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Biographie
Depuis 2004, Nesseria met toute sa passion en oeuvre pour créer sa musique offensive, sans compromis d'étiquette, dont l'énergie et l'intensité sont les seules priorités. Débutant sur un Metalcore classique mais efficace, le combo s'oriente aujourd'hui vers un Hardcore Chaotique nerveux. Dès ses débuts, Nesseria se concentre sur le live, pour compter aujourd'hui plus de 100 concerts à son actif en France, Allemagne, Suéde, Finlande,Pologne, Republique Tchéque, Danemark et Japon. Trois Split cd et un split Vinyl 10 pouces avec des groupes comme Venosa, MuNeujhon ou Grizzly Twister sur différents labels indés permettent au groupe de se faire connaître. Fraîchement signé chez Trendkill Recordings (Comity, Celeste, ...), Nesseria sort son premier LP courant décembre 2009. Après une série de dates, Nesseria s'enferme en studio pour enregistrer des titres pour un split avec Clinging To The Trees Of A Forest Fire qui sort mi-2011.
Encore une réunion au sommet chez Throatruiner Records qui semble bien décidé à nous noyer sous les sorties. Après The Rodeo Idiot Engine, le split Plebeian Grandstand / Bone Dance / Divider, voici la confrontation Clinging To The Trees Of A Forest Fire (CTTTOAFF) vs Nesseria. Grondement caverneux vs déferlement de riffs. Torture Mentale vs Chaos Explosif. Un chouette programme, encore une fois.
Outre-Atlantique, CTTTOAFF a énormément ralentit le tempo : exit le grindcore qui déboule à 100 km/h pour ravager ton intérieur, les américains intègrent de gros passages down-tempo à la manière de Cthulhu Youth (Wrinkled Claws ou l'intro de Lower Than Life, High As Sky), ce qui n'empêche pas le frontman de hurler avec la même fougue et la même énergie qu'un Today Is The Day qui se serait pris de passion pour le grindcore ou d'un Gaza couillu. Pourtant, sur ce split, CTTTOAFF manque d'un peu de spontanéité, ce qui faisait le charme de Visceral (qui foutait une rouste générale sur Garbage et Special Education) et de son premier album. Pris hors discographie du combo, c'est du bon. Remis dans son contexte, la déception est malheureusement légèrement présente.
Côté Nesseria, le son a bien changé. Alors que le S/t avait déconcerté certaines personnes de par son extrémisme musical et son absence de temps mort, ce split est l'occasion pour les Orléanais de dévoiler une facette plus mélodique et métallisée de sa musique. Mercure, bref hommage à Amen Ra écourté ou le musclé Les Fils du Fin de Siècle et ses changements de rythme incessants, autant de compos que Nesseria use jusqu'à la corde sans autant replonger dans l'agressivité du premier LP. Les morceaux s'écoutent et se réécoutent sans perte de qualité ou de surprise, tout en montrant que Nesseria a su suffisamment évoluer pour éviter la redite.
2 groupes qui semblent avoir mis de l'eau dans leur vin, sans pour autant perdre en intensité. Throatruiner a encore eu le nez fin en dénichant CTTTOAFF et Nesseria pour 8 titres prêt à faire tomber les murs.
A écouter : Plutôt la partie Nesseria
Rien qu'à jeter un œil sur l'artwork, on devine les Orléanais remontés à bloc. Contre tout : la religion, la politique, le libéralisme ou encore l'égoïsme. En 10 compos saignées à vif, Nesseria nous livre ce qu'ils avaient annoncé en quelques mots : une sorte de nausée permanente, héritières des premiers Converge. Même son incisif, même hardcore chaotique frappant tel un déluge et même impression d’agoniser au fil des écoutes.
