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Biographie

Prodigy

Prodigy, où comment mêler son électro et rage rock’n roll. Voilà un groupe qui navigue entre deux eaux mais qui fait mouche à chaque fois, en 3 albums Prodigy à imposé son style, sa folie et communique sa rage. En 2004 Prodigy revient après de longues années d’absence (The Fat Of The Land date de 1997), annoncé comme beaucoup plus posé il devrait dévoiler une nouvelle facette de leur musique. Always Outnumbered, Never Outgunned devrait sans aucun doute envahir les charts comme les précédents opus du groupe et on l’espère va permettre au groupe de venir secouer les salles française.
2009 voit le retour des anglais avec un nouvel album, Invaders Must Die.

13.5 / 20
15 commentaires (15.03/20).
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Always outnumbered, never outgunned ( 2004 )

7 ans, c'est long. Ca l’est d'autant plus lorsqu'on les passe dans l'attente. Or, à force de trop attendre quelque chose, on idéalise et on finit bien souvent par être déçu. On l’attendait de pied ferme ce nouvel album de Prodigy et il faut bien avouer qu’on était tous enthousiaste (enfin moi tout du moins) à l’idée de découvrir ce que Liam Howlett avait encore bien pu nous concocter. Malheureusement ici, la longue attente qui a séparée ce tout nouveau Always Outnumbered, never outgunned de la claque magistrale que fût The Fat Of The Land, n’a pas forcément joué en leur faveur. Il est vrai que la tâche n’était pas aisée puisque cet album représentait une importante étape de la discographie de Prodigy. Il s'agissait soit de se cantonner au style électro-punk (Fat of The Land) dont ils ont été les principaux tributaires, ou bien alors évoluer… et surprendre. Et le moins que l’on puisse dire c’est que ce dernier album est pour le moins déroutant. Mais bon trêves de bavardage et examinons plutôt la chose : on met le CD sur play et on ouvre grand ses n’oreilles.

Et pour commencer ce CD je ne saurais que trop vous conseiller de mettre le volume à fond car ça commence plutôt fort ! Les toutes premières notes de « Spitfire » donnent le ton : un simple accord brut mélangé à une voix (féminine) mélodieuse et envoûtante en guise d’intro, sur lesquels vient s’écraser par la suite un beat batterie des plus efficaces, le tout martelé par une phrase hurlée/saturée répétée tout au long du titre : « If I was in world war II they’d call me ‘Spitfire’». Le son est puissant, Prodigy est de retour, la machine est lancée.
S’en suit alors le second titre qui n’est ni plus ni moins que le 1er single de l’album, et on comprend vite pourquoi. « Girls » marque un retour aux sources Prodigyenne, laissant ainsi la part belle à ce qu’ils savent faire de mieux : des beats ravageurs. Exit donc les voix de Keith Flint, ou bien encore Maxim, l’élctro-punk est bel et bien laissé de coté au profit de l’essentiel : le son. Et de ce coté là nous voilà bien servi. Le titre débute sur un sample de rappeur old-school qui se voit répondre par un son électro à la limite du kitsh, puis, la cassure, arrive LE beat démentiel. Mettez les basses en surrégime ! A partir de là les sons fusent de toutes part mais en rendant, comme toujours, un ensemble très homogène. 1er single, 1er hit en puissance, à écouter absolument.
Cependant la suite de l’album perd un peu en vigueur, malgré les nombreux featurings qui le composent [Liam Gallagher (Oasis), Shanin Bada (ayant déjà travaillé sur Fat Of The Land avec le titre « Smack My Bitch Up »)]. A noter quand même le très bon « Hot Ride » sur lequel on peut apprécier la charmante voix de l’actrice Juliette Lewis qui montre ici qu’elle a aussi du coffre. « Wake up call » est, quant à lui, à rapprocher d’un « Serial Thrilla » de l’époque Fat Of The Land, on y retrouve la participation de Kool Keith dans un style toujours axé hip-hop.
Un titre encore ressort plus particulièrement : « Medusa’s Path ». Une mystérieuse et envoûtante mélodie en provenance d’ailleurs, de loin… montée sonore progressive de l’intro, arrivé d’un beat batterie dont Prodigy a le secret. Une piste totalement électro-instrumentale, dépourvue de samples vocaux, rondement menée. L’album se clôture finalement sur « Shoot Down » et le surprenant featuring des frères Gallagher. Les voix ne ressortent jamais vraiment de ce titre, elles font, à l'image de la totalité de l'album, partie intégrante de l’instrumentation.

