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Biographie

Nightwish

Groupe finlandais, Nightwish est né au coin du feu, créé par Tuomas Holopainen (claviers), Emppu Vuorinen (guitare) et Tarja Turunen (chant) en 1996 le groupe est maintenant devenu un des incontournable des groupes métal à la voix féminine. Au départ simple groupe de musique acoustique, Tuomas, Emppu et Jukka (batterie), tout deux avec un passé metal, décident de s'orienter vers un son plus lourd qui selon Tuomas collerait plus à la splendide voix de Tarja. Accompagné de Sami (basse), ils enregistrent Angels Falls First, premier album qui pose les bases de Nightwish : une voix féminine puissante et maîtrisée accompagné de métal tout ce qu’il y a de masculin. Nightwish explose vraiment avec Oceanborn, une pure bombe de heavy gothique. Le bassiste d'origine quitte alors le groupe avant l'enregistrement de Century Child et est remplacé par Marco Hietala, qui vient ajouter sa voix aux compos. Désormais, Nightwish joue dans la cours des grands, qui plus est vend (les pays nordiques sont fantastiques), sur leur dernière production avec Tarja, Once, la chanteuse a quelque peu modifié sa voix, au grand dame des amateurs de la première heure.
Le groupe se sépare alors de Tarja, jugée trop éloignée du groupe, et après de long mois est remplacée par Anette Olzon (Alyson Avenue). Le groupe enregistre avec elle Dark Passion Play, qui voit le jour en octobre 2007, l'album le plus chère jamais produit par un groupe finlandais (la présence de l'orchestre philarmonique de Londres et une semaine au studio Abbey Road aidant à "saler" la note), l'album devient album de platine le jour de sa sortie en Finlande.

11 / 20
11 commentaires (12.3636/20).
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Endless Forms Most Beautiful ( 2015 )

Endless Forms Most Beautiful, ou l'album des changements pour Nightwish.
Il s'agit à la fois des débuts en studio de Floor Jansen au chant, mais c'est aussi le premier album du groupe sous forme de sextet au lieu d'un quintet, suite à l'intégration de Troy Donockley (cornemuse, flûte irlandaise). Enfin, c'est aussi la première fois que Nightwish enregistre sans Jukka Nevalainen, le batteur historique du groupe, qui s'est momentanément mis à l'écart pour des raisons de santé. C'est Kai Hahto (Wintersun, Swallow The Sun) qui le remplace sur cet album. Il s'agit donc quasiment d'une toute nouvelle formule et les Finlandais doivent savoir qu'ils vont être attendus au tournant.

Pour faire passer plus facilement la pilule de ces multiples évolutions, Nightwish a décidé de ne prendre aucun risque.
La présence de Troy Donockley aurait pu laisser penser (voire faire craindre) que l'album serait du flûte-métal, mais son implication est finalement limitée et ses instruments ne sont audibles que sur une grosse moitié de l'album. Sans parler des passages où il ne joue pas, certains titres sont entièrement pensés sans instruments traditionnels, misant tout sur l'aspect heavy (Shudder Before The Beautiful, Endless Forms Most Beautiful). Quant aux parties où ces instruments ressortent, elles ne sont pas franchement originales comparées à ce que le groupe pouvait faire sans lui (My Walden sent le déjà-vu, par exemple). La sixième roue du carrosse se révèle donc être une place un peu ingrate, et on sent que sa participation pourrait être plus complète.
Idem pour Kai Hahto derrière les fûts. Nightwish n'en profite pas pour utiliser ses talents (notamment sa vélocité à la double pédale) et sans sa mention dans les crédits, on pourrait confondre son jeu avec celui de Jukka Nevalainen : peu chargé, souvent linéaire et parfois plat, bien que toujours propre et carré. Encore un élément qui ne change pas malgré le fait d'employer un cador.

La seule vraie évolution est le chant. Floor Jansen avait déjà prouvé qu'elle savait tout faire, ayant déjà travaillé avec Devin Townsend, After Forever, Ayreon ou ReVamp. Ici encore, elle sait se rendre douce et calme, avec une voix finalement assez grave et chaleureuse (Our Decades In The Sun), mais aussi puissante et proche d'un timbre semi-saturé (Yours Is An Empty Hope, Shudder Before The Beautiful), et bien sûr lyrique, pointue et précise (The Greatest Show On Earth, les refrains de Our Decades In The Sun). Globalement plus proche des tessitures qu'avait Tarja Turunen que de celles d'Annette Ozlon, la Néerlandaise semble très à l'aise dans son rôle et utilise les points forts des deux précédentes frontwomen.

