Découverte
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Biographie

No Use For A Name

Tony Sly (chant/guitare) et Rory Koff (batterie) ont formé No Use For A Name en 1987 à Sunnyvale, Californie. Ils ont très vite recruté Steve Papoutis à la basse et sous ce line up en trio qu'ils sortent Incognito en 1991 sur le label New Red Archives. Pour Don't miss the train, leur album suivant, ils 'engagent' un guitariste rythmique, Chris Dodge. Mais Chris quitte le groupe et il estremplacé par Robin Pfefer sur The daily grind, le premier album de No Use sur Fat Wreck Chords. Au fur et à mesure des albums, leur punk rock est devenu de plus en plus mélodique et ¡Leche Con Carne! qui sort en 1995 marque un tournant décisif dans cette direction. Avec un changement de guitariste de plus (Ed Gregor fait son entrée dans le groupe), No Use se trouve un style plus personnel marqué par un rythme soutenu et des mélodies accrocheuses imparables. Le combo remporte un franc succès et Making Friends, qui continue dans cette belle lancée confirme le talent des quatre et l'installe par la même occasion dans l'élite du punk rock. Pour cet album, No Use s'est entouré de Chris Shiflett qui devient par la même occasion le 4ème guitariste du groupe en remplaçant Ed et d'un nouveau bassiste: Matt Riddle. More Betterness, le 6ème opus du groupe sort en octobre '99 et aborde un côté plus émotionnel, plus mélancolique et plus lent. Au même moment, Chris quitte le groupe pour rejoindre les Foo Fighters et Dave Nessie (ex Suicidal Tendencies/Infectious Grooves) prend donc sa place en catastrophe au beau milieu d'une tournée.

En 2001 le groupe sort un album live (dans la série des Live In A Dive de Fat Wreck) et enchaine l'année suivante par Hard Rock Bottom, mélange de Making Friends et More Betterness. 2005 voit l'arrivée de Keep Them Confused, album très attendu par les fans (3 ans depuis le dernier album) mais qui en déçevra plus d'un, le tempo ayant considérablement ralentit et le groupe s'étant enlisé dans un style plat et redondant.

Un best-of nommé "All The Best Songs" sort en 2007, comprenant des morceaux de toute la discographie du groupe, du premier album jusqu'à Keep Them Confused.
Dernier album en date, The Feel Good Record Of The Year sort début 2008 avec une nouvelle production (exit Ryan Greene, welcome Blasting Room), mais toujours chez Fat Wreck.

12.5 / 20
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The Feel Good Record Of The Year ( 2008 )

Trois ans après le controversé Keep Them Confused (qui pour le coup nous avait effectivement laissé confus), No Use For A Name est de retour avec un nouvel album plein de promesses et d'espoir, répondant au quelque peu prétentieux nom de The Feel Good Record Of The Year.

Album de l'été ? Les deux morceaux d'ouverture, "Biggest Lie" et "I Want To Be Wrong" nous l'auront effectivement fait croire pendant un peu plus de deux minutes chacun. La formule est certes connue depuis des années mais cela faisait longtemps qu'on espérait retrouver No Use For A Name à ce niveau, c'est donc instinctivement que notre sourire s'active et que nos souvenirs reviennent les uns après les autres, nous remettant en tête quelques pièces maitresses d'un groupe majeur de la scène punk-mélo californienne.

Malheureusement les américains ne tiendront pas le rythme (vitesse mais également impact des morceaux) sur la totalité de la galette, le fantôme de Keep Them Confused errant encore sur une bonne partie de l'album, reproduisant le même effet qu'à ses précédentes apparitions : platitude voire ennui.

Certains morceaux sortent tout de même du lot ("The Feel Good Regord Of The Year", "The Dregs Of Sobriety"), le combo ayant acquis au fil des années un certain savoir-faire, dernièrement plus utilisé pour s'auto-plagier que pour tenter de se renouveler. Les quelques secondes de trompette sur “The Trumpet Player? et les trois (sur 14 ça ferait presque beaucoup) balades acoustiques n'y feront rien, No Use a planté sa tente dans le camping "vieilles gloires ramollies? et n'en sort que rarement, histoire de se persuader qu'il peut encore le faire.

Cet album prolonge donc l'évolution entamée avec son prédécesseur mais en atténue les défauts, notamment grâce à un chant plus consistant et des guitares mises un peu plus en avant. Les amateurs du groupe y trouveront leur compte, les autres garderont leurs souvenirs et pourront toujours se consoler grâce à la set-list live du groupe, comprenant toujours une bonne dose d'anciens morceaux.

A écouter sur MySpace : "Biggest Lie" et "I Wont To Be Wrong".

A écouter : Biggest Lie, The Dregs Of Sobriety
16 / 20
5 commentaires (15.2/20).
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Hard Rock Bottom ( 2002 )

Hard Rock Bottom est surprenant, et ce à bien des égards. Si le brilliant quatuor continue globalement dans la lignée de Making Friends et More Betterness, l'album fourmille d'éléments novateurs.
Le son et les arrangements sont plus proches de More Betterness, même si la tonalité générale est plus mélancolique. On y retrouve en particulier les choeurs propres à No Use, le recours aux violons ("Pre-Medicated murder"), la participation de Karina Denike des Dance Hall Crashers sur "This is a rebel song" (reprise de Sinead O'Connor), et le son sourd de la guitare rythmique (position grave du micro de la gratte). Le chant de Tony Sly est toujours aussi atypique, et continue à gagner en précision et en justesse album après album.
Ces éléments conventionnels mis à part, No Use nous offre du tout neuf. Les chansons se suivent et ne se ressemblent pas, au début tout du moins. Il est évident qu'un gros effort d'originalité a été entrepris au niveau des intros, ce qui est appréciable et donne de la fraîcheur à l'album. Le combo ne se rouille pas et ne fait pas dans le style recyclé-réchauffé. En particulier, il emprunte un sentier mélodique nouveau, qu'il exploite un peu trop à mon goût, mais qui demeurre très intéressant. Ecoutez par exemple "Any number can play", qui commence à l'orgue, et imaginez Fat Mike (NOFX) qui chante... c'est de la veine de The Decline! Surprenant et excellent donc.
Un seul bémol: si les chansons restent globalement variées, le jeu de batterie, trop uniforme (constamment à vitesse grand V , avec une tonalité sèche et aigue), restreint la singularité des morceaux. Cette remarque n'enlève cependant pas grand chose à la qualité générale de l'album. Dommage quand même, car Hard Rock Bottom, excellent, est à 2 doigts de l'exceptionnel. Ce 7ème opus est certainement le plus abouti, mature et profond, et celui dans lequel le groupe s'est émotionnellement le plus investi.
En conclusion, il y a à la fois rupture et continuité dans Hard Rock Bottom, ce qui démontre la capacité du groupe à conserver sa place de ténor dans la scène punk rock mélodique

A écouter : Any number can play; Let me down; Dumb reminders; Nailed shut