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Biographie

Paint It Black

Joshua Agran - guitare
Andy Nelson - basse
Dan Yemin - chant/guitare
Jared Shavelson - batterie

Originaire de Philadelphie (Pennsylvanie), Paint It Black (titre d'une chanson des Rolling Stones) a été formé en 2002, suite aux séparations de Lifetime et Kid Dynamite, par le guitariste Dan Yemin et le batteur David Wagenshutz. Après avoir recruté Andy Nelson (Affirmative Action Jackson) à la basse et Dave Hause (The Curse) à la guitare, Paint It Black sort une démo en 2002. C'est Dan Yemin, par ailleurs docteur en psychologie, qui assure le chant et écrit les paroles de chansons engagées, traitant très intelligemment de politique, problèmes de société et expériences personnelles.
En février 2003, le groupe entre au Inner Ear (Washington D.C.) pour l'enregistrement de son premier album. Produit par J. Robbins (Jets To Brazil, Dismemberment Plan, Promise Ring), CVA sort en juillet chez Jade Tree Records.
Un an plus tard, un second guitariste, Colin McGinniss, rejoint la formation puis en juillet 2004, Dave Hause quitte Paint It Black pour se consacrer à un autre groupe, créé en avril, The Loved Ones. Les concerts s'enchaînent avec Strike Anywhere, From Ashes Rise ou Challenger.
En septembre, Paint It Black enregistre Paradise, son deuxième album, au Phase College Park (Maryland), sous la houlette, une nouvelle fois, de J. Robbins. Il sort en mars 2005, toujours chez Jade Tree Records. Il est acclamé par la critique : Paint It Black est désormais un groupe avec lequel il faut compter. La formation va ensuite faire de nombreuses tournées avec notamment Strike Anywhere, A Global Threat, Torche, The Loved Ones et participer à plusieurs festivals comme le Fury Fest en juin 2005 (Le Mans, France) ou le Posi Numbers Fest en juillet. En 2006, il effectue une tournée européenne ave New Mexican Disaster Squad.
Cette même année, David Wagenshutz quitte le groupe. Paint It Black s'adjoint alors les services de Jared Shavelson (The Hope Conspiracy, None More Black) pour boucler ses concerts. Puis Joshua Agran (Affirmative Action Jackson, Knives Out) vient remplacer Colin McGinniss. En février 2007, Jared Shavelson rejoint officiellement le groupe.

New Lexicon, troisième album de Paint It Black sort en février 2008. Le groupe effectue une tournée européenne en compagnie de Trash Talk en septembre.
En avril 2009, Paint It Black entre au Gold City Studio avec Kurt Ballou afin d'enregistrer une dizaine de titres destinés à paraître sur deux ep. Le premier, Amnesia, sort en juin chez Bridge Nine Records ; le second est prévu pour l'été via Fat Wreck. Le groupe tourne actuellement aux Etats-Unis avec Naked Raygun.

15.5 / 20
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Amnesia - ep ( 2009 )

Paint It Black, c'est déjà trois albums d'une qualité remarquable ; c'est aussi Dan Yemin, fondateur de quatre excellents groupes dont trois incontournables (Lifetime, Kid Dynamite et Paint It Black pour ne pas les citer) et pas une fausse note en dix albums. C'est dès lors sans grande crainte qu'Amnesia était attendu bien qu'il s'agisse du premier ep du groupe. Et effectivement, il n'y avait pas lieu de s'inquiéter.

Ouverture sur "Salem": basse cinglante, dérangeante, batterie qui cogne, guitares qui larsènent et le chant vociférant ; alternance de passages lents qui plombent et de parties rapides qui frappent. Peut-être l'un des titres les plus violents et insidieux composés par le groupe.
Amnesia délivre ensuite des titres rugueux mais où toujours les mélodies s'imposent ; c'est rapide et rèche, dans la tradition de Paint It Black, qui délaisse ici l'approche expérimentale de New Lexicon. Un son caractéristique, un aspect tordu, chaotique confinant à l'angoisse et Dan Yemin crachant et assenant ses lyrics. De la colère, de la rage mais toujours la mélodie pour atténuer la destruction qu'elle pourrait engendrer.
Et puis, il y a "Bliss", un morceau superbe, auréolé d'une envoûtante mélodie à la froideur entêtante, et qui semble élargir l'horizon mêlant la crainte et le piquant de l'inconnu, l'euphorie et la jouissance de la découverte. Un titre tout en élan et en montée, un appel vers l'éther qui enfle le coeur comme s'il y avait un sens à la vie ; une fragrance d'espérance qui réconcilie avec l'existence.

Paint It Black maîtrise, livrant cinq titres très haut de gamme et qui laissent rêveur quant aux capacités du groupe à être toujours aussi performant. Au final, le seul reproche à émettre, c'est la durée : on aurait envie d'en entendre plus! Ne reste plus qu'à attendre la prochaine sortie chez Fat Wreck. Le temps de réécouter et d'apprécier Amnesia qui le mérite plus qu'amplement.

Track-list : 01. Salem ; 02. Homesick ; 03. Nicotine ; 04. Amnesia ; 05. Bliss.

