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Biographie

Monarch

A venir.

16 / 20
4 commentaires (17.25/20).
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Split avec Elysium ( 2006 )

Si vous êtes un tant soit peu attentif à la scène "slow rock", vous n'êtes sûrement pas passé à côté de Monarch et de leur terrible premier album qui aura, sans complexe, botté les fesses des plus gros calibres doom / sludge. Malgré les proses dithyrambiques à leur égard, Monarch a rendu son âme noire au diable après de bons et loyaux services mais a laissé couler sur son "chemin de croix" quelques flaques sanguinolentes (peut être pas les dernières) dont ce split avec Elysiüm.
Il faut avouer que cette collaboration a de quoi surprendre les amateurs des 2 groupes concernés. Elysiüm possède un jeu d'une grande vélocité et fait office de groupe le plus rapide de l'hexagone avec son "fastcore" old shcool. 4 morceaux pour 5 minutes de "Pan dans tes dents !". Monarch et son rythme pachydermique, à la lenteur exacerbé, entre doom et sludge propose un unique morceau ... d'une heure. Contraste de style certes, mais aussi union des extrêmes !

Elysiüm ouvre le bal sans fioriture avec un Amen Jesus je t'aime qui annonce clairement la couleur à tous les niveaux. L'énergie produite par le groupe est tout bonnement fulgurante notamment grâce un batteur  tentaculaire et surhumain dans ses frappes véloces et réglés comme une horloge. Le double chant "ton grave guttural VS ton clair écorché" (un peu à la Unlogistic) aboie sans relâche sur toute la courte longueur des morceaux. Oscillant entre grindcore, power violence et hardcore typé old school, Elysiüm nous balance une sacrée claque pleine de sueur et de hargne en quelques minutes. A suivre donc, sur un format un peu plus conséquent peut-être.

Amplifire Death March est le nom du "couloir de la mort" lugubre et inquiétant lentement mais sûrement bâti par Monarch. Comme sur leurs morceaux précédents, Monarch trouve les notes qui hypnotisent et enivrent jusqu'à la transe, et ceci dès les très fédératrices premières minutes. Si le combo reste toujours très lent dans l'exécution, les variations de rythmes se font tout de même ressentir, notamment un peu après la moitié de la "marche", moment durant lequel Emilie (Hé oui, une miss au chant) fait le plus souffrir ses cordes vocales pour un résultat qui n'a rien à envier à un Dublin (Khanate). 
La production a réellement de quoi faire honneur à la puissance de Monarch, en effet, la batterie plombée jusqu'a l'os martèle inlassablement comme pour nous briser, nous détruire, nous rouler dans la suie et la crasse. Le riff unique, lourd et dronesque, s'exprime avec éloquence et fait rapidement perdre la notion de temps. D'ailleurs, les 58 minutes passent finalement très vite, ne laissant pas le temps à l'ennuie de faire son trou, et ceci même pendant les dernières minutes durant lesquelles la tension est à son comble, jusqu'au dernier soubresaut de nos coeurs autrefois palpitants.

Elysiüm / Monarch est un split atypique, anthologique et indispensable pour les amateurs de musiques extrêmes au sens large du terme. Monarch n'est plus, certes, mais Monarch restera longuement ancré dans les mémoires.

Page MySpace (Monarch) - MySpace (Elysiüm).

A écouter : Le coeur bien accroch
16 / 20
1 commentaire (5/20).
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Speak Of The Sea ( 2006 )

Que dire de plus sur Monarch si ce n'est que depuis leur séparation d'un jour, les voici plus prolifiques que jamais et surtout rigoureusement habités par leur "Doom Fuckin' Sludge" ravageur et ravagé. Fidèle à ce qu'il a toujours proposé, le combo sculpte deux faces comme deux excursions en spéléologie dans un boyau sombre et écrasant, le tout coincé dans une pochette dans le plus pur esprit Monarch, à savoir un jolie patchwork rouge et noir de crânes, cœurs d'écoliers, petites étoiles et crucifix renversés.

Toujours plongé dans cette lenteur qui nous fait littéralement peser des tonnes, Monarch joue sur la succession vampirique de parties en construction et en effondrement. Inspirez ... Expirez, ou plutôt, Vivez ... Mourrez. Comme d'habitude, le sujet est parfaitement maitrisé et dignement exécuté sauf que pour changer un peu, Monarch s'énerve de temps en temps et Emilie s'adonne à quelques passages clairement prononcés. Comprenez là que le groupe se permet d'accélérer la cadence par intermittence mais tout en conservant la démarche pachydermique qui lui est propre. Le chant semble s'être accommodé de quelques effets bien discernables sur les parties claires superbement bien intégrées qui s'affublent de ressentis lointains et mystiques. Quant aux chœurs déchirés et démoniaques, leur impact est tout simplement démentiel ; un coup à se mettre à genoux et se prendre le visage à deux mains. Difficile de trouver mieux dans le genre. On les place définitivement et sans regret entre Khanate et Noothgrush.

Speak of the Sea est édité à bien entendu 666 exemplaires et en cadeau bonus : "The Calendar of The Beast" pour bien faire ses devoirs. A l'heure qu'il est, la cloche a sonné depuis belle lurette et l’heure de la sortie des classes est largement dépassée. Du coup, ça doit être Sold Out ! Voilà une bonne raison pour se procurer le double CD Dead Men Tell No Tales sorti sur Crucial Blast avec à l'intérieur, un cours de rattrapage version longue. Décidément ils ont pensé à tout. Ils remercient Black Sabbath, moi je les remercie eux.

A écouter : Si ce n'est pas dj fait