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Biographie

Megadeth

Viré de Metallica à cause de son caractère impulsif et de sa consommation excessive de drogue, Dave Mustaine (chant/guitare) ne s'est pas laissé abattre pour autant et chercha à fonder son propre groupe de Thrash. En 1983 donc, il fonde 'Fallen Angels' avec le bassiste David Ellefson, le soliste Kerry King (Slayer) et le batteur Lee Rash. Peu après le groupe se renomme Megadeth et voit le départ de Kerry King et de Lee Rash, respectivement remplacés par Chris Poland et Gar Samuelson. Avec ce line-up le groupe a sorti deux très bons albums de Thrash : Killing is my Buisness et Peace Sells... But Who's Buying ? Megadeth trouve vite un public en raison de son impressionnante vélocité et de ses compositions très techniques.

En 1986 Poland et Samuelson sont évincés, le premier pour avoir volé des guitares à Mustaine, le second pour s'être pris la tête avec ce dernier. Ils sont remplacés par Jeff Young et Chuck Belher avec qui le groupe enregistra So Far So Good... So What ! en 1988. Les deux derniers venus sont remerciés à leur tour l'année suivante et Mustaine recrute Marty Friedman et Nick Menza. C'est avec cette composition que Megadeth sorti en 1990 son « masterpiece » Rust In Peace, disque faisant partie du panthéon Metal aux côtés de ceux des trois autres membres du "Big Four" : Master of Puppets (Metallica), Reign In Blood (Slayer) et Among The Living (Anthrax). Coutdown to Extinction en 1992 et Youthanasia en 1994 sont dans la même lignée R.I.P, démontrant toujours les talents de Megadeth en terme de composition technique.

Hidden Treasures paru en 1995 est un album de reprises (Black Sabbath, Alice Cooper, Sex Pistols...) mais contient aussi quelques raretés. Menza enregistra un dernier album avec Megadeth, Cryptic Writings, avant de tirer sa révérence. Mustaine choisit Jimmy DeGrasso (Suicidal Tendencies) pour le remplacer.

1999 marque la fin du parcours sans faute de Megadeth avec la sortie de Risk, album correct, mais nettement inférieur aux autres de par son côté plus posé. Eh oui, comme tous les autres groupes de son époque, ou presque, Megadeth a fini par se calmer  à son tour. L'année suivante Friedman quitta le groupe en pleine tournée, qui fut du coup annulée, cédant sa place à Al Pitrelli (Asia). Puis en mésentente avec sa label Capitol, le groupe décide de quitter celui-ci pour Sancturary Records, sortant par la même occasion son premier best-of, Capitol Punishment.
Peu conscient du semi-échec de Risk et de la réaction de ses fans, Megadeth sort en 2001 The World Needs A Hero, album tout aussi décevant que son prédecesseur.

Trisre nouvelle en 2002 puisque l'on apprend que Mustaine est atteint du maladie nerveuse qui affecte son bras gauche et qu'il se contraint à abandonner Megadeth. Mais deux ans plus tard il revient contre tout attente entouré de Chris Poland, Jimmy Sloas et de Vinnie Colaiuta pour enregistrer un dernier album, The System Has Failed. Pour la tournée qui suit il recrute Glen Drover (soliste), James MacDonough (basse), et Shawn Drover (batterie). Puis au final Mustaine fait part de sa volonté à poursuivre l'aventure Megadeth. Ca sera cependant sans MacDonough qui quitte le groupe et se voit remplacer par l'ex-Black Label Society James Lomenzo. S'en suit un nouvel album en 2007 : United Abominations.


L'année 2009 est de nouveau synonyme de changement pour Megadeth puisque Glen Drover quitte le groupe. Son frère recommande alors à Mustaine le guitariste live de Nevermore Chris Broderick. Mustaine, conquis par le bonhomme, le recrute très vite, et va même jusqu'à déclarer qu'il s'agit du meilleur guitariste de l'histoire du groupe. Broderick participe activement à Endgame qui sort fin 2009.

14.5 / 20
22 commentaires (15.86/20).
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Endgame ( 2009 )

Acclamé par les uns, boudés par les autres, United Abominations était très loin d'avoir fait l'unanimité au sein de son public. Mustaine n'a pas trainé pour lui pondre un successeur à peine deux années après sa sortie, la question était alors de savoir si Endgame resterait dans la même lignée gnangnante peu inspirée de l'opus 2007. Fort heureusement on en est bien loin, explications.

Megadeth se rate très rarement sur ses mises en bouche, et ce n'est certainement pas Endgame qui changera la donne avec une entrée en matière des plus efficaces avec l'instrumentale Dialectic Chaos qui rappellera bien évidemment la fameuse Into the Lungs of Hell de So Far... L'enchainement se fait parfaitement avec This Day We Fight ! et son riff dévastateur qui aurait facilement trouvé une place sur Rust in Peace. L'entame d'Endgame est du bon vieux Megadeth comme on en n'a plus entendu depuis une dizaine d'années, inutile de dire que ça fait rudement plaisir ! 1,320 et Head Crusher viendront notamment confirmer par la suite cette bonne première impression.
Nous sommes donc en face d'un bon cru avec tous les ingrédients ayant permis l'ascension de Megadeth, à savoir une rythmique solide, des soli bien placés, et surtout un Mustaine en forme qui a mis aux oubliettes son chant pseudo-mélodique atroce présent sur un bon nombre de refrains d'United Abominations. Aucune fioriture ici et c'est ma foi très bien comme ça.

