simplement passer un bon moment sur la route. Dès les premiers accords de "Rubicon", on est conquis par la dualité des voix criées/parlées/chantées, la rythmique plombée et les riffs assassins s'immisçant au plus profond de notre crâne.
L'orchestre robotique nous rappelle des tas de groupes à la fois, tout en gardant une véritable identité, sorte de pot pourri de toutes ses influences. En vrac, le groupe évoque aussi bien le rock indé racé des danois Lack que le post hardcore burné des anglais de Jairus, le punk nerveux et mélodique de feu Hot Snakes que l'emo de haute volée des allemands Yage , ou bien le punk survitaminé des poitevins de Loisirs que le post rock inventif des chicagoans de Russian circles.

Ces deux là ne sont pas nés de la dernière pluie, connaissent leurs références sur le bout des doigts, et ont profité de leur 3 premières années d'existence pour rôder leurs compositions sur toutes les scènes de France et d'Europe. Disorder Of Colors est une bien belle carte de visite en somme, reste à espérer que l'album à venir tienne toutes ses promesses !

Tracklist : 1. Rubicon 2. Standby 3. Nuage Magic 4. Patte De Jaguar 5. Disorder Of Colors 6. Hell Air 7. Continuum

A écouter : Rubicon - Standby - Disorder Of Colors
Robot orchestra

Style : Emo / Post / Indie
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