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Biographie

Powerwolf

En 2003, Charles et Matthew Greywolf (Basse, Guitare) qui jouent ensemble depuis plusieurs années décident de monter un groupe de Power-Metal. Ils sont rejoint par Stéfane Funèbre et Falk Maria Schlegel, mais le groupe ne trouve pas tout de suite un chanteur adapté pour le projet Powerwolf. Composant tout de même les premiers morceaux en Roumanie, Charles et Matthew rencontrent Attila Dorn, qui a étudié le chant d'opéra au Music Academy Of Bucharest. Passionné également des contes et légendes sur les loups-garous et d'histoires religieuses le chanteur utilise ces thèmes dans ses paroles conférant au groupe une identité particulière. Return In Bloodred est donc leur premier album à paraître en 2005 chez Metal Blade Records suivit par Lupus Dei deux ans plus tard. Bible Of The Beast sort en 2009 et obtient une bonne renommée. Powerwolf commence alors à se faire un nom dans le monde du Power-Metal grâce un cet album. Stéfane Funèbre quitte le combo en 2010 remplacé par Thomas Diener qui ne reste pas longtemps, puis par Roel Van Helden. Powerwolf enfonce le clou en 2011 avec Blood Of The Saints leur quatrième album.

15 / 20
10 commentaires (16.25/20).
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Blessed & Possessed ( 2015 )

Non-contents d'avoir trouvé une véritable identité à la fois visuelle et musicale, Powerwolf est aussi régulier et ponctuel. Comme tous les deux ans, les Allemands ajoutent un opus à leur désormais conséquente discographie. Sixième album en douze ans, Blessed&Possessed laisse encore entrevoir de beaux jours pour nos voisins teutons.

Car Powerwolf n'arrive pas à lasser. La formule reste la même ; une base de power metal, un peu de speed et de heavy, des paroles à base de loups-garous et une vingtaine de "Hallelujah" étallés sur environ cinquante minutes. Pourquoi changer une équipe qui gagne ? Le quintet sacrifie l'originalité et la prise de risque au profit de l'efficacité d'une recette qui a fait ses preuves, et qui fonctionne de nouveau. De nombreux titres sont des hymnes en puissance, à tel point qu'il est plus facile de remarquer les rares pistes moins réussies (Higher Than Heaven, Sacramental Sister) que de faire ressortir un single.

Blessed&Possessed n'offre donc presque aucun répit. La voix d'Attila Dorn est tellement puissante que Powerwolf n'a pas besoin de choeurs phénoménaux ni de growls pour rendre sa musique à la fois épique et divertissante. Les leads de guitare ne sont pas systématiques, toujours assez courts, mais tombent à chaque fois pile au bon moment et sont parfaitement exécutés. Le claviériste semble n'avoir que très peu de sons différents, mais ses nappes d'orgue d'église qui suivent les lignes vocales apportent un punch remarquable. Seule la basse reste en retrait.

Au final, difficile de dégager un vrai temps fort sur ce Blessed & Possessed tant l'obstination dans le style que Powerwolf s'est inventé est cohérente. Le léger côté indus sur Army Of The Night ? Le refrain de Blessed & Possessed qu'on imagine déjà scandé par le public lors des prochains concerts ? L'impressionnant Sanctus Dominus chanté en latin ? Le conclusif et martelant Let There Be Night ? Franchement, rien n'est à jeter.

A noter que les Allemands livrent un disque bonus dans l'édition limitée, appelé Metalum Nostrum, qui contient pas moins de dix reprises de groupes comme Judas Priest, Black Sabbath, Iron Maiden, ou encore Amon Amarth. Les choix de Powerwolf évitent les plus grands classiques pour offrir des titres moins connus : pas de Painkiller, de Paranoid, ni de Fear Of The Dark ici, mais des pistes plus réfléchies qui collent à l'image du groupe.

