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Biographie

Pinback

C'est en 1998 à San Diego que Rob Crow (Heavy Vegetable) et Armistead B. Smith (Three Mile Pilot) décident de former Pinback. Le duo oriente leur musique vers un indie pop rock à l'atmopshère étrange et personnelle.
Suite à un premier album remarqué intitulé simplement This is a Pinback CD, quelques Eps et un 2ème album, le groupe confirme avec un 3ème disque, Summer in Abaddon, sur l'excellent label Touch and Go (!!!, CocoRosie, The Ex, The Black Heart Procession, Slint, Shellac ...). En 2006, Rob Crow s'associe à Zach Hill (Hella) pour former The Ladies.

16.5 / 20
3 commentaires (16/20).
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Autumn of the Seraphs ( 2007 )

Découvrir un album de Pinback est toujours un peu particulier. On sait pertinemment que l’on ne sera pas déçu, après une discographie entière brillante, étincelante même. Autumn of the Seraphs ne fait pas défaut à la règle, l’album est une petite merveille où Pinback, sans véritablement se renouveler, parvient toujours à étonner avec des compos inspirées, où tout parait si simple…

Et pourtant, au fil des écoutes, l’album prend des dimensions insoupçonnées, on découvre de nouvelles harmonies, de nouveaux arrangements entre les lignes de basse et de guitare qui vont chercher chacune des mélodies diamétralement opposées qui ensemble finissent par donner du relief aux morceaux. Et donc une véritable richesse musicale. Le secret est dans la superposition des mélodies, avec les deux lignes de chant complémentaires, qui se croisent souvent, comme un tout : les lignes instrumentales s’emmêlent, se démêlent et se renouent. Autumn of the Seraphs est feutré dans une ambiance pop géniale, doucement mélancolique, celle là même qui pousse à l'écouter encore et encore.

L’artwork reste un mystère pour moi. Ni horrible, ni vraiment beau, il serait sans doute moins hors-propos   sur un album de métal symphonique scandinave. Pourtant on retrouve un peu l’esprit du disque dans le livret ou l'insert du vinyl avec ses illustrations aux couleurs froides très expressives. Avec l'album on trouve un deuxième cd (ou un code de téléchargement avec la version vinyl), avec 3 morceaux bonus, bons mais sans comparaison avec le reste de l'album.

Que dire si ce n'est qu' Autumn of the Seraphs est un superbe album. Pinback réussit mystérieusement à chaque fois le même miracle, à nous donner l'illusion de la découverte du groupe alors que fondamentalement, rien ne change. Et ça c'est la classe, ok ?

A écouter : Tout, et vite
16.5 / 20
1 commentaire (18/20).

This is a Pinback CD ( 1999 )

"Ah mais oui, mais alors oui, c'est tout à fait ça !" Voilà le type de phrase qui pourrait venir à l'esprit lorsqu'on tombe sur un des morceaux du premier album de Pinback. La musique des ces 2 américains est ce qu'on peut appeler une "évidence même". Pourtant, triviale ou pas, Rob et Armistead sont bel et bien les premiers a y avoir pensé. Avec une poignée de craies aux couleurs pastels et quelques fusains à la pointe fine, Pinback dessine avec précision et application une frise onirique, originale et sans artifice tape à l'oeil.
L'ensemble raisonne comme un véritable voyage dans le temps et dans l'espace qui va bien au delà du plaisir d'entendre une suite de notes harmonieuses et limpides. Sur la forme, Pinback joue d'une certaine habilité à créer des morceaux dosés aux milligrammes près. Les compositions jouent ainsi les funambules sur une ficelle cotonneuse issue d'une boite à rythme qui ne s'autorise aucun écart de conduite. Cet aspect calculé, qui pourrait nuire à l'émotion dans certains contextes, produit ici l'effet inverse. D'une part parce que les cordes de Pinback ne sonnent comme aucune autre, et d'autre part parce que la plupart des morceaux sont déchirants. La faute à ces entremêlements de voix aigues et graves qui donnent des ailes et à cet atmosphère unique et énigmatique qui attire inexorablement. Une ambiance mélancolique, parfois nostalgique, un peu paradoxale et anachronique, quelque part en apesanteur entre le décalage du Roi et L'oiseau de Paul Grimault, les paysages bucoliques de Et au milieu coule une rivière (cf. l'artwork) et les plans de mécanismes complexes imprimés sur un vieux grimoire venu d'un monde imaginaire.
Les briques de ce premier album sont assemblées avec un mélange secret et personnel de sonorités digitales à base de samples et de parties jouées avec énergie et maîtrise. Ces dernières font la part belle aux guitares acoustiques dont les cordes, frôlées par les phalanges, donnent des frissons, aux nappes de pianos sonnant parfois comme un clavecin ("Versailles") ou un orgue ("Chaos Engine") puis à ces changements d'humeurs imprévisibles qui le reste (imprévisibles !) après maintes et maintes écoutes.
Bien sur, quelques très rares temps mort ("Charborg") empêchent le coup parfait, mais ma fois, "Tripoli", "Loro", "Hurley" ou encore "Byzantine" atteignent une sorte d'idéal et d'apogée qui nous donne largement les moyens de fermer les yeux. Les airs de Pinback raisonnent en nous et touchent l'esprit de manière indélébile. L'indie pop rock de ces 2 là n'a strictement rien à envier à personne.

Télécharger : Lyon. Ecouter "Loro" sur MySpace.

A écouter : Tripoli - Loro - Chaos Engine - Lyon