Malgré toutes ces bonnes choses Endgame laisse tout de même une légère impression d'amertume tant certains titres sentent le réchauffé ou la facilité. Les quelques morceaux mid-tempo comme Endgame ou The Right to Go Insane freinent presque honteusement le disque dans ses élans, avec qui plus est des rythmiques déjà entendues mille fois. Les mélodies 44 minutes ou Bodies plairont quant à elles autant qu'elles agaceront. Endgame a donc sa part de passages faiblards trainant en longueur, mais rien de dramatique cependant tant Endgame est au final bien foutu.

Après un United Abominations passable avec de bonnes choses cependant, Endgame relève clairement le niveau grâce à une sacré pêche ambiante. Le petit dernier de Mustaine est l'un de ses bébés les plus inspirés, avec d'excellents titres que l'on croirait sortis de la faste période qu'était la fin des années 80 et le début des années 90. Pourvu que cela continue comme ça !

A écouter : Dialectic in Chaos, This Day We Fight, 1,320, The Hardest Part of Letting Go...
13.5 / 20
34 commentaires (14.4/20).
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United Abominations ( 2007 )

Dave Mustaine avait fait un retour remarqué il y a de cela trois ans avec le très bon The System Has Failed après une petite période de passage à vide. Rajoutez à cela vingt ans de carrière plus qu'honnêtes, une signature chez le géant Roadrunner, une grosse médiatisation et vous obtenez l'un des disques les plus attendus de ce grand cru qu'est 2007.

Début efficace avec Sleepwalker, un titre « thrashy » loin des débuts certes mais dans la lignée du dernier disque. La rythmique est rapide, le refrain entraînant, et le pont à mi-parcours précédant le solo est bien foutu. Washington is Next ! emboîte parfaitement le pas avec son petit côté Punk côtoyant le Heavy de Maiden et son long solo servi sur une ryhtmique béton.
Belle entrée en matière donc, mais malheureusement par la suite ça se dégrade, et ce essentiellement au niveau du chant. Mustaine n'a certes jamais été un grand chanteur et sa voix en exècre plus d'un, mais sur United Abominations ses envolées mélodiques sur les refrains (Never Walk Alone...A Call to Arms, United Abominations) que l'on croirait issues d'un mauvais disque de Metalcore risquent d'en décevoir plus d'un, fans de la première heure y compris. C'est à se demander si Mustaine n'a pas écouté un peu trop de Trivium et de Sanctity ces temps-ci.
Au fil de l'écoute même les bons riffs disparaissent et finissent par se compter sur les doigts d'une main, heureusement que l'on retrouve quelques bons passages sur Blessed of the Dead, Pray For Blood pour sauver les meubles. Il faut attendre les trois dernières chansons de l'album pour retrouver de bons titres, Burnt Ice et sa fin survitaminée en tête.

Autres grosses déceptions au niveau de la basse et de la batterie puisque celles-ci se contentent vraiment du minimum syndical, on est à des lieues de l'époque Ellefson, Menza ou Samuelson. Shawn Drover avait fait tout un remus ménage médiatisé à outrance en parlant fréquemment de son travail, du fait qu'il avait utilisé le kit de Bonham (Led Zeppelin)... Mais son jeu n'est pas vraiment ce que l'on pourrait qualifier de varié, et encore moins de pêchu. Beaucoup de bruit pour rien donc.

L'abomination s'il en est bien une c'est la reprise d'A Tout Le Monde, chanson culte issue de l'album Youthanasia rebaptisée A Tout Le Monde (Set Me Free). Déjà dans le principe c'est honteux, mais la massacrer en changeant le solo et en invitant Cristina Scabbia de Lacuna Coil le temps de quelques lignes de chant c'est scandaleux. Que les puristes les plus indulgents se rassurent néanmoins, le refrain en français avec l'accent inimitable de Mustaine est toujours là.

Pas mal de critiques jusqu'à présent, il n'y a rien en revanche à redire sur les soli de guitare qui constituent toujours le point fort de Megadeth. Cela fait plus de vingt ans que Mustaine excelle en la matière et qu'il sait s'entourer de guitaristes solistes de talent comme on a pu le constater avec Friedman et Poland. Cette fois-ci il compose avec Glen Drover (Eildon, King Diamond) et ensemble ils assurent de belles démonstrations de guitare. Ils prennent une bonne place sur le disque à travers de longues envolées techniques à souhait.

Quelques petits mots enfin pour signaler le travail de parolier de Mustaine qui nous a concocté comme à son habitude des critiques sociétales. United Abominations se porte essentiellement sur la guerre, l'absence d'efficacité des Nations Unies sur certains problèmes géopolitiques...

S'il n'est pas un mauvais album dans l'absolu United Abominations est loin d'être la bombe attendue. On déplorera surtout un chant parfois insupportable et un manque d'inspiration certain lui faisant cruellement défaut sur une bonne moitié du disque. Reste de bons morceaux, un bel effort sur les soli et de bons passages disséminés ici et là. Avec cet album Megadeth devrait toucher un public jeune initié au Metal avec les tendances actuelles et pourquoi pas les ammener à écouter les premiers (très bons) albums du groupe.

A écouter : Sleepwalker, Washington is Next, Amerikhastan, You're Dead et Burnt Ice