Musicalement, Nightwish propose un mélange assez exhaustif de ce qu'ils savent faire : de l'épique grandiloquent avec des arrangements symphoniques sur fond de heavy efficace (Endless Forms Most Beautiful, Shudder Before The Beautiful), mais aussi des ballades mièvres (Elan, My Walden) et des influences pop sur quelques passages. Malheureusement, certains éléments ne sont pas à la hauteur et n'ont même pas l'excuse d'avoir essayé quelque chose de nouveau. Les morceaux les plus calmes sont plutôt dénués d'intérêt, à l'exception peut-être du mid-tempo Edema Ruh, mais contrebalancé par The Eyes Of Sharbat Gula qui est chiant comme la pluie. La dernière piste totalise 24 minutes au compteur et sera lassante elle aussi malgré de bonnes idées, faute d'une vraie structure. En faire trois morceaux séparés aurait probablement été plus pertinent.
Les Finlandais poussent parfois la sécurité jusqu'à la copie quasi-conforme (l'intro d'Alpenglow ne vous donne pas une impression de réchauffé ?), mais le potentiel existe. L'album fonctionne, l'effet est là. La prise de risque se limite à quelques sons de claviers assez nouveaux (les leads dans Shudder Before The Beautiful), mais l'ensemble se suffit à lui-même.
Au final, un groupe comme Nightwish a-t-il besoin d'originalité ? Ou est-ce simplement un album de transition, ayant pour but de s'adapter les uns aux autres, de trouver une stabilité artistique, et qui ouvre la voie a des choses plus osées pour le futur ? En attendant d'avoir la réponse, les fans écouteront certainement Wishmaster ou Once plutôt qu'Endless Forms Most Beautiful.

A écouter : Shudder Before The Beautiful, Endless Forms Most Beautiful
13 / 20
10 commentaires (14.8/20).
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Imaginaerum ( 2011 )

Nightwish s'est imposé depuis sa création comme l’un des maîtres du metal symphonique et une valeur sûre du metal tout court. Une progression que, ni un changement de chanteuse, ni une orientation plus pop n'ont entravé. Le groupe finlandais dispose donc des cartes suffisantes pour s'atteler à des projets plus ambitieux.
Car c'est ainsi que Imaginareum a été présenté: un disque extrêmement ambitieux, accompagné par rien de moins qu’un long métrage basé sur le concept de l'album: un vieil homme qui pense avoir encore l'âge d'un enfant (ou une réflexion sur le temps qui passe, l'enfance perdue, etc.)
D'entrée, ce qui marque à l'écoute de l'album, c'est sa très forte dimension cinématographique. Plusieurs fois à l'écoute du disque, on a l'impression de se retrouver face à une scène de films: une course poursuite effrénée, un voyage baroque au sein d’un cirque bizarre, une douce promenade à travers un décor féérique... Rarement un disque a autant donné l’impression d’être une bande originale de film (alors qu’il n’en est pas réellement une) ; une impression renforcée par les morceaux instrumentaux que sont l’introduction Taikatalvi, Arabesque et Imaginaerum (dernier titre de l’album qui, au passage, ne fait en réalité que compiler les uns à la suite des autres chacun des thèmes musicaux de l’album).
Malheureusement, derrière cet important travail que l’on pourrait presque qualifier de « visuel » se cache un certain malaise : tout est trop propre, trop parfait, trop beau. On aurait envie de salir un peu cette œuvre, de la rendre moins lisse. Tel un tableau trop parfait dans lequel on aurait envie de mettre quelques coups de pinceau désordonnés pour redonner de la vie à une nature trop morte. Sur ce Imaginareum, les orchestrations sont (trop) parfaites, les ballades sont (trop) évidentes (Turn Loose the Mermaids, The Crow, the Owl and the Dove), les duos de chant entre Anette et Marco sont (trop) bien maîtrisés, les chœurs d’enfants arrivent (trop) facilement (Ghost River), etc.
A vouloir atteindre une certaine perfection, le groupe en a oublié de mettre du sang, de la sueur et des larmes ("the blood, the sweat, the tears" !!).
Et à vouloir jouer l’émotion à tout prix, Nightwish se perd parfois dans certains pièges. L'exemple le plus flagrant est Song Of Myself. Sur ce titre long de 13 minutes, chaque membre du groupe a invité certains de ses proches à venir prononcer quelques mots: si cette démarche est intéressante de prime abord, elle est aussi quelque peu... égoïste. Parce que si on ne doute pas que ces spoken words fournissent quelques frissons aux membres du groupe, il faut bien reconnaître que pour l'auditeur lambda pour qui ces voix ne représentent rien, ces passages se révèlent longs-inutiles-chiants (cocher la case correspondante). Un peu plus de simplicité aurait probablement rendu davantage grâce à ce projet ambitieux né du cerveau du groupe, le claviériste Tuomas Holopainen.
Il est toutefois clairement déplacé de critiquer outre mesure ce disque. Tout ce que sort Nightwish reste très largement supérieur à la masse grouillante du metal symphonique. Le groupe reste ultra pro (I Want My Tears Back), le travail sur les orchestrations symphoniques est colossal (écoutez Scaretale) et le chant d'Anette a définitivement pris en assurance et en variété: là où elle ne semblait pas toujours en phase avec les compos de  Dark Passion Play, elle s'intègre cette fois nettement mieux aux nouvelles compositions. Il suffit d'écouter le single Storytime (une seule écoute et vous l'aurez en tête.... à vie!!) ou encore son jeu d’actrice sur Scaretale pour s'en convaincre.
Mais d'un tel groupe et devant l'annonce d'un tel projet, j’avoue en avoir attendu plus...ou plutôt un peu moins.

