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Biographie

Nasum

Nasum est crée fin 1992 par Anders Jakobson (guitare) et Rickard Alriksson (batterie / chant) en tant que side-project du groupe de Death Metal Necrony. L’idée est alors de jouer du pur grindcore semblable au Napalm Death des débuts, c'est-à-dire du grindcore engagé, loin du goregrind affectionné par toute la scène du genre à l’époque. Après l’enregistrement d’un premier EP, Mieszko Talarczyk rejoint le groupe en tant que second guitariste. Suivent une dizaine d’EP et splits CD, puis le groupe enregistre son premier album, Inhale / Exhale, début 1998 chez Relapse, comme ce sera le cas pour toutes leurs futures sorties. Cet effort montre le groupe jouant exactement ce qui était annoncé et remporte un joli succès d’estime. Peu après, Jesper Liveröd du groupe de Metalcore Burst est engagé à la basse afin de remplacer Alriksson, parti quelque temps auparavant, ne voulant pas donner de concerts. Le groupe commence alors à tourner massivement, prenant part notamment au Contamination 1999 Tour avec Today Is The DaySoilent Green, Exhumed et Morgion,  et enregistre une nouvelle série d’EP. La formation sort ensuite son deuxième opus, Human 2.0 à la mi-2000, puis repart en tournée, dont certaines dates en compagnie de leurs idoles de Napalm Death. Après une autre série d’EP, Urban Skytt (Regurgitate) est recruté en 2003 comme second guitariste en vue d’enregistrer un 2e album, Jackobson ayant glissé à la batterie. Le groupe sort finalement Helvete en été, mais perd Jesper Liveröd qui préfère se concentrer sur Burst. Il sera remplacé par Jon Lindqvist, un fan de la première heure. Un an plus tard, le groupe livre son nouvel effort, Shift. Avec un line up enfin stabilisé, une popularité croissante, de nombreux prix remportés et des offres de concerts dans le monde entier, l’avenir semble radieux pour Nasum. Seulement le destin rattrape le groupe lors du tsunami en Asie fin 2004, où Mieszko Talarczyk perd la vie. L’histoire du groupe prend fin avec la mort de son leader. R.I.P. Une compilation de B-sides&raretés est sorti courant 2006 sous le nom de Grind Finale.

Chronique

12.5 / 20
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Doombringer ( 2008 )

  Doombringer est un live enregistré en 2004 lors du premier soir d’une tournée au Japon, en première partie de Napalm Death, live d’ailleurs initialement sorti sous forme de split en compagnie de ces mêmes anglais. Réarrangé, retravaillé, le voici qui ressort en tant qu’album live, censé clore à jamais le chapitre Nasum

Un album live vaut ce qu’il vaut, il n’empêche ; ce qui ressort à l’écoute de ce Doombringer, c’est la furie qui habitait Nasum sur scène. Ca va vite, très vite, trop vite : à peine plus d’une vingtaine de minutes et puis s’en va. Pour utiliser une comparaison douteuse, on pourrait dire que ce live est à l’image de la carrière de Nasum : menée à 100 à l’heure mais bien trop courte.

Lors de ce concert, donné avant la sortie de Shift ce qui explique l’absence de titre issus de cet album, Nasum n’a pas lésiné puisque tous ses plus gros titres sont là, de la furieuse Inhale / Exhale à Scoop en passant par Fatal Search ou encore I Hate People, The Idiot ParadeDen Svarta Fanan... Mais on note également une certaine innovation avec la présence de titres peu ou jamais joués live, tels que Löpandebandsprincipen (argh) par exemple.

Donc ça envoie clairement le bois, c’est entraînant, destructeur et tout ça. Seulement… eh bien, on a plus l’impression d’écouter un best-of qu’un réel live. D’après Anders Jakobson, il s’agirait là de l’un de leurs meilleurs concerts, ce qui est sans doute vrai, encore eut-il fallu qu’on nous laisse seuls juges ; ici, tout à été retouché en studios, certains titres virés, la setlist réorganisée… D’accord le son est vraiment énorme, mais bon, probable qu’il a été gonflé en studios, et puis c’est un peu facile de sonner gros lorsque l’on retire l’essentiel des réactions du public pour ne laisser que quelques applaudissements polis… Or, on imagine mal un public aussi calme lors d’un set de cette nature.

Et c’est véritablement là que le bat blesse : ou se situe l’intérêt de sortir un live aussi peu authentique et aussi court de surcroît alors que le groupe est mort et enterré depuis quatre ans maintenant, mise à part un moyen rapide de se faire du blé ? (Bah ouais, Coldworker ne doit pas rapporter gros…)

Toujours est-il qu'au final Doombringer est live correct pour qui voudrait s’initier à Nasum et plus globalement au Grindcore. Pour les autres, ceux qui recherchent avant tout l'énergie Punk viscérale en concert, passez votre chemin. C’est quand même quelque par un peu triste de refermer le fabuleux livre Nasum sur un chapitre aussi insipide…

Tracklist: 01. Corrosion, 02. Doombringer, 03. Just Another Hog, 04. Inhale / Exhale, 05. Scoop, 06. Bullshit, 07. Relics, 08. Löpandebandsprincipen, 09. I Hate People, 10. Masshypnosis, 11. A Welcome Breeze of Stinking Air, 12. Fatal Search, 13. This is..., 14. The Masked Face, 15. The Idiot Parade, 16. Den Svarta Fanan

A écouter : Inhale / Exhale, Scoop, This is...