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Biographie

Noxious Enjoyment

Le groupe fait ses premiers pas en 94 autour de Stéphane (guitare) et de Maya (batterie) qui seront rapidement rejoins par Daniel (guitare) et David (basse) en 95 et par K-Shoo (chant) en 96. Les cinq tombent d'accord sur un nom, Noxious Enjoyment (plaisir malsain) et enregistrent une première démo K7 avec Pascal Lallaurie à la basse (remplaçant David) qui quittera lui aussi le groupe en 99. C'est alors Phil de Lofofora qui reprendra la relève pour enregistrer un 4 titres Extending Perversion qui leur permettra de vraiment faire parler d'eux. Les membres étant partagés entre leurs groupes respectifs (Lofofora, Boost, Sarkazein), Noxious Enjoyment ne semblait être qu'un side-project mais avec la sortie en 2002 de leur Whore-King-Class il apparaît comme un groupe solide prêt à se frotter à n'importe qui.

15 / 20
1 commentaire (16/20).
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Have a nice death ( 2004 )

Il est des albums que l’on ne peut pas soumettre à l’oreille de tout le monde.  Have a nice death fait parti de ceux-là. Tout commence avec « One shot », la couleur est donnée : tout comme sur la pochette, c’est le rouge, symbole de la rage et du tempérament. Une chose est sure, du tempérament, cet album n’en manque pas ! Maya martyrise sa batterie, la poussant dans ses derniers retranchements, suivi par un K-Shoo au chant si particulier. Au passage, niveau basse et guitare, on retrouve la moitié de Lofofora, avec réciproquement, Phil et Daniel.

Alors c’est vrai, le tout est relativement musclé. Il faut reconnaître que les non-initiés auront peut-être les tympans qui exploseront, certains dès le premier morceau, d’autres au bout des 15 rugueux titres. Par contre, pour le reste, ceux qui sont avides de brutalité et d’éclectisme seront servis. Pourquoi éclectisme me direz-vous ? Une bande de sauvageons avec à sa tête un singe hurleur peut-elle faire dans l’éclectisme ? Eh bien, oui ! Si le style de départ s’apparente à du hardcore (étiquette, quand tu nous tiens…), chacune des 15 chansons se laisse aller dans différentes influences passant d’un rythme plus posé, type hardcore old school, à un son plus brut et surtout plus excité, genre punk, dépassant ainsi tous les clichés. Des 15 morceaux, préférez pour les moments speeds « In my dreams », « Shine » et « No respect for you ». Deux titres demeurent envoûtants, avec un K-Shoo en transe : « The game » et « I release ».

Vous l’aurez compris, Have a nice death n’est pas un album que l’on peut écouter en boucle, néanmoins, après un journée de boulot bien difficile, quand l’envie de se défouler prime sur tout, plutôt que de lancer un cris guerrier dans la voiture, pourquoi ne pas glisser le dernier Noxious dans la fente de l’autoradio, et reprendre les paroles d’un K-Shoo complètement déchaîné (prenez aussi le livret, car les paroles ne sont pas des plus audibles parfois) : ONE SHOT !!!!

A écouter :
14.5 / 20
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Whore King Class ( 2002 )

L'artwork est à l'image de la musique et n'induit personne en erreur : Whore-King-Class n'est pas accessible pour tous. Amateur de mélodies suaves et sucrées passez votre chemin. Noxious Enjoyment nous offre ici un concentré de brutalité musicale avec ce disque dans la tradition Hardcore la plus énervée. La production sent bon le fait-maison ; ni fioritures, ni artifices : c'est honnête, direct et bien balancé.
Les morceaux s'enchaînent, s'encastrent sans intermèdes … dur de déceler le début de la fin. Les 12 pistes forment un bloc compact comparable aux créatures de la pochette qui ne semble n'en former qu'une, se dévorant elle même. Tous les ingrédients sont réunis pour que l'auditeur averti se retrouve à secouer violemment la tête de contentement (à ses risques et périls). K-Shoo éructe dans un registre auquel ses prestations au sein de Boost ne nous avait pas habitué et force est de dire que l'on n'y perds pas au change. Côté instru le groupe nous achève à coup de riffs bien sentis, de lignes de basse affolantes (qui mène parfois carrément la danse comme sur Below ou encore Fear) et martèle nos cranes à grands renforts de rythmes infernaux ( The enemy est de ce genre de morceau qui, de la première à la dernière seconde ne laisseront aucun répit à nos tympans meurtris). Même en anglais le message reste clair … que les biens pensants prennent garde : revolution for an evolution !
Noxious Enjoyement s'est bien entouré, en témoigne la présence de Jag (ex Black Bomb A) sur le survolté Face my fate qui ne peut laisser de glace. Mais l'invité de l'album reste Reuno (chanteur de Lofofora s'il est utile de le préciser) pour un Du souffre et des plumes (déjà aperçu sur Frenchcore mais ici remanié avec une conclusion quasi-instrumentale si on omets les hurlements lointain qui se perdent peu à peu dans le silence…) qui en bousculera plus d'un. Véritable joute verbale entre bien et mal, prolongée par un duo guitare/basse imparable et un batteur qui donne toute sa dimension à la compo, ce petit bijou finira de convaincre les plus récalcitrants et confirmera le savoir-faire de ces vétérans du métal français.
Premier véritable effort du groupe, Whore-King-Class débouche les oreilles comme il se doit et, par les temps qui courent, elles en ont bien besoin. On ne peut qu'espérer que les emplois du temps des différents musiciens ne les empêcheront pas de venir prêcher la bonne parole un peu partout en France et surtout de nous offrir une suite à ce premier brûlot percutant d'efficacité et pourtant à des lieues de ce que peut produire la scène française actuelle …

A écouter : Du souffre et des plumes, The enemy, Below, No place for ..., Fall apart