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Biographie

Ramallah

Rob - chant, guitare
Neal - batterie
Keith - basse
Jeff - guitare

Ramallah est le nouveau projet de Rob Lind, également guitariste de Blood For Blood et Saints & Sinners. Après un mcd intitulé But A Whimper, sur lequel apparaît Jake Bannon (Converge), le combo sort en 2005 son premier album Kill A Celebrity chez Thorp Records, distribué en Europe par I Scream Records.

Chronique

8 / 20
3 commentaires (13/20).
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Kill A Celebrity ( 2005 )

On n'avait plus eu de nouvelles de Blood for Blood depuis leur dernier album Serenity sorti en 2004. Et pour cause. Rob Lind, alias White Trash Rob, apportait la dernière touche au premier opus de Ramallah, projet parallèle au nom lourd de symbole.

Chacun voit midi à sa porte, mais, pour ma part, je me suis toujours demandé quelle était l'utilité d'un side-project dont la finalité reprenait à peu de chose près toutes les caractéristiques du groupe initial.
On pouvait donc légitimement se poser cette question pour Ramallah tant la première écoute de Kill A Celebrity recense tous les ingrédients de Blood For Blood. A savoir un hardcore metal très lourd, appuyé par des guitares épaisses et tranchantes, alternant quasi systématiquement (mécaniquement?) entre parties mid tempo et tempo lent, permettant de laisser libre court à l'esprit tough guy qui préside à ce type de formations proches de Madball ou Hatebreed. Rien de très original donc mais il convient de reconnaître que des morceaux tels que "Kill A Celebrity", "Ramallah", "Drink the Kool-Aid" ou "Brother Malcolm" restent très efficace à plus forte raison lorsqu'ils sont assénés par la voix brutale de White Trash Rob.

Pourtant, au fil de l'album, on sent Ramallah s'engager sur une piste à laquelle on ne s'attendait pas le moins du monde. Le groupe se permet une innovation de taille avec l'insertion de nappes de synthé plus ou moins importantes. On peut certes se réjouir de cette volonté de changement et d'explorer de nouveaux horizons musicaux. Malheureusement, cette nouveauté est loin de produire l'effet escompté, la prédominance de cet instrument sur "Days of Revenge" - l'intro au piano reproduit à peu près la B.O. du film l'Exorciste - ou "A Day in the Life" vidant quasiment les morceaux de toute leur substance, jusqu'à les rendre mielleux et sans vie. La tendance se poursuit même au niveau des choeurs d'inspiration hard rock - rien de péjoratif là-dedans, juste un constat - qui parsèment "Just Walk Away", "A Day in the Life", "Oscar Cotton" ou "Bye-Bye", beaucoup plus proches des bluettes de certains blockbusters métal US que du hardcore. 

Bref, hormis quelques morceaux dont on ne peut nier l'efficacité à défaut d'être originaux, on ne voit pas très bien où veut en venir Ramallah avec cet album inconstant qui, il y a fort à parier, déconcertera, voire déclenchera l'ennui chez plus d'un amateur de hardcore brutal.

Télécharger : "If I Die Today"

A écouter : "Ramallah", "Brother Malcolm", "Drink the Kool-Aid"