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Biographie

Necrodancer

Necrodancer est fondé en 2016 entre Paris et Liège, par d'anciens Verdun, Daggers, Death Mercedes et Radio Maquis. Leur premier album, Void, enregistré par Amaury Sauvé (Birds In Row, Plebeian Grandstand, Death Engine) et masterisé par Brad Boatright à Audiosiege (Okkultokrati, NailsFull Of Hell) sort en 2018 chez Throatruiner Records et Lost Pilgrims Records.

Chronique

15 / 20
1 commentaire (15/20).
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Void ( 2018 )

Necrodancer débute par la réunion d'anciens mercenaires du bruit. Des ex Verdun / Death Mercedes / Daggers donc, qui chacun de leur côté ont contribué à sortir d'excellents disques dans des registres divers, à savoir Stoner / Doom pour le premier, Emo / Post-Hardcore pour le second et Noise / Hardcore pour les derniers. De quoi avoir le bagage nécessaire pour aborder ce nouveau projet et premier album, Void.

Enregistré en à peine un an, Void, suinte l'urgence, les murs noircis et les flaques de pisse d'un coin de ruelle. Necrodancer c'est le Rock, celui dangereux, sans compromis, celui qui taille dans le bide à grand coup de lame dentée. Une écoute des dix morceaux suffit à se rendre compte du truc : ça file tout droit et on se bouffe le machin dans la gueule sans en avoir le temps à en redire. Necrodancer te pète les rotules, puis te crache à la gueule avant de discuter. Passé l'humiliation du premier effet kiss-cool javelisé, on ressent ce bon gros feeling Punk qui déborde des compos. Mais celui à boire des 8.6 sous un pont hein, pas celui pour faire du skate un après-midi d'été entre potes. Avec des contours Post-Punk diraient certains le petit doigt levé, mais dans le fond on s'en tamponne pas mal. Noise Rock pour sûr. On sent la filiation - logique - avec Daggers, ce qui n'est clairement pas pour déplaire vu que les bougres n'ont rien sorti depuis le tonitruant It's Not Jazz, It's Blues en 2014. Il y aussi ces aspérités Black Metal dans la voix qui te vomi sa bile à la gueule, méthode Darkthrone à l'ancienne.

Void sent l'inspiration et le parcours de ses musiciens. Logique ainsi qu'on y trouve Hardcore / Punk / Crust / Noise et Black Metal qui pourrait plaire aux amateurs de Ken Mode ou de ce que peuvent faire les norvégiens d'Okkultokrati. Mais le mélange n'y est absolument pas une pâte boursouflée façon hymne de stade à la Kvelertak, il est naturel dans son déroulé et sonne naturel. Comprendre ici, la production cafardeuse n'est pas gonflée comme chez un certain Kurt Ballou. Merci Amaury Sauvé encore une fois. Par ailleurs il en devient parfois difficile d'en ressortir un titre plutôt qu'un autre, tant l'ensemble est homogène, souvent sur les mêmes rythmes, et s'écoute en ligne droite. Bon en vrai, The Hunter se dégage du lot, pour son riff de déglingué et ses lignes de chant entraînantes, The Divide pour ses piques mélodiques ou The Trial qui démarre presque comme une balade pour t'en remettre dans les dents.

26 minutes plus tard, et une dégustation aussi agréable qu'un bon vieux destop, Necrodancer a dégueulé sa crasse à la force d'une énergie brute, frontale et viscérale. Fort probable que ça te laisse sur le carreau, mais bon, dans le fond, ils en ont probablement rien à branler.

Necrodancer

Style : Hardcore / Punk / Crust
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Origine : France
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