Découverte
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Biographie

Nile

Considéré comme un des groupes les plus novateurs du brutal death, Nile a su en quelques albums s'imposer comme la nouvelle valeur sûre du death metal américain. Mélangeant brutal death technique et mid-tempos lourds sur fond de mythologie égyptienne, Nile a su par son originalité s'imposer comme un des meilleurs groupes de death metal des années 2000.
Formé en 1993 par Karl Sanders (guitare/chant), Chief Spires (basse/chant) et le batteur Pete Hammoura, Nile sort une démo par an avant de sortir en 1998 son premier album Amongst The Catacombs Of Nephren-ka (où le groupe est rejoint par le guitariste Dallas Tolder-Wade). Le groupe est immédiatement remarqué pour son son unique, et ce fameux mélange de death metal brutal et de mélodies égyptiennes, appuyé par trois chants et des interludes symphoniques. Le groupe est aussi remarqué par ses lyrics bien loin des clichés habituels du death metal : ici, on parle de mythologie égyptienne ou encore d'interprétation de hyéroglyphes... Le groupe commence alors une tournée de 18 mois où ils accompagneront entre autres Morbid Angel. Cette tournée suffira à constituer une très solide base de fans partout dans le monde. La tournée prenant fin, Nile repart immédiatement en studio pour enregistrer Black Seeds Of Vengeance, second chez d'oeuvre balayant leur premier effort. Black Seeds Of Vengeance a en effet une dimension plus atmosphérique et un son plus lourd, ce qui deviendra le style de Nile. Le groupe repart en tournée et y laisse Chief Spires et Pete Hammoura, qui seront respectivement remplacés par Jon Vesano et surtout Tony Laureano (ex-Angel Corpse,ex-Malevolent Creation), monstre de batterie alliant vitesse et technique. Fort de ce nouveau line-up, Nile sort son meilleur album In Their Darkened Shrines, monstre de technique, d'ambiance et de brutalité. La performance de Tony Laureano derrière les fûts reste une des meilleures dans l'histoire du death metal. L'album est acclamé par toutes les critiques et le groupe part à nouveau sur une de ses gigantesques tournée, cette fois avec Origin et Hate Eternal.
En 2005, après presque 3 ans de tournées mondiales, Tony Laureano et Jon Vesano quittent l'aventure. Le line-up est de nouveau remanié, cette fois avec le grec George Kollias (ex-Nightfall)à la batterie. Mi-2005 sort Annihilation Of The Wicked, nouveau brûlot plus rapide et axé sur la technique. Une fois de plus, le groupe part en tournée et engage Joe Payne à la basse, jeune bassiste d'à peine 19 ans. Aujourd'hui, Nile est encore en tournée, et présage du meilleur pour l'avenir...

Chronique

16.5 / 20
4 commentaires (16.88/20).
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Those Whom the Gods Detest ( 2009 )

Là ou le Death Metal est pratiqué au marteau, à la massue ou encore au 3,5 tonnes frappant dans le tas sans relâche, Nile lui préfère le poignard. Un poignard à la lame acérée, fine, vicieuse, d'une précision chirurgicale qui attaque l'auditeur aux points vitaux lors de ses frappes ; c'est ce qui fait toute la personnalité des trois Américains.

Dans ce Those Whom the Gods Detest, cette « patte » Nilesque se traduit sous plusieurs aspects. Dès la première piste et tout au long de l'album, l'auditeur est assailli par une musique sournoise et destructrice, définitivement implacable ; entre blast-beats épileptiques vous sautant à la gorge (Kafir), mid-tempos épiques, ou rythmiques thrash et groovy à souhait (Utterances of the Crawling Dead), la batterie entame le travail d'assassin et ouvre les plaies de son auditeur.

Le riffing et les guitares bossent en corrélation avec la batterie, créant un ensemble homogène et unique ; cet album regorge de trouvailles et de merveilles de riffing, tantôt incisif , précis (Hittite Dung Incatation, Utterances of the Crawling Dead), tantôt épique (le morceau éponyme), tantôt brutal, témoignant de la richesse, de la créativité et du génie de ces artistes sanglants. Les solos sont rapides, furieux, déjantés mais d'une finesse implacable, intervenant comme pour terminer le travail de sape entamé par le riff. On notera des passages plus lourds et doomesques sur des morceaux « progressifs » pouvant durer entre 5 et 8 minutes, autre signature de Nile (on regrette toutefois quelques longueurs sur certains morceaux, le passage central de Kafir par exemple).

Les deux maîtres d'oeuvre de cette pièce, chanteurs-mastodontes que sont Karl Sanders et Dallas Toler-Wade ne sont pas en reste ; Toler Wade porte à merveille les différents morceaux de sa voix brute de décoffrage et pleine de maturité, tandis que Sanders et son grunt plus caverneux et bestial que jamais vient souligner l'aspect épique des morceaux (The Eye of Ra), tel une invocation égyptienne surgissant des profondeurs de la Terre. On notera cependant une utilisation trop peu fréquente de la puissance vocale de ce dernier.

En conclusion, malgré quelques longueurs çà et là, avec ce Those Whom the Gods Detest Nile assure sa place d'incontournable d'un Metal moderne, technique et brutal à la fois. Un indispensable de l'année 2009.

A écouter : Utterances of The Crawling Dead , The Eye of Ra , Hittite Dung Incantation , Those Whom the Gods Detest.