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Biographie

Nightrage

Nightrage est un groupe de Death mélodique greco-suédois formé en 2000 par les guitaristes Marios Iliopoulos (FirewindExhumation), le seul membre permanent de la formation depuis, et son ami proche Gus G (Firewind, Ozzy Osbourne, Arch Enemy). Après la publication de trois démos, le duo déménage à Gothenburg en Suède pour enregistrer un premier album. Brice Leclercq (Basse - Satyricon, Dissection), Per M. Jensen (Batterie - The Haunted) et Tomas Lindberg (Chant – At The GatesLock UpLiers In Wait) sont recrutés pour enregistrer Sweet Vengeance qui paraît en 2003 chez Century Media Records. Le disque remporte un vif succès, mais cela n'empêche pas au line-up de Nightrage d'être très instable. Malgré ces difficultés, Marios Iliopoulos trouve toujours des musiciens pour enregistrer régulièrement des disques qui paraissent tous les deux ans. Insidious, le dernier en date, sort en 2011 chez Lifeforce Records.

Chronique

14.5 / 20
1 commentaire (14.5/20).
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Insidious ( 2011 )

Nightrage a toujours eu du mal à se faire une place de choix sur la scène Death-mélodique depuis une dizaine d'années. Avoir en son sein des membres d'At The Gates, Dissection et Septic Flesh aura peut-être un peu aidé, mais le groupe est toujours resté dans l'ombre de formations suédoises bien connues depuis. Avec son cinquième album nommé Insidious sorti chez Lifeforce Records, Nightrage espère sans doute faire bouger les choses.

Ca tombe bien, Nightrage a un excellent atout dans sa manche qui joue nettement en sa faveur : tout miser ou presque sur les mélodies. Passé l'intro de rigueur, Delirium Of The Fallen démontre tout le potentiel du combo greco-suédois car l'on trouve les riffs excellents soutenus par une batterie nerveuse, les refrains efficaces et les growls de bonnes qualités. C'est simple, Nightrage rempli avec facilité le cahier des charges en amenant ce que l'on espère trouver dans ce type de disque : des titres sacrément efficaces qui restent en tête (Hate Turns Black ou This World Is Coming To An End), une énergie qui ne faibli jamais, des intros avec de bonnes mélodies (Sham Piety) et des rythmiques percutantes (Poignant Memories). A ce propos, le jeu du nouveau guitariste Olof Mörck est très bon et joue beaucoup dans l'appréciation de ce sixième opus. On sent une inspiration dans le jeu des frères Amott d'Arch Enemy souvent dans les soli (Cloaked In Wolf Skin ou Poisoned Pawn) et des riffs tranchants d'inspiration Thrash qui pourraient être issus de Doomsday Machine par exemple. En bref, Insidious file tout droit, ne souffre d'aucun temps mort et est un petit plaisir pour les oreilles car on y trouve les éléments qui combleront sans mal les amateurs de Death mélodique.

Cependant, il persiste une gène à l'écoute d'Insidious. On sent le groupe en mode pilotage automatique tout du long de l'album, c'est à dire qu'il n'essaye à aucun moment de sortir un minimum du format préétabli. Sans vouloir que le combo révolutionne le genre, il faut avouer que la prise de risque est quasiment nulle en dehors de quelques passages acoustiques forts sympathiques (la très belle fin d'Insidious ou de Hush Of Night vers 1min30) et par conséquent, on n'est jamais surpris au court de l'écoute. Il ne faudra donc pas s'attendre a des incursions progressives, des arrangements inattendus, des structures différentes ou ce type de choses. Cela est un peu regrettable car le talent de composition est bel et bien présent si l'on excepte l'étrange Wrapped In Deceitful Dreams complètement cassé dans sa progression vers 2min12 avec ses voix claire mélodramatique en décalage avec le reste du morceau.

Insidious est sans nul doute un bon disque pour le genre, très carré et relativement long avec ces quinze titres. En somme, il y a de quoi s'occuper pendant un moment, mais l'on aurait souhaité que Nightrage aille plus loin dans sa démarche car il manque le truc qui pourrait les faire passer dans la catégorie supérieure et qui donnera envie de remettre le disque dans la platine dans quelques mois.

A écouter : Insidious, Cloaked In Wolf Skin