Ce nouveau Prodigy est enfin arrivé et il est plutôt très bon dans l’ensemble. Ne cherchez pas de comparaison avec le précédent album, vous vous y perdriez. Malgré tout je reste un peu déçu. J’aurais certainement trouvé cet album un peu moins amer s’il n’avait pas fallut l’attendre si longtemps. En résumé, ce Always Outnumbered, never outgunned  reste néanmoins un excellent Prodigy (peut être même le plus innovant) mais dont on attendait peut être trop…

A écouter : Spitfire, Girls, Medusa
17.5 / 20
26 commentaires (17.9/20).
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The Fat of The Land ( 1997 )

Le nom mythique de Prodigy résonne toujours dans le monde de l'électro. D'ailleurs, c'est en grande partie grâce à cet album que l'on parle encore aujourd'hui du groupe. The fat of the land se traduit par "les richesse que la terre porte". Il aurait pu être nommé "The fat of the Howlett" car içi il se livre à un véritable récital. C'est le premier album qui réunit fans d'IDM ( Intelligence dance music), de techno, de punk et de hip hop sur un même lieu: une teuf. Cet album est une grande teuf qui marquera l'univers musical pendant de longues années. Presque dix ans, dans une scéne où la musique devient rapidement obsoléte à cause des progrès techniques, et le son est novateur, toujours avant gardiste.

Ce qui confére a Prodigy cette aura et ce statut de maître et d'influence pour énormément de genres, c'est qu'Howlett a réussi a définir le punk en dix morceaux. Le punk? diront certains, mais c'est de l'électro. Pourtant cette électro incarne à elle seule les rêves les plus fous des Clash, des Sex Pistols ou même des Dead kennedy's. Le punk est de la folie en galette: quoi de plus fou que de reprendre un théme de James Bond dans "Breathe", que d'introduire une chanteuse lyrique dans "Smack my bitch up"? Mais surtout, quoi de plus fou que la construction de la totalité des morceaux? Les breaks sont insondables, imprévisibles et d'une rage meurtriére impressionnante. De sucroît, ces breaks sont parsemés de toute part, rien ne prévient leur arrivée. Prodigy déconstruit,détruit. L'introduction de sonorités ne prouvent rien, elles sont le résultat d'une richesse des morceaux époustouflantes qui se livre au fil du temps et surprend aisément l'auditeur .D'ailleurs, c'est ce qui a donné le nom de Big Beat au soi disant genre de Prodigy, bien que cela reste une belle blague marketing. Quoi de plus punk que le hip hop de "Diesel Power" dans un disque électro?  N'est-ce pas un rejet évident des régles établies, du formatage des genres et donc un besoin de subversion montrant l'ouverture des artistes? Quoi de plus punk que la délirante folie sonore de "Funky Shit "qui shoote n'importe quelle oreille , le transportant dans un monde transformé, flou, embrumé et enfumé?

Aucun des morceaux ne se permet de pause, de passages a vide: chacun est survolté, allumé et d'une puissance rare. L'athmosphére Prodigy est décalée, déphasée. Le son gras martéle une mélodie entétante et réellement émotionelle. D'autres beats apparaissent de toutes parts ce qui nous enléve la possibilité de comprendre et nous oblige à nous soumettre au bon gré des fantasmes musicaux en tous genres du sieur Howlett ("Narayan" et son son ultra disco). Le morceau ultime est sans aucun doute "Climbatize" qui offre une montée en puissance unique sur une ambiance épique. la présence d'une énorme basse donne au tout un corps fantastique et unique dans l'électro. Quoi de plus punk encore qu'une voix souvent écorchée ("Fuel my fire" par exemple)?

Quoi de plus punk donc que The fat of the land, album qui définit cette énergie et cet esprit palpable que beaucoup de groupes modernes recherchent infructueusement? Il restera une marque indélébile dans la musique qui dérange, la musique qui fait bouger, la musique fédératrice, celle qui réconcilie les antagonistes:Prodigy.

A écouter : Tout sans oublier Climbatize.