A écouter : Scaretale, Storytime, I Want My Tears Back (si tout le disque était de cet acabit...)
13 / 20
27 commentaires (15.35/20).
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Once ( 2004 )

Et voilà donc le nouvel album de Nightwish. Après l'évolution plus orientée symphonique avec Century Child, et l’arrivé d’un bassiste qui sait plus que bien chanter, on se demandait ce que le combo finlandais menée par la sublime Tarja allait nous pondre surtout quand on sait que Once a été enregistré avec l'orchestre qui a fait la BO du seigneur des anneaux.

A l'écoute de la première chanson, on constate de suite les changements. Le son est plus lourd, l'orchestre est bien mis en avant (au détriment des talents d'Emppu et Jukka), mais surtout, Tarja a modifié son chant. Moins lyrique, plus porté sur les aigus, elle utilise moins la puissance de sa voix. Par contre, la voix de Marco est elle très bien utilisée, et pallie le manque, il sauve ainsi certains morceaux comme Planet Hell, qui est par ailleurs très bon, surtout la fin instrumentale (meilleur morceau de l'album selon moi). Certains riffs rappellent la bonne époque d'Oceanborn (The Siren, Dark Chests of Wonders), mais on pourra déplorer le manque de solos. Le drumming de Jukka est beaucoup moins impressionnant, le batteur se contente de rythmes simples. L'orchestre en revanche est vraiment divin, en particulier les choeurs, mais malheureusement il masque les talents du batteur et du guitariste. Certaines chansons rappellent Lacuna Coil, Nemo est l'exemple le plus flagrant. Cela reste tout de même un son propre à Nightwish, bien qu'édulcoré (et ce n'est sûrement pas pour rien que Nemo a été choisi comme single.).
Au final, Once n'est pas un mauvais album, mais il semble franchement bâclé. Certaines chansons sont très bonnes mais pour beaucoup on retiendra les points noirs que sont la voix de Tarja et les talents d'Emppu et Jukka trop mis en arrière par rapport à leur niveau. Rayon surprises, l'utilisation de l'orchestre (les choeurs notamment ajoutent beaucoup) et la voix de Marco. Once n’est pas un album complètement raté, mais il aurait pu être franchement meilleur, d’autant que certaines chansons rappellent la bombe qu'est Oceanborn.

A écouter : Planet Hell, Dark Chest of wonders