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Biographie

Mighty Midgets

Lasse Olsen : basse, choeurs
Niels H. Sørensen : guitare, chant
Peter Valler : guitare
Rasmus Glassau : batterie
Troels H. Sørensen : chant

Originaires de la ville d'Aalborg au Nord du Danemark, le quintet Mighty Midgets prend forme en Juin 2006 autour du punk hardcore et d'idées engagées (liberté d'expression, questions environnementales, rejet de toute forme de discirmination...)
Dans les 6 mois qui suivent ils sortent une première démo (15 Minutes of Shame) ainsi qu'un split CD avec The Cakes (Allemagne). Ils prennent ensuite le temps de tisser des liens plus étroits avec leur scène nationale et montent leur propre label 5FeetUnder Records, sur lequel sortira un split 7" avec leurs compatriotes de Stars Burn Stripes.

Après des dates un peu partout au Danemmark, ils reviennent avec le EP Plug-N-Pray (2008), ouvrent pour This Is A Standoff, Streetlight Manifesto, Smoke Or Fire...
L'année 2009 sera consacrée à l'ouverture d'un studio d'enregistreent et à l'enregistrement d'un premier album pendant les weekends et vacances: la fête de lancent de Raising Ruins for the Future a lieu le 26 Mars 2010, après près de 150 concerts.

Début 2011, ils achèvent la composition de 7 titres enregistrés en Mars. La post-production est confiée à Mass Giorgini (Anti-Flag, Rise Against, Screeching WeaselThe Queers...) Ces morceaux se retrouvent à l'été sur un 4-way split avec Revenge of the Psychotronic ManFist of the North Star et Broken Aris). En Octobre, les Danois partent le défendre quelques jours en Russie.

13.5 / 20
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4 Band Split ( 2011 )

Initiateurs du projet via leur label 5 Feet Under Records, Mighty Midgets ouvrent le bal. Leur première bombe incendaire avait fait des dégâts en raflant la case "album du moment"; ces morceaux là en sont les débris enflammés. Plus rugueux, ils oteraient presque le qualificatif "mélodique" à leur punk hardcore ravageur et engagé. Toujours sur des (contre) temps improbablement effrénés, ils balancent 12 minutes de décharge plus sombre que jamais. En attestent les influences thrash grandissantes (évidentes sur "This Revolution is for Display Only" par exemple) et cette basse qui n'en finit plus de sonner le glas. A gros défouloir, grosses courbatures.

Les 7 minutes de Revenge of the Psychortronic Men renvoient tout de go presto à la fin du 20e siècle, à l'époque où Zeke et The Dwarves régnaient sur la branche fougueuse d'Epitaph alors que Kid Dynamite faisait ses premiers pas. Largement coloré rock n' roll, leur punk hardcorisant va droit au but et tranche comme le plus ahuri des Mozer. Peu ou prou de variations de registre par contre.

Fist of the North Star, eux, jouent la carte du foutraque. A coups de calvacades surmontées de bends heavy metal, ils travestissent le punk hardcore et s'amusent à emprunter soigneusement les costumes d'autres styles. Jusqu'à un "Voices" final que n'aurait pas forcément renié le gratin metalcore 2001 - 2003 (paix à son âme pervertie).

Après 30 minutes intenses, le mot de la fin revient au seul groupe punk rock (mélo) du lot: Broken Aris. On n'ira pas jusqu'à dire que leurs 6 petites minutes relèvent de l'anecdote, mais il faut bien avouer qu'ils détonnent ici. Et puis, ça sent les 3 trois titres "fonds de tiroirs". Quoiqu'il en soit, leur performance apporte son petit lot de gaieté en bout de course:  rythme binaire à fond les ballons, voix juvénile, envolées guitaristiques mélodiques (et relevées sur la fin de "Yens"). Le tout rappelle fortement The Masked Animals de la décennie passée.

Ce split venu du froid aborde différents versants du punk hardcore (dans l'ordre d'apprition: abrasif sans concession, old school franc du collier, déjanté) + une douceur mélo subsidiaire. Et au final, sur des prods souvent "avec les moyens du bord", il ressort de cette collaboration un petit côté rétro assumé; peu original, mais efficace.

A écouter : Mighty Midgets - "Burn After Rolling!"
16 / 20
7 commentaires (15.43/20).
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Raising Ruins for the Future ( 2010 )

Après le sacre d'After the Fall, les Mighty Midgets s'approprient en un seul et court full length les rênes du créneau "entre Strike Anywhere et A Wilhelm Scream", presque devenu un genre à part entière depuis quelques temps. Armés de l'authentique hargne de ceux qui ont des choses à dire et les qualités techniques requises pour les défendre pleinement, les Danois partent à l'assaut de la scène punk hardcore mélo européenne...

Privilégiant les formats courts (1 à 2 minutes), ils avancent pied au plancher, en ligne droite. La seule préoccupation qui bridera leur inexorable fuite en avant c'est ce tiraillement perpétuel entre pulsions punk hardcore sauvages et tentations technico-mélodiques.
Sur le papier, ça ne s'annonce pas des plus suaves. Et pourtant, à coups de refrain mélo par-ci, de sing alongs par là (fin surprenante de "Plea for Peace") ou encore d'un groove finement distillé ("The Final Anthropogenic Extinction Event", "Our Perfect Lies"...), Mighty Midgets finissent par séduire subtilement.
Un peu comme s'ils ordonnaient à leurs auditeurs "Oubliez tout, dévalez ce long couloir blanc le plus vite possible", et au passage ils entrouvraient discrètement des portes pour introduire double chants engageants, chœurs, soli endiablés, et autres ruses qui boosteraient ce sprint effréné de 25 minutes.

Et puis voilà, en bout de course, galvanisé par une orgie de chants mélo-criés euphorisants, l'auditeur-sprinteur percute puis s'accroche à "Fuck the System Etc", pièce épique de 5 minutes (faisant d'ailleurs écho au "Ruins for the Future" joué quinze minutes plus tôt). Une cavalcade qui ressuscite et dépasse en vitesse des spectres de Strike Anywhere, et qui aux alentours n'est peut être devancée que par un Propagandhi en pleine bourre.
Elle parachève un album en hommage à l'énergie brute, viscérale. 25 minutes d'un savant défouloir aussi jouissif que fédérateur.

A écouter : "Fuck the System Etc"