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Biographie

Nevermore

Tout commence dans la ville de Seattle, connue pour les succès de Queensryche, Metal Church, et bien d'autres groupes undergrounds comme Forced Entry, TKO et un nouveau groupe montant : Sanctuary (formé en 1985), composé de Warrel Dane (chant), Jim Sheppard (basse), Lenny Rutledge (guitare), Sean Blosl (guitare) et de Dave Budbill (batterie). Le groupe se fait repérer par le leader de Megadeth et ex-Metallica (Dave Mustaine) qui décide de les aider a enregistrer leur premier album en 1987 : Refuge Denied sous le label de CBS/Epic Records. Mustaine les enmenne alors en tournée avec Megadeth. Mais après la sortie de leur deuxième album en 1990 Into The Mirror Black, le groupe a déjà des ennuis avec le label, et un des guitaristes décide de partir pour s'orienter vers une musique plus grunge. C'est alors que Jeff Loomis, au courant du départ du guitariste, décide d'envoyer une cassette au groupe, avec succès puisqu'il est immédiatement choisi, mais cela ne durera pas longtemps, puisque quelques mois seulement après, le groupe décide de se séparer.
Seuls Dane, Sheppard et Loomis veulent continuer et exploiter la vision du métal qui leur était commune, leur groupe aura pour nom Nevermore. Ils sortent un premier album éponyme en 1995, et un an plus tard un EP intitulé In Memory sur Century Media, celui ci les fera connaître du grand public, séduisant de nouveau tous les anciens fans de Sanctuary. Ils sortent ensuite la même année leur second album : Politics Of Ecstasy décrit par la critique comme un véritable chef-d'oeuvre technique mis en oeuvre par les guitaristes Pat O'Brian, Jeff Loomis et surtout par leur batteur : Van Williams.
Mais c'est avec leur prochain opus Dreaming Neon Black en 1999 que Nevermore attira particulièrement l'attention de la presse, des radios américaines et des fans, l'album est plus sombre, plus original, et met beaucoup en valeur la voix haut-perchée du chanteur Warrel Dane. L'album est élu "Album de l'année" par de nombreux magazines rock/heavy. Pour cet album Tim Calvert est venu remplacé Pat O'Brian (guitare) parti rejoindre Cannibal Corpse. Après de nombreuses tournées avec des groupes comme Iced Earth, Mercyful Fate ou encore Arch Enemy, le groupe décide de partir en studio au Texas en 2000 malgré le départ de Tim Calvert (remplacé qu'en 2005) avec le producteur Andy Sneap (Machine Head, Testament, Earth Crisis, Stuck Mojo) et réalise un nouvel album. Avec des sons plus actuels et plus agressifs : Dead Heart, In A Dead World est très vite propulsé en tête des ventes. Nevermore part alors en tournée avec In Flames, Shadows Fall, Arch Enemy, Opeth, Angel Dust et sont surnommés "The Chaos Bringers" dû à leur phénoménale puissance live. En 2003 Nevermore nous plonge de nouveau dans sa grande créativité sombre, mélancolique mais toujours très lourde et puissante, avec Enemies Of Reality, album plus aggressif grâce à la voix de Dane et la technique de Williams et Loomis. L'album remporte moins de succès critique mais reste toujours sympathique à écouter quoi qu'il en soit. Le 26 Juillet 2005, sort leur nouvel opus : This Godless Endeavor, l'album est un succès immédiat et décrit comme un autre chef-d'oeuvre. Le groupe a accueilli pour cette occasion un nouveau guitariste : Steve Smyth. Enemies Of Reality ressort remixé par Andy Sneap, suite aux nombreuses critiques sur la qualité de production de Kelly Grays.
Nevermore ne signe son réel retour dans les bacs qu'en Mai 2010 avec son septième album studio: The Obsidian Conspiracy, qui sort chez Century Media.