En plus du fan-service évident, Powerwolf se paye le luxe de faire ces reprises à leur manière, en rajoutant des nappes de claviers aux sonorités d'orgues, voire en dénaturant certaines parties avec beaucoup de bon goût (transformer les vocaux gutturaux de Gods Of War Arise d'Amon Amarth avec la voix de chanteur d'opéra d'Attila Dorn s'avère vraiment une excellente idée). Une prise de risque intéressante et réussie, ce qui semble un comble quand on compare ce Notre Metal à l'album Blessed&Possessed qui est tout ce qu'il y a de plus powerwolfien. Pourtant, l'écoute des deux disques donne une impression d'équilibre global. On sent que le groupe réussit à faire la part des choses entre l'efficacité requise sur leur musique, et le fun autorisé sur un album de reprises. Un CD bonus généreux, constructif, et qui confirme tout le bien qu'on peut penser de Powerwolf.




A écouter : oui.
16 / 20
6 commentaires (16.75/20).
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Blood Of The Saints ( 2011 )

Réglés comme une horloge, tous les deux ans, Powerwolf revient avec un nouvel album sous le bras. Le dernier né, c'est Blood Of The Saints qui a la dure tâche de succéder au très bon Bible Of The Beast sorti en 2009. Pas facile de faire mieux pour les allemands après cet album qui les a propulsé sur le devant de la scène Power-Metal et pourtant, Powerwolf va relever le défi haut la main.

Powerwolf pourrait être comparé aux meilleures productions de Hammerfall, Edguy ou Helloween dans un style Power / Heavy Metal extrêmement bien ficelé, super énergique avec ce qu'il faut de mélodies qui donnent envient de chasser du dragon. La recette ressemble à s'y méprendre au départ à celle d'autres groupes (teutons) du genre, sauf que pas vraiment puisque Powerwolf y ajoute plusieurs éléments qui tendent à lui conférer une personnalité propre. Déjà, son frontman en costume de prêtre qui vient prêcher la bonne parole alterne entre chant lyrique, épique, mais surtout puissant et grave, loin d'un maniérisme qui peut être rapidement insupportable. On sent qu'Attila Dorn maitrise chaque ligne de chant, les varie du mieux possible, que chaque mélodie est réfléchie et travaillée pour un maximum d'impact notamment dans les refrains (Sanctified With Dynamite). Sur Ira Sancti (When The Saints Are Going Wild), sans doute le morceau le plus majestueux de l'album, on comprend aisément que le vocaliste a effectué ses classes dans une école d'opéra.

Powerwolf propose aussi une musique plus sombre qu'à l'accoutumée pour le genre. Cet aspect déjà fortement influencé par le chant d'Attila, est renforcé par les claviers de Falk Maria Shlegel, avec ses sonorités d'orgue, conférant aux morceaux des ambiances religieuses, noires et mystérieuses. Si l'on s'attarde un peu plus sur les paroles ou sur les titres de chansons on se rendra compte que leur univers funèbre, composé de vampires, de loups-garous et de psaumes d'églises détournées, est maîtrisé et rejoint le visuel qu'arbore les allemands jouant largement avec un second degré toujours omniprésent (Dead Boys Don't Cry ou All We Need Is Blood en référence à The Cure et aux Beatles pour ne citer qu'eux). De surcroît, là ou Powerwolf fait encore plus fort que Bible Of The Beast, c'est qu'il construit chaque morceau comme un hymne potentiel. Les guitares démentes de Murder At Midnight et ses refrains qu'on se prend d'envie de fredonner dès la seconde écoute ou  l'imparable Night Of The Werewolf qui rappellent un peu Blind Guardian pour son côté épique sont de bons exemples des morceaux totalement accrocheurs. De même, les chœurs de We Drink Your Blood ou d'All We Need Is Blood risquent de hanter vos nuits pendant longtemps.

Ainsi, Blood Of The Saints possède tous les éléments pour en faire un très bon album de Power-Metal. Il est évident que surpasser cet album sera une tâche quasiment impossible pour le groupe, mais pour le moment, si vous êtes un temps soit peu intéressés par une musique épique un peu grandiloquente, remplie de chœurs et de refrains purement jouissifs qui n'attendent que d'être repris à l'unisson, cet album est fait pour vous. Et honnêtement, il me semble très difficile de faire mieux dans le style actuellement.

A écouter : une nuit de pleine lune