A écouter : Bliss tout particulirement, mais les autres titres sont excellents
15.5 / 20
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Surrender - ep ( 2009 )

Le deuxième 7" de l'année pour Paint It Black, après Amnesia sorti en juin chez Bridge Nine Records, était annoncé chez Fat Wreck Chords, et sans vouloir même se l'avouer, on pensait que le groupe délivrerait des titres plus mélodiques où les veines de Kid Dynamite se feraient plus saillantes.

Et ce n'est certes pas "Sacred" qui balaiera cette idée car le morceau, après un break à la basse, s'achève sur une partie hyper mélodique où s'élève une voix claire et chantante. Puis, sans coup férir, retour à des titres raides, abrupts, brutaux et rèches dans la plus pure tradition du punk hardcore ; du Paint It Black dans toute sa plénitude.
Mid-tempo sur "Worms", agression, chaos et discordance ; émanations nerveuses ; radiations de hargne. Basse omniprésente, oppressante, batterie qui pilonne et martèle, mélodies tordues, tourmentées, rythmes rapides et mid-tempos meurtiers, et Yemin qui hurle tel un aliéné. Des titres tendus et rageurs où crépite le trouble, cherchant la réaction de chacun, l'insurrection et la rebellion en notre propre moi aussi bien que pour abattre les limites de la société. Paint It Black poursuit le combat, le mène, pousse à l'émeute, mais sans se départir d'une certaine poésie comme l'atteste l'artwork.

Paint It Black, toujours égal à lui-même, reste, plus que jamais, l'un des piliers du punk hardcore. Empreint de détermination, d'énergie, de conviction, Surrender est un appel au soulèvement et à la sédition, contre l'inertie et la passivité,un cri pour la vie, car "Ceux qui vivent sont ceux qui luttent" (Victor Hugo - Les Châtiments).

Track-list : 01. Sacred ; 02. Worms ; 03. Cipher ; 04. Surrender.

A écouter : les 4 titres
16 / 20
3 commentaires (16.83/20).
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New Lexicon ( 2008 )

D'aucuns pouvaient penser que le punk hardcore était désormais un style sclérosé, n'offrant qu'un intérêt limité. Néanmoins, avec New Lexicon, il faudra réviser cette opinion tant Paint It Black, avec virtuosité, passion et audace, ouvre des perspectives et porte haut l'étendard du hardcore, lui rendant tout son éclat et son attrait.

Puisant dans la tradition des 80's (Minor Threat, Black Flag, Government Issue...), Paint It Black délivre une musique puissante, emplie de fougue et de hargne, pétrie de conviction et de tension, où l'urgence prime, où l'on retrouve avec une certaine exultation ce hardcore rèche et rugueux aux rythmes syncopés dont le groupe a le secret ("Saccharine", "Four Deadly Venoms"). Des accents menaçants, des notes tordues et insidieuses s'agrègent au long de breaks sinueux ("So Much For Honour Among Thieves", "Check Yr Math"), des réminiscences issues du post hardcore des 90's, aux sonorités fugaziennes, se perçoivent à l'orée de la brutalité ("New Folk Song") et des mélodies légères, aériennes où se distingue l'héritage de Lifetime ("Past Tense, Future Perfect", "Shell Game Redux" sur lequel Jeff Pezzati de Naked Raygun prête main forte à Dan Yemin) et Kid Dynamite ("Severance"), gorgées d'optimisme et d'espoir, égaient cette révolte, lui donnant sa raison d'être. Paint It Black parvient ainsi à mêler avec aisance et ce, souvent dans un même titre, tout en gardant une parfaite homogénéité, la frontalité et l'introspection, la rugosité et la mélodie, le hardcore positif et le hardcore sombre.
Plus surprenant encore, la coproduction de New Lexicon a été confiée à Oktopus de Dälek, et son travail marque indéniablement l'identité de l'album. La plupart des titres comportent des adjonctions de claviers et des arrangements, notamment sur "We Will Not" ou "White Kids Dying Of Hunger", qui n'entament en rien la force brute émanant de Paint It Black, lui conférant au contraire plus de profondeur, d'amplitude, une intensité toute particulière. Des intermèdes aux consonnances indus-dälekiennes séparent les titres et s'intègrent parfois totalement aux morceaux comme c'est le cas sur l'excellent "Gravity Wins" qui s'achève par une orchestration rappelant Test Dept.
Dan Yemin, figure emblématique de la scène hardcore (Kid Dynamite, Lifetime, Armalite), domine impérialement l'ensemble de sa voix coléreuse, raw, éraillée et percutante. Tout au long de l'album, les textes tombent, s'abattent comme des masses, Dan Yemin assenant ses mots, pilonnant ses phrases jusqu'à nous trépanner le cerveau. Et quand les rythmes se font plus lents, son chant tend au spoken-words ("White Kids Dying Of Hunger", "So Much For Honour Among Thieves") et le rapprochement avec Henry Rollins, autre icône de la scène, est loin d'être erronée.

Solidement campé sur ses bases, Paint It Black revisite diverses tendances du hardcore et explore de nouveaux territoires. Ambitieux, d'une remarquable inspiration, New Lexicon cherche à abandonner les sentiers maintes fois empreintés par le biais de l'expérimentation, sans toutefois perdre l'essence profonde du hardcore. Une parfaite réussite, assurement l'un des meilleurs albums de l'année 2008.

A écouter sur Myspace : Past Tense Future Perfect, We Will Not

A écouter : We Will Not, Past Tense Future Perfect, Gravity Wins, White Kids Dying Of