Chronique

13.5 / 20
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The Obsidian Conspiracy ( 2010 )

Cinq ans que Nevermore se fait attendre. Cinq ans à se bouffer le mêmes riffs, envolées vocales et autres charges métalliques d'anciennes productions que probablement bien peu d'amateurs auront usé jusqu'à atteindre l'ennui. Car Nevermore n'est pas n'importe quelle formation. 100% Metal jusqu'à la pointe du cheveu tout en évitant les pièges du genre, progressive, puissante, technique, mélodique et tout simplement talentueuse, elle fait partie de la famille de ces groupes intelligents mais accessibles associant un haut niveau d'exigence, identité musicale marquée et efficacité. Bref, des groupes comme on veut en entendre plus souvent qu'une fois tous les cinq calendriers des PTT - ce qu'ils faisaient d'ailleurs jusqu'à This Godless Endeavior.

Les raisons de ce ralentissement sont probablement multiples mais ne devraient pas à priori compter plus que ça. Le groupe a notamment accumulé les péripéties suite à la sortie de This Godless Endeavior et Loomis et Dane ont tous deux sorti leur album solo en 2008. Les gars de Seattle en ont vu d'autres. La stabilité du lineup et la qualité globale de leur discographie est là pour en témoigner. Une fois la galette en main, tout ce qui va compter c'est bien ce qu'elle aura à proposer. Ce qu'elle a dans le ventre. Le reste, on le laissera volontiers à la rubrique people de Blabbermouth.
Alors on se cale la galette entre les oreilles, trépignant d'impatience et, alors que les premières notes viennent se déverser dans notre canal auditif, on se retrouve rapidement rassuré. The termination proclamation amène rapidement la preuve que le savoir faire ainsi que la technicité-plaisir sont toujours au rendez vous. On se dit alors que l'on peut enchainer sans plus de craintes. Avec raison.
Ce qui va pourtant frapper rapidement c'est l'orientation très mélodique et vocale que présente ce septième opus en comparaison de son prédécesseur, lui même déjà orienté vers quelque chose de moins frontal et néanmoins d'une efficacité redoutable. Ce n'est pas un problème en soit, juste un élément constitutif du visage que le groupe présente en 2010. Enfin, cela ne devrait pas l'être. Car dans les faits les choses sont un peu plus compliquées.

Nevermore a oublié quelque chose en route. Les moments de bravoure se font plus rares, l'inventivité aussi. Les transitions sont un peu moins fluides (Moonrise (through mirrors of death), And the maiden spoke) et, avec ce constat, une des plus grandes forces du groupe semble s'être quelque peu dissipée. Le Metal épique et rapide auquel nous avait habitué le quatuor peine à se faire entendre au sein de ce bel assemblage de riffs bien exécutés mais pas toujours révolutionnaire, de chant bien posé mais peut être un peu trop prépondérant au détriment de l'ensemble. Tout cela manque en réalité d'agressivité et de puissance. Le génial équilibre (fragile) dans lequel Nevermore avait développé son style durant la dernière décennie, quelque part entre Prog', Power metal, riffing thrashisé agressif, fluide et mélodique, groove puissant imparable bascule par moments dans un classicisme qui leur ressemble peu (The blue marble and the new soul, ballade hautement dispensable), semble un peu poussif. Restent tout de même, heureusement quelques titres parfois Nevermore as hell (The termination proclamation, She comes in colors, Without morals et, surtout, The obsidian conspiracy) ou une belle réussite dans le style plus retenu choisi pour cette septième offrande (The day you built the wall). Légère erreur d'aiguillage, parti-pris courageux en vue d'une évolution future ou signes d'essoufflement? L'avenir le dira. On sent en tout cas que le groupe a(vait) la place pour faire mieux ou différent dans le genre, peut être en assombrissant le ton. Ainsi se retrouve-t-on avec, un disque à mi-chemin entre le rassurant et l'inquiétant.

Peut être en attendait-on trop d'un groupe qui nous avait jusqu'alors habitué à atteindre assez régulièrement l'excellence. The Obsidian Conspiracy n'est pas un mauvais album, loin de là, ne serait-ce que par la qualité de ses musiciens et la propreté de son exécution. De ce coté tout est au poil mais voilà, des ingrédients de qualité ne font pas automatiquement un bon album s'ils sont agencés dans des proportions déséquilibrées. TOC n'est pas nul, il est juste bancal, un peu le cul entre deux chaises. Et donc forcément un peu décevant venant de la part d'une formation pas spécialement connue pour vaciller sur ses bases.

A écouter : Bien sur. Car Nevermore, mme en baisse de rgime, reste un groupe d'exception