Des compos généralement directes, douloureuses comme de l'alcool versé sur une blessure ouverte et des textes qui ne mâchent pas leurs mots, aussi francs que sur le split avec Venosa ("Que votre médiocrité de dégénérés vous étouffe. Et que la haine nous rende enfin lucides." sur "A ceux qui nous ont lâchés" ou "Plus qu'hier mais moins que demain. Ils nous ont baisés en guise de représailles, en nous envoyant droit dans le mur" sur "Hacixbecker Straβe"). Les riffs s’enchainent dans un fatras sonore sans temps mort autour d’une batterie furieuse même si un poil linéaire. Le rendu final s’approche d’un Petitioning The Empty Sky tant au niveau des instruments que du chant éraillé mais si l’on creuse bien, on retrouve quelques plans plus proches des sorties précédentes, notamment sur "53%" ou "Les Alternatives". Nesseria ne prend pas le temps de respirer et enchaîne coup sur coup : l’important est de faire mouche le plus rapidement possible ("Pyramides"). La qualité des compos n’est pas un point noir, loin de là. L'ensemble s'annonce honnête, avec quelques pointes de frénésie ("Le Quatrième Age") et passages à vide ("Ministère de la Concurrence Culturelle"), contaminés par la folie des défunts Harlots. Pas de doute face aux précédentes productions, Nesseria n’a pas fléchi et semble avoir puisé dans ses forces pour asséner une série d’uppercuts bien placés ("Par pertes et profits") jusqu’au KO final ("Les Filles de Dieu").
« Un passé assez lourd, un avenir incertain. Nous n’avons rien à perdre, et surtout rien à foutre. »
Mais à trop vouloir en faire, Nesseria s’étouffe avec sa propre bile. Cet opus est crade, malsain, noir, pourrait servir à la bande sonore d’un Palahniuk mais se cache derrière une carapace difficile à pénétrer. Insoutenable sur les premières écoutes, difficilement assimilable en une seule fois, ce disque s'enroule sur lui même et se mord la queue. Tout n'est que colère, à un tel point que Nesseria peut finir par devenir assourdissant, martelant sans cesse les instruments jusqu’à épuisement.
Nesseria est un disque agressif à souhait, éclatant l’auditeur à coup de barre à mine jusqu’à avoir les tympans au sol. Sur ce nouvel opus, Nesseria joue avec du Metalcore Nauséeux et un Hardcore Chaotique féroce marqué au fer rouge par Converge. Entre deux riffs, j'ai vomi ma haine en chœur…
A écouter : Le Quatrième Age - Hacixbecker StraBe - 53%
3 titres pour un peu moins d'un quart d'heure d'une musique d'une violence viscérale, voilà le programme de cette démo autoproduite. Des Arrangements et riffs "sales" voir glauques, une batterie qui martèle sans interruption, une voix écorchée en provenance directe des tripes du chanteur...bref, Nesseria produit un metal-core brutal et spontané qui fait mal aux oreilles. Mis à part la seconde moitié du morceau "Echymoses" gratifiée de sonorités obscures et atmosphériques rythmées par une horloge lancinante, le groupe ne laisse aucun moment de répis. Nesseria semble d'ailleurs "obsédé" par la notion du temps, en témoignent les titres des 2 morceaux suivants : "Patience", "Des jours et des heures". Les textes reflètent également cet aspect en traitant d'une vision pessimiste de l'avenir.
Si Nesseria produit avant tout un metal-core dur et violent, on ressent encore leurs antécédents nu-metal, notamment sur quelques riffs et phrasés caractéristiques ou encore via le double chant superposé. Le chant hurlé presque "vomi" et les rythmiques empruntées aux branches extrêmes du metal rapprochent Nesseria des Montpelliérains de Eyeless ou d'un Inside Conflict assagi. A ce stade, tout est réuni pour contenter les amateurs de gros son, si ce n'était la fâcheuse tendance du groupe à se répéter tout au long des 3 morceaux. Nesseria utilise a peut de chose près la même recette, alternant envolées brutales et passages plus calmes avec une grande rapidité. Bref, on a parfois l'impression de tomber dans une violence "gratuite" en contradiction avec la relative profondeur des paroles.
On ne va pas faire la fine bouche pour une première démo, qui malgré une production assez pauvre, témoigne d'un certains potentiel. On attendra sur leur prochaine production des compositions à la hauteur de la puissance que le groupe est capable d'exprimer en live.
A écouter : Les 3 titres...
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