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Biographie

Necrowretch

Necrowretch est un groupe de Death-Metal old school originaire de Valence débuté en 2008 par Vlad (Guitare / Chant) et rejoint par  Blastphemator (Batterie) qui sortent une première démo, Rising From Purulence, en 2009. Amphycion (Basse) les rejoint rapidement pour sortir une seconde démo en 2010, Necrollections, et surtout l'ep Putrefactive Infestation chez Detest Records en 2011 qui fait grand bruit dans le milieu de l'underground. Blastphemator quitte le groupe peu après. Necrowretch fait alors appel à Mörkk pour enregistrer deux nouveaux morceaux (dont une reprise de Death) qui sortent sur l'ep Now You're In Hell en 2012. Depuis, le Death-Metal macabre de Necrowretch est parvenu aux oreilles de Century Media Records qui sort leur premier album long format intitulé Putrid Death Sorcery ainsi qu'une compilation de leurs travaux, Bestial Rites en 2013. Toujours chez Century Media, les Français sortent en 2015 With Serpents Scourge, un album sans surprise, directement dans la ligné du précédent. Puis en 2017 Necrowretch passe chez Season of Mist et délivre Satanic Slavery

14 / 20
4 commentaires (16.25/20).
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With Serpents Scourge ( 2015 )

Forts de leur premier méfait en 2013 Putrid Death Sorcery, les Français de Necrowretch sont de retour avec With Serpents Scourge à peine deux ans plus tard. Le premier opus avait étonné par son contenu Death / Black aux accents scandinaves et avait fait une très belle impression. On attend légitiment une confirmation pour cette nouvelle œuvre, qui, encore une fois est éditée par le poids lourd allemand Century Media.

Du côté de Valence, il doit se passer des choses étranges et très mystiques, peut-être y a-t-il un micro climat, voire une entrée secrète menant directement dans les abîmes de l’enfer. Rarement un groupe de l’hexagone n’a été aussi proche d’une musique aussi glaciale et obscure que celle que l’on croyait réservée à l’élite du Nord de l’Europe. Necrowretch possède cette particularité d’officier dans une atmosphère proche de celle de Dissection ou Necrophobic, belles références, n’est-il pas ? With Serpents Scourge offre une musique résolument Old School dans l’âme, outre une froideur exacerbée, les compositions sont agressives et ténébreuses, leurs structures sont un savant mélange de Death et de Black sans artifice, directs, très brutes de décoffrage. Les vocaux assurés par Vlad sont très incisifs, ils tranchent telles des lames de rasoirs, appuyés il est vrai, par un peu de reverb qui leur permet de résonner et d’apporter un peu plus de terreur. Cette voix prend toute son ampleur sur les sublimes By Evil and Beyond et Even Death May Die, des titres très près de Dissection dans leurs approches. La base rythmique est indissociable, chacun des protagonistes est complémentaire, guitares rugueuses et batterie galopante,  la basse étant tout de même un poil en retrait. Difficile de mettre un morceau plus en avant que l’autre tant Necrowretch a réussi un album homogène, n’allez pas croire cependant que celui-ci est rébarbatif ou ennuyeux. With Serpents Scourge est cohérent du début à la fin et s’écoute d’une traite. Ce qui est d’ailleurs un signe de qualité, nul besoin de faire sa propre playlist, les neuf titres s’enchaînent parfaitement et les 35 minutes passent assez vite. Si l’artwork est très beau et apporte un petit plus, on peut tout de même regretter que Century Media n’ait pas édité l’album en digipack, avec une si belle pochette le boitier classique et standard est un brin trop conventionnel, et fait perdre un peu de « classe » à l’objet, qui aurait pu être mis plus en valeur en bénéficiant d’un plus beau packaging. Ceci relève tout de même du détail, le principal étant le contenu, car comme on dit : qu’importe le flacon, pourvu qu’on ait l’ivresse.

Necrowretch offre un bien beau successeur à son premier effort et se laisse encore une marge de progression. Cet album n’atteint pas encore les sommets en terme de Death / Black, mais on sent que les Valentinois en ont toujours sous le pied.

A écouter : By Evil and Beyond
15 / 20
1 commentaire (18/20).
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Putrefactive Infestation ( 2011 )

On assiste depuis quelques années à un renouveau de l'old school que se soit dans le Thrash (EvileBonded By Blood...) ou dans le Death (Bastard Priest, Death Breath...). Bien souvent, ce sont des passionnés qui vouent corps et âme à leur musique, peu importe les tendances et si la qualité n'est pas toujours au rendez-vous (ex des dizaines de groupes de Black Metal peu aventureux), on trouve aussi quelques très bonnes formations vouées à demeurer confinées dans l'obscur caveau de l'underground. 

Il faut quand même faire la lumière sur Necrowretch. Des mecs qui sont restés bloqués dans les années 90 et qui ont très certainement usés jusqu'à l'os les vieux Obituary, Asphyx, DismemberGrave et toute une partie de la scène suédoise où le riff se faisait déguelasse comme un cadavre pourrissant au fond d'un marais fétide. Car c'est bien là où se trouve toute la substance croupie de Necrowretch, empestant la crasse de leurs aînés. Putrefactive Infestation comme ils disent, un premier ep (après deux démos) et le refus de sonner comme ¾ de leurs voisins scandinaves. L'envie de jouer un death-metal primitif, brut, sans artifice dont le riffing tient une place prépondérante. Necrowretch n'est sans doute pas très original, mais ce qui prime, c'est la sincérité qui transpire de cet ep et surtout la qualité de composition qui s'en dégage. Les cordes sentent les vieux de relents de Doom/Death crades (Putrefactive Infestation), accélérations redoutables et jouissives qui déchiquettent tout à coup de riffs tronçonneuses et lorgnent parfois vers le Thrash (A Rancing Spree). Le chant y est possédé, lacéré, tout droit sorti d'outre tombe avec des hurlements à te glacer le sang (Sepulchral Pleading) et que dire des blasts déments qui t'enfoncent six pieds sous terre... Par ailleurs, on sent que les musiciens ont travaillé leur ambiances morbides, poisseuses et viciées. Tu lances le titre éponyme, et tout est là! Le genre de son qu'on imagine sans problème sur un vieux film de Romero. Le réveil des morts-vivants et leur lente marche attirés pas la chaire fraiche. Puis l'on bascule dans l'horreur, tout s'accélère, les blasts accompagnent notre fuite et le solo aliéné ponctue notre fin qu'on savait inévitable. Ajoutons que la production va évidemment dans ce sens, crue et graveleuse, suintant la décomposition et participant à l'intensité de l'ep, sans tomber dans les travers de l'inaudible. 

Si tu aimes ce genre de death metal putréfié, aucune hésitation à avoir, il faut vraiment te jeter comme un zombie affamé sur les quatre titres de ce Putrefactive Infestation, en attendant le long format prévu pour l